Bonjour, bande de lecteurs

On pourrait penser qu’il s’agit du marquis des Dessous chics, entre les deux adorables poulettes. Mais non, lectrice à l’esprit mal placé, je n’ai dans ma vie qu’un amour : la littérature.

Je sors un roman, Des rires qui s’éteignent, le 4 janvier 2012,
aux éditions Ecriture.

Et la revue Chiendents, éditée par
les éditions du Petit Véhicule (20, rue du Coudray, 44000 Nantes- 0240 52 14
94; epv2@wanadoo.fr), a la bonté et, surtout,
assez de goût, pour consacrer son numéro de janvier à mes livres, le tout avec de prestigieuses contributions (Roger Wallet, Christian Laborde, Patrick Besson, Alexis Salatko, Cyril Montana, Eric Holder, Alain Paucard, François
Cérésa, François de Cornière, Pierre Mikaïloff, Antoine Piazza, Hervé de Chalendar, etc., ) Pour la revue, il ne vous en coûtera que 3 euros, bande de lecteurs.

Enfin, je sortirai, courant mars, Le Dernier hiver de Victorine, aux éditions de La Licorne (35, rue Alphonse-Paillat, 80000 Amiens, 03 22 91 55 24; editions.licorne@wanadoo.fr),
co-écrit avec la conteuse Catherine Petit; ce livre est un essai sur la disparition du quartier Victorine-Autier, à Amiens. (Le marquis des Dessous chics donne dans le
social ; des têtes vont tomber dans la sciure.)

Je signerai ceslivres et la revue le mercredi 4 janvier, de 14h30 à 18 heures à la Librairie moderne, 136, rue Charles de Gaulle, à Hirson, dans l’Aisne (03 23 58 26 03; rencontre le matin de 10 heures à 12 heures, avec des lycéens, au lycée
d’Hirson, dans la classe de Sabine Lecocq, et le soir réception à l mairie
d’Hirson en présence du maire, Jean-Jacques Thomas qui procédera au lancement
officiel de la revue); le samedi 14 janvier, de 14 heures à 18 heures, à la
librairie Le Dormeur du Val, à Chauny, dans l’Aisne (03 23 52 00 92); le jeudi
26 janvier, à partir de 19 heures, au café Le
Nelson
, quai Bélu, à Amiens (avec une exposition des oeuvres du peintre
rock Daniel Grardel et show-case de la chanteuse à l’esprit contrariant et
coquin Lou-Mary); le mardi 31 janvier, à 17 heures, à la librairie Martelle, à
Amiens, rencontre-débat avec le public et séances de signatures; le samedi 4
février, de 10 heures à 12 heures, et de 15h30 à 19 heures, à la Maison de la
Presse (les Jacobins), à Amiens; le samedi 11 février, de 15 heures à 19
heures, à la Fnac d’Amiens; le samedi 18 février, à la librairie Cognet, à
Saint-Quentin, dans l’Aisne, de 14h30 à 18h30 (le matin à partir de 10 heures,
rencontre avec la presse); vendredi 16 mars, au Salon du livre de Paris; le
samedi 17 mars, de 14h30 à 18 heures, librairie Bruneteaux, à Laon, dans
l’Aisne (03 23 23 21 63); le samedi 24 mars, à la librairie Ternisien-Duclercq,
place de l’Hôtel de Ville, à Abbeville, dans la Somme, de 14h30 à 18h30 (la
veille, le vendredi 23 mars, rencontre avec des lycéens du lycée Boucher de
Perthes, à Abbeville): le vendredi 30 mars, de 21 heures à 23 heures, à la
librairie du Labyrinthe, quartier Saint-Leu, à Amiens, avec show-case musical.

Les lectrices seront chaleureusement accueillies; les lecteurs tolérés. Tenue correcte exigée. Un service d’ordre, efficace et de bonne tenue morale (équipés de
bergers allemands, les préférés de l’auteur), veillera au bon déroulement des
opérations. Les lecteurs bourrés seront immédiatement reconduits à la frontière
de l’ivresse.

Lectrices, je vous embrasse, je vous convoite, je vous cajole si vous le souhaitez. Lecteurs, je vous jalouse (surtout les jeunes et beaux), je vous méprise (sauf si vous
achetez mes livres).

