Le chat de Philippe

Philippe Sturbelle. Ici, il n'est pas sur son défunt chat mais sur un cheval de bois.

Mon chat Bébert eût été peine d’apprendre cette bien triste nouvelle. Il y a peu, nous avons publié un texte de notre nouvelliste Philippe Sturbelle, dans les colonnes de notre édition dominicale du Courrier picard. Pour l’illustrer : la photographie d’un chat magnifique, celui de Philippe. Or, quelques jours plus tard, le très bel et doux animal était retrouvé mort. Empoisonné. Il y a des gens qui n’ont vraiment rien à faire dans leur vie; on se demande ce qu’ils sont venus faire sur la terre. Ce geste est crade. Que ces salopards aillent se faire mettre par le diable. c’est tout ce qu’ils méritent. Moi, l’ami des chats, je te hais, empoisonneur. Et je présente à mon ami Philippe mes condoléance attristées.

Il m’a fait parvenir ce mail :  » Détail noir néanmoins, la photo représente notre chat, on l’a retrouvé mort, empoisonné deux jours après t’avoir envoyé le cliché. Il y a, je trouve, dans l’écriture, à moins qu’il ne s’agisse d’autre chose, des coïncidences brutales et des frôlements sombres. Je te salue bien, amitiés. Philippe Sturbelle. »
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Une pensée de Dominique Cornet

Mon bon camarade Dominique Cornet, écrivain et enseignant, d’Abbeville, m’a envoyé cette pensée; je te la livre crue, lectrice, tendre cuisse :

« Ce matin j’ai une pensée pour ce pauvre Sarkozy. Finalement il n’a plus que Depardieu comme soutien… C’est maigre !
Dominique Cornet. »

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A mon enterrement, toutes les femmes que j’ai fait rire

A mon enterrement, toutes les femmes que j’ai fait rire

Mon printemps sera littéraire ou ne sera pas. Il l’est. Une fin d’après-midi de printemps. Librairie Martelle. Anne Martelle, avec son talent intervieweuse, s’entretient avec mon écrivain blond préféré, Isabelle Marsay, à propos de son excellent essai sur Jean-Jacques Rousseau (Le Fils de Jean-Jacques, Gingko, 2012).Je salue la jeune femme, lui fais quelques compliments sur son joli de cuir rouge qui lui donne un air de Ray Davis en jupes. Elle rit. Qu’est-ce que j’aurais pu faire rire les filles au cours de ma fichue vie. À mon enterrement, je voudrais qu’elles soient toutes là, pliées en deux devant mon cercueil, et qu’elles fassent une chaîne d’union des femmes rieuses. Mes copains, qui résident au cimetière de Tergnier, riront à leur tour. Ce sera épatant. Un grand fou rire tandis que les wagons de trains de marchandise se tamponneront dans le triage. On lira, s’il vous plaît, un passage du Manifeste du parti communiste, de Karl Marx, et je m’en irai boire une eau de vie de prune serbe avec mon bon copain Jean-Jacques Brochier, rédacteur en chef du Magazine littéraire, qui me manque. Mais je n’en suis pas encore là, lectrice intéressée, cupide, qui rêve d’hériter ma gigantesque bibliothè

Isabelle Marsay en compagnie de deux lectrices, à la librairie Martelle, à Amiens.Isabelle tout de rose vêtue. Comme l'une de ses lectrices.

que. La preuve, la semaine dernière, je suis allé faire le zouave au cocktail de Service littéraire, le magazine de François Cérésa, au 122, situé 122, rue de Grenelle, à Paris. J’y ai vu (ou revu) des copains ou des écrivains que j’admire: Philippe Vilain, Alain Paucard, Bernard Morlino, François Cérésa, Jean-Michel Lambert (le juge Lambert de l’affaire Grégory), etc.À Philippe Vilain, j’ai dit le plus grand bien de son dernier roman et lui confié que j’avais éprouvé autant de plaisir qu’à la lecture de L’irrévolution et de La Dentellière, de Pascal Lainé. J’ai tapé juste puisque de Philippe adore ces deux romans remarquables. Paucard a chanté des chansons coquines et d’antan, et raconté des histoires drôles, le tout sous le regard de filles et de dames terriblement attirantes. Je suis resté sage car et j’ai filé dormir à ma garçonnière du boulevard Voltaire car le lendemain, je prenais le train aux aurores pour le salon du livre de Montaigu. Là-bas, sous un joli soleil presque maritime, j’ai fait le fou en compagnie de d’Annick Geille avec qui - après avoir évoqué la mémoire de Bernard Frank - nous avons décidé de nous fiancer. Pour l’héritage, lectrice cupide, tu attendras!

Dimanche 15 avril 2012.

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