Les coups de coeur du marquis

Watine : la douceur de l’originalité

Euphémisme: Catherine Watine ne fait pas dans le commercial, dans le «vendeur» cher à cette saleté d’économie de marchés. Elle s’en fiche; elle crée, sans faire suer son monde, tout en enchantant son public. Mais sans concession. C’est très agréable. Sa voix douce

Yanis, de Saint-Etienne.

et ses textes acides percent les ciels bas, fuyants et beaux des mélodies de tulle qui ne sont pas sans rappeler celles d’Erik Satie, Gabriel Fauré, de Claude Debussy ou de William Sheller. Il y a des «Conversation (s) d’archets» au cours desquelles elle écoute et se tait. Mais, même les silences de Catherine Watine sont des mélopées. «Très solennel et ravissant», estime l’excellent Jean-Daniel Beauvallet des Inrockuptibles. Pas étonnant que ce confrère qui affectionne la pêche à la ligne, soit si sensible aux atmosphères pluvieuses, liquides, aqueuses de Christine Watine. Nous le sommes tout autant, Jean-Daniel. PHILIPPE LACOCHE

Atalaye, Catherine Watine. Catgang Music-Microcultures- Dist. Differ’ant.

Yanis

Génération YouTube où il s’est fait connaître, le Stéphanois Yanis développe une musique électro-pop chaleureuse qui sait être mélodieuse ce qui n’est pas toujours l’apanage du genre. Sa voix haute confère à l’ensemble une manière de mystère soul et ambigu qui n’est pas sans charme. «Je compose autant sur mon piano que mon ipad», avoue-t-il. On ne saurait trop lui conseiller de composer sur le premier et de ne pas devenir esclave du second. L’électronique n’est qu’un outil au service de la création. Ph.L.

L’heure Bleue, Yanis. Y & I Records.

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