Ph.L., dit le marquis des Dessous chics,
médaillé de la Société de pêche d’Abbeville (la PLP).

 

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Concours littéraire

Un matin, le téléphone sonne à mon bureau. Un lecteur, Michel Boucher, de Flixecourt, lecteur assidu du Courrier picard, me demande de l’aide, en ces termes : « Monsieur le marquis des Dessous chics, faites quelque chose pour moi. Je suis le délégué régional pour la Picardie des arts et lettres de France. Nous organisons en concours. Pourriez-vous l’évoquer dans vos colonne? Ce sera chose faite dans quelques jours. Je lui ai même promis un petit article sur mon blog. C’est chose faite.

Voici donc les informations pour vous, rien que vous, jeunes et adorables lectrices. Plutôt que d’aller au bistrot ou en rave party, lancez-vous, écrivez des poèmes ou de la prose, mais écrivez, nom d »un Rimbaud!

« L’association culturelle internationale Arts et Lettres de France organise un concours littéraire réservé aux jeunes, dans deux catégories: jusqu’à 14 ans et de 14 à 20 ans. Ce concours est gratuit. Il comporte deux sections: poésie (classique, néo-classique et libre), et prose (nouvelle, conte, roman).Pour chaque section, un premier prix sera accompagné d’un livre d’art. Le Grand prix d’excellence «Arts et lettres de France», sera remis avec un chèque de 50 euros au lauréat ayant obtenu le plus grand nombre de points. La remise des prix se fera à Strasbourg le samedi 2 juin2012.

Se renseigner auprès du siège social (129, rue Malbec, 33800Bordeaux- Tél.0556920028) ou sur le site www.artsetlettresdefrance.fr« 

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Toutes sur le blog d’Arnaud Le Guern

Le blog de l’écrivain et critique littéraire Arnaud Le Guern est un régal.

Il aime les hussards, les déclassés, les décavés.

En un mot, les meilleurs. Il écrit merveilleusement bien. Pour toutes ces bonnes raisons, lectrice, mon amour, ma soumise, mon faucre, jette toi sur ce blog. Il se présente en ces termes : « Qui je suis ? Un grand rien percuté par la berline saoule de mes émotions. Artistocrate échoué, clodo célinien en haillon Armani, intellectuel de gôche, fanatique de la foi, pistoléro de l’art quasimodesque, socialo suicidé, dandy destroy, détrousseur du tout social, idiot inutile, coco fascistoïde, terroriste de basse-fosse, pouilleux sans Dieux, ni maîtres - sauf les miens !-, franc tireur jamais partisan, derviche blasphémateur, Zorro au cœur qui pleure, qui flambe, fada de la peau. Qui je suis ? Un festival de noms d’oiseaux qui tire ses cartouches usées sur les névroses du jour. »

Lis également ses livres, lectrice. Tu vas te régaler. Son prochain sera consacré à Paul Gégauff. Une preuve que Le Guern a du goût.

Arnaud Le Guern : écrivain, critique littéraire, brillant styliste et homme de goût.

Ph.L.

http://braconnages.blogspot.com/

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Les orthophonistes donnent de la voix

 « Malgré le fort taux de féminisation de notre profession, la grammaire nous contraint à utiliser le masculin, nous en sommes un peu marris… », expliquent, non sans humour, Brigitte Marcotte et Michel Barbier, orthophonistes. Par ailleurs, Michel est élu dans la bonne ville de Eu; il est aussi fan de musique (rock et chanson) et de littérature. C’est aussi pour ça que je le connais. Et comme cette rubrique est celle du copinage, je t’avoue tout de go, lectrice, qu’il adore les Scopytones, groupe yé-yé dans lequel je joue de la basse comme un damné, au côté de mon égérie, la longue liane Lou-Mary.

Brigitte et Michel m’ont fait parvenir cette lettre dans laquelle ils me font part de leurs inquiétudes quant à leur métier.

