Un jour à Rio : Inutile d’insister !

Un mercredi à Rio sous la pluie, c’est soudain moins sexy et cela ressemble à la Picardie. Pas une drache mais une pluie fine tropicale continue. C’est l’hiver austral au Brésil. Très supportable lorsque vous vivez dans les Hauts-de-France.

Après la pluie, le soleil est réapparu jeudi accompagné de barrières de sécurité balisant le parcours habituel, menant au parc olympique, vous obligeant ainsi à marcher encore un peu plus. Ou l’art et la manière de compliquer les choses au risque de ne pas fluidifier le trafic mais de créer des files d’attente interminables.

Toujours est-il qu’il n’y avait pratiquement personne en arrivant au centre des médias dans l’immense salle de presse qui grouille habituellement de journalistes (25 000 accrédités). Donc, il y avait de la place mais pas assez pour un journaliste slovène mécontent. « C’est ma place, j’ai l’habitude de me mettre là depuis le début des JO ! » Essayant de lui faire comprendre qu’il y avait suffisamment de place pour tout le monde, il n’a rien voulu savoir. Vu sa taille et son poids, inutile d’insister.

Le temps de plier les gaules et direction la piscine où en milieu d’après-midi, un petit hot-dog s’imposait : 13 reais (3,71€) avec une facture pour la note de frais. Mais là, rebelote, impossible d’avoir le ticket ! « Si vous voulez, faites une photo de votre ticket avec votre téléphone » conseille un jeune Brésilien à la caisse en cachant sa gêne. Il n’était pas grand, ni fort mais vu sa gentillesse, inutile d’insister.

D’ici la fin des Jeux, il y aura peut-être la possibilité de récupérer une facture. En attendant, la bonne nouvelle de la journée, c’est que des grandes poubelles vertes à roulettes sont enfin arrivées au parc olympique. Jeudi, elles ont fini d’être montées et franchement, elles déchirent. Grave !

Rachid Touazi