Je suis partout

Je connais le peintre amiénois Silère (nom d’artiste de Françoise Lelièvre) depuis de nombreuses années. Inspirée, elle peint avec beaucoup de talent, d’originalité et d’émotion. Elle expose actuellement jusqu’au 29 avril une série de ses œuvres intitulée Mascarades, dans le hall de l’hôtel des Feuillants au Conseil général, 53, rue de la République, à Amiens. (Du lundi au vendredi de 9heures à 18heures.) Un finissage aura lieu le vendredi 26

Une des peintures de Silère.

avril, à 17h30. «Des mascarades?», explique-t-elle. «La Somme a été traversée par les guerres, les barbaries, les violences; et ses habitants ont dû se cacher, se mucher pour se protéger, voir sans être vus… C’est peut-être parce que je suis une fille d’ici que j’ai peint ces  »mascarades »…» Autre belle exposition L’ange du bizarre, le romantisme noir de Goya à Max Ernst, au musée d’Orsay, à Paris, jusqu’au 9 juin.J’ai trouvé ça assez passionnant cette manière de mise en valeur «du versant noir du romantisme, désignant ainsi un vaste pan de la création artistique qui, à partir des années1760-1770, exploite la part d’ombre, d’excès et d’irrationnel qui se dissimule derrière l’apparent triomphe des lumières de la Raison», comme l’expliquait l’écrivain et historien d’art italien Mario Praz (1896-1982).Cet univers se construit à la fin du XVIIIe. Des œuvres de Goya, Géricault, Füssli, Delacroix, etc. pour un ensemble surprenant, parfois atroce. Plus beaucoup de place pour te faire part, lectrice adulée, de mes coups de cœur cinématographiques et autres: au Gaumont, La religieuse (d’après l’excellent Denis Diderot), rès réussi avec un érotisme saphique suggéré assez émoustillant, The Place Beyond the Pines, film policier dramatique américain co-écrit et réalisé par Derek Cianfrance, carrément sublime, angoissant avec sa violence contenue, et des personnages très forts. Le succulent car bricolé et frais Queen of Montreuil, de Solveig Anspach (avec la délicieuse Florence Loiret) au Ciné Saint-Leu. Enfin, j’ai assisté avec beaucoup de plaisir au spectacle Colin-Maillard, un opéra-comique en un acte d’Aristide Hignard sur un livret de Jules Verne, proposé par la compagnie des Frivolités parisiennes, donné au centre culturel Jacques-Tati. Musiques et interprétations d’une indéniable qualité. Voilà, tu sais tout de mes faits et agissements, lectrice. Presque tout car je suis partout.

Dimanche 14 avril 2013

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