«  Les orthophonistes font partie des professions de santé et sont pramédicaux ; ils travaillent sur prescription médicale », écrivent-ils. « Ils prennent en charge les personnes qui présentent des troubles de la communication (voix, parole, langage oral et écrit) à tous les âges de la vie dans un objectif de rééducation ou réadaptation suivant les cas. Ils sont actuellement formés en 4 années universitaires après le bac, sous réserve d’avoir réussi un concours d’entrée : beaucoup de candidats : pour exemple lors du dernier concours à Amiens : plus de 1500 candidats pour 30 places.Ils dépendent de deux ministères : la Santé et l’Enseignement supérieur /recherche. »

Pourquoi une réforme de la Formation Initiale

« Depuis plusieurs années, les représentants de la profession ont travaillé en  lien avec le ministère de l’enseignement supérieur à la « réingéniérie » du diplôme, passage obligatoire puisque les formations universitaires doivent s’inscrire dorénavant, suivant les accords européens de Bologne, dans le processus LMD (Licence, 3ans, Master, 5ans, Doctorat) » , poursuivent-il. « A l’issue de ce travail, il a été reconnu par le ministère de l’enseignement supérieur que la formation actuelle correspondait à 4 années et un semestre suivant le calcul d’unités de valeur en vigueur : une année = 60 ECTS, hors les études actuelles totalisent 270 ECTS.. Le représentant du ministère s’est donc prononcé logiquement pour le grade Master (soit 5 années d’études) le 31 mars 2011.

 Restait à obtenir la confirmation par le ministère de la Santé qui est demeuré muet, malgré nos sollicitations. »

 

Les raisons du mouvement de protestation

« Le 6 octobre 2011, devant ce mutisme prolongé qui ne pouvait que nous inquiéter, une manifestation nationale a rassemblé à Paris 2500 orthophonistes et étudiants en orthophonie (sachant que notre profession compte 19000 professionnels en exercice, ce fut une belle réussite)

Participaient à cette manifestation et, depuis lors au mouvement actuel, toutes les composantes de la profession :

    *les orthophonistes en exercices

    *les directeurs d’enseignement (15 centres de formation en France)

    *la société savante, UNADREO (Union Nationale pour le Développement de la Recherche en Orthophonie)

    *les étudiants

    *des grandes centrales syndicales

 Le 28 octobre, M. Xavier Bertrand a donc sorti un texte proposant deux vitesses de formation (ce que la profession a toujours refusé). Cette réforme, si nous l’acceptions, aboutirait à la dévalorisation et au démantèlement de notre profession pour les raisons suivantes :

Pour les professionnels

              -la très grande majorité des orthophonistes seraient formés en M1, c’est à dire 4 années, donc supression de 30 ECTS

             -quelques « élus » seraient spécialisés et formés en M2 donc Master et seraient appelés « orthophonistes praticiens »

            -les M1 verraient leur champ de compétences gravement amputé, ils ne seraient plus habilités à prendre en charge certaines pathologies (AVC, Alzheimer, autres pathologies d’origine neurologique, surdité, voix, déglutition)

            -le niveau M1 n’existant pas dans le système LMD, le niveau réellement reconnu serait donc la Licence (3ans).

            -en conséquence, aucune possibilité d’aller travailler en Belgique ou au Canada (pour ne parler que des pays francophones), puisque la formation est chez eux à Bac+5, soit Master

            -aucune ouverture vers un accès à la recherche en orthophonie

           Et, plus grave, Pour les patients

            -une très forte diminution de l’offre de soin sur le territoire. En effet, il est aisément imaginable que les « orthophonistes spécialisés », peu nombreux, exerceraient dans les grands centres urbains en lien avec les CHU.

            -il ne fera donc pas bon avoir un enfant sourd au Tréport ou présenter un AVC à Tergnier, avoir une maladie de Parkinson ou d’Alzheimer en milieu rural…Pour se rendre en rééducation, il ne sera pas rare de devoir faire 50 ou 100 kms, 2 ou 3 fois par semaine. Que penser de la fatigue que cela induira pour les patients, du coût pour la collectivité (trajet en VSL), de la méconnaissance par le professionnel du milieu de vie du patient, ((alors que l’on développe une prise en charge au plus près du quotidien et qui tient compte du milieu de vie). »

 Aujourd’hui, où en est le mouvement ?

 « Depuis la proposition inacceptable du 28 octobre, toute la profession, unie, est mobilisée : Xavier Bertrand est « pisté ». Dans tous ses déplacements (ex. pour notre région, à Lamotte Brebière), il trouve un groupe d’orthophonistes sur le bord de la route qui tentent de lui expliquer pour quelles raisons sa proposition est irrecevable. Des vidéos sont tournées et mises en ligne.

*Sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, les orthophonistes s’adressent à lui, à Laurent Wauquiez, et à différents organes de presse, radio, TV.

*Les députés et sénateurs sont interpellés par les orthophonistes.

*Le 30 novembre, Xavier Bertrand  reçoit à huis clos, la présidente de notre Fédération, lui demandant de venir seule, mais lui ne l’est pas, seul ; il est accompagné de deux conseillères qui visiblement ne connaissent pas le dossier et tiennent des propos méprisants, suggérant, par exemple, que notre 4ème année serait actuellement une « coquille vide ».

*Au fur et à mesure de l’amplification de notre mouvement, se sont joints à nous des patients, des associations de patients, et plus largement le grand public par l’intermédiaire de notre pétition qui a recueilli plus de 35 000 signatures. »

 Ci-dessous, les liens suivants :

- la pétition : http://bit.ly/oVfwFE 

- le site de la FNO (seul syndicat représentatif dont Michel est le rédacteur) : http://www.fno.fr/ 

- la vidéo tournée à Lamotte-Brebière :  

 http://www.fno.fr/actualites/entrevue-xavier-bertrand-avec-des-orthophonistes-picards-18112011/

 

 

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Le chapeau et les péripatéticiennes comme lien social

 

David Gugenheim, bouquiniste (à gauche) et Eric Sampité, président de Dockyard, l'association la plus rock de Picardie.

Mercredi 7 décembre.14h32. Je marche d’un pas las, lent, lamentable, rue de la République, à Amiens. Je suis pâteux. La vieille, j’ai gobé un stilnox et un tranxène 10 qui, sur le coup, m’ont fait un bien fou. Mais, comme toutes les bonnes choses - le chocolat, l’amour tarifé, l’amour tout court, l’alcool, etc. - on finit par payer le lendemain. (Sauf l’amour tarifé qu’on paie tout de suite, sur place. À ce propos, lectrice, le marquis des Dessous chics est indigné par ce projet de loi scélérate qui voudrait faire condamner les clients de ces dames qui, depuis des siècles, exercent non seulement le plus vieux mais le plus beau métier du monde : procurer contre quelques euros du plaisir à ceux qui ne peuvent en avoir autrement. Par mesure de protestation, j’ai envie de leur accorder une visite de courtoisie. Moi, en bon républicain, jacobin, et patriote, qui suis pour l’ordre, je vais peut-être, le temps d’un orgasme, défier un projet de loi. Bandes de crétins: nous avons les plus belles filles publiques du monde, les plus gentilles. Péripatéticiennes, le marquis des Dessous chics vous aime, vous vénère. Même Elisabeth Badinter, pourtant féministe, a trouvé ce projet complètement abruti.) Oui, disais-je j’arpentais la rue de la République. Le vent est fou. Ça tombe bien, moi aussi. Mon chapeau s’envole. Un jeune homme, portable sur l’oreille droite, interrompt sa conversation pour courir après mon couvre-chef, l’attrape et me le rend avec un bon sourire. Voilà qui me réconcilie avec la race humaine. Le chapeau comme lien social. Réconcilié avec la vie, je le fus aussi, quelques jours plus tôt, en me rendant chez un nouveau bouquiniste, Chapeau melon et piles de livres, 11, rue des Lombards, à Amiens (0623245308; davidgugenheim@hotmail.com).David Gugenheim, 33 ans, de Lille, à Amiens depuis quatre, propose des livres d’occasion et des disques vinyles. Il y a des divans; on peut lire sur place en buvant un thé, un café, et en grignotant un cake. Sont prévus: expositions (dont celle des œuvres de Violaine Vieillefond, actuellement), des dédicaces, des ateliers d’écriture. Sur place, j’ai rencontré mon copain Éric Sampité, président de l’association DockYard, et j’ai acheté 45 degrés à l’ombre de Simenon, et racheté le chef-d’œuvre de Cendrars, L’homme foudroyé. Dépense 5 euros. Tu ajoutes 65 euros et tu peux te payer un escortman, lectrice délaissée.

Dimanche 11 décembre 2011.

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BB fait parler

Tu sais, lectrice, bel animal, l’interview de Brigitte Bardot a provoqué des réactions. Parmi celle-ci, elle, bien sympa, de Jean-Michel Viez, ancien chef des ventes du Courrier Picard. La voici : « Salut Philippe, Bravo d’avoir fait paraître cette magnifique photo de BB et Jane. Par les temps qui courent, ça réchauffe et c’est parfait ainsi. Amitiés, JM. »

 

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Mourad se crève pour les Goodyear et les autres

    Mourad Lafitte n’arrête pas; on le voit partout. Sur les manifestations, dans les cocktails, aux concerts, aux festival divers. Appareil photo ou caméra en main… Souvent, il m’interpelle.

    - Philippe, quand parleras-tu de mes actions dans les Dessous chics?  me dit-il.

    Tiens, camarade Mourad. je passe ton auto-promo dans ma rubrique spécial copinage de mon blog tout neuf. Tu l’inauruges en quelque sorte. Ce n’est pas beau, ça? Et fuck à l’ultralib

Mourad Lafitte se crève comme un pneu pour les vraies causes. Celles du terrain, des prolos. C'est l'Eugène Dabit de la capitale picarde (il a du reste le même regard que Dabit). Il eût mérité de faire le voyage à Moscou avant que l'URSS ne soit dévoré par cette cochonnerie de capitalisme mafieux.

éralisme, à l’Europe des marchés en culotte de peau! « Cher Philippe« , qu’il mécrit, le Mourad. « Je viens simplement de prendre connaissance de ton message sur mon répondeur ce qui explique ma réponse tardive. Concernant mon film « La mort en bout de chaîne », celui-ci a été présenté en avant-première dans le cadre du festival international du film d’Amiens. Mon documentaire revient sur la pénibilité et la souffrance au travail. J’y consacre également un très large chapitre sur les cas de cancers dus à certains produits utilisés dans la composition chimique de la fabrication des pneus. Près de 800 personnes se sont déplacées pour venir le voir, car la projection a eu lieu dans le grand théâtre de la Maison de la Culture. Un festival bénéfique pour le modeste réalisateur que je suis puisqu’une chaîne télé est intéressée par le film ainsi qu’un producteur. »

Et de me filer quelques liens : Avant et après la projection : http://vimeo.com/32051578Portrait sur FR3 : http://vimeo.com/32018057 Souscription pour le DVD sur le documentaire « La mort en bout de chaîne »

  »Suite à vos nombreux appels téléphoniques, mails et textos, je tiens à vous apporter les précisions suivantes : le film sera diffusé à deux reprises sur Amiens au cloître Dewailly (capacité deux fois 300 places) et également à Abbeville au cinéma Le Rex au mois de février 2012. Les Docs Militants et moi-même lançons une souscription pour ledit DVD qui sera disponible mi-janvier. Ce DVD sera vendu au prix de :

L’unité 10 euros
Commande de 20 9 euros pièce
Commande de 50 8 euros pièce
Commande de 100 7 euros pièce

 

Trouver en pièce jointe le bon de commande pour la souscription.

 

En souscrivant et en nous aidant, vous avez la garantie de soutenir un documentaire indépendant.

Le prochain film réalisé par Mourad Laffitte « Présumé coupable » qui retrace le parcours de 14 syndicalistes victimes de harcèlement patronal, par voie judiciaire, ainsi que deux inspecteurs du travail, est en cours de tournage. Cela a tout naturellement un coût, et n’étant pas subventionné, cela nous oblige à prendre des risques énormes.

 

Cordialement,

 

 

 

 

 

 

Bon de commande pour le DVD du documentaire

« La mort en bout de chaîne » de Mourad Laffitte

 

 

  Tarif Commande Montant
L’unité 10 euros    
Commande de 20 9 euros pièce    
Commande de 50 8 euros pièce    
Commande de 100 7 euros pièce    
    Montant total  

 

Paiement par chèque ou espèces

 

Contact : Mourad LAFFITTE Tèl. 06 99 57 96 17 Mail : mouradlaffitte@hotmail.fr

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Daniel Darc : « La dope, c’est terminé »

 

Daniel Darc, toujours très rock'n'roll, ne boit plus que de la bière.

C’était un jour d’automne, à la Comédie de Picardie, à Amiens. Daniel Darc – que je connais depuis des lustres, depuis la folle époque de Best où nous nous rencontrâmes lors d’un voyage de presse en juillet 1985, au festival rock de Guéhenno, en Bretagne, près de Lorient – venait y donner un concert. Nous nous installâmes au bar. Bière pour lui ; café pour moi. Cuir pour lui ; veste Armand Thiery pour moi. Il a presque bonne mine, à ce que je peux en voir car il tatoué du nombril aux orteils. Je lui parle de Best, de Drieu La Rochelle, de Céline, de Lou-Mary (il devait chanter, sur son album Mise à nu, Rock Paradise, dist. Rue Stendhal, en duo la chanson « Les Smarties », s’est désisté pour des histoires de droits, et a laissé sa place à Patrick Eudeline).

Lectrice hystérique, fan de rock’n'roll, je te gâte encore : voici ci-dessous (chics), len avant-première, la suite de l’interview que tu liras dans le cahier week-end du Courrier picard du 16 décembre 2011).

 

Parle-nous de la chanson «C’est moi le Printemps».

Le titre, c’est une phrase de Céline, issue du Voyage au bout de la nuit, je crois. Comme je suis né en mai, c’est une phrase qui m’a fait flasher, comme toute la première partie de l’oeuvre de Céline, avant qu’il ne devienne obsédé par les Juifs.(Le Voyage et Mort à Crédit sont géniaux.)

Comment est-elle née?

Musicalement, tout vient de Laurent Marimbert, mon réalisateur. J’ai apporté le texte, grâce à cette phrase de Céline que j’avais en tête.

On dit que tu écris très rapidement. Par fulgurances, selon certains. Est-ce exact?

Oui, c’est vrai, je vais très vite. J’écris tous les jours. A chaque fois, avant de faire un album, j’ai une vingtaine de cahiers pleins, mais, au final, je ne les ouvre même pas. On écrit comme on se protège. Naturellement. J’ai fait du karaté longtemps, voilà… Tu t’entraîne aussi tous les jours. Et tu fais un combat. J’écris tous les jours pour m’entraîner.

Tu continues le karaté?

Non, je fais du tai-chi. A mon âge c’est plus raisonnable que le karaté. J’ai 52 ans…

Comment vis-tu à Paris?Ta vie quotidienne? Copine?Alcool?Dope?

J’ai une copine. La dope, c’est terminé. Je ne peux plus boire d’alcool fort; je ne bois plus que de la bière. On n’a plus le choix. Tu crèves à 27 ans ou 80 ans, mais crever à 52 ans, c’est nul! Je fais beaucoup de vélo, pignon fixe, sans freins, j’adore ça. Je fais ça à Paris, et on est en train de voir avec un copain pour louer des horaires dans un vélodrome pour faire de la piste. Ma copine a le même âge que moi. On s’est connu chez des copains début juillet 2010.

Qu’écoutes-tu le plus des derniers temps ?

Beaucoup de country. Coltrane, toujours. Metallica et le dernier disque d’Alice Cooper. Je n’écoute rien de ce qui sort actuellement. Sur l’album, j’ai une chanson qui se nomme «C’était mieux avant».C’est exactement ça; je crois que je suis un vieux con par certains côtés.

Qui sont aujourd’hui tes meilleurs amis?

Sophie, la copine; mon guitariste; Marc Dufour qui a récemment écrit un bouquin sur Springsteen.

Tes lectures, quelles sont-elles?

Je recommence à lire des Séries noires. Et je lis Proust, je ne sais pas si je vais tenir, mais j’ai commencé en tout cas. Je lis aussi Shakespeare.

Tes projets?

Tourner et tourner, et je n’ai plus envie d’attendre avant de faire des disques. Je fais refaire un autre disque rapidement avec Laurent Marimbert. Je vais essayer de faire un disque par an. Avant, je voulais faire le chef d’oeuvre et puis… je me dis qu’un disque chaque année, ça fait une pierre de plus, et que ça fera peut-être un disque après.

Propos recueillis par

Philippe Lacoche. 1 décembre 2011.

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