Un jour à Rio : Magiques, uniques, olympiques !

Terminée, finie cette escapade à Rio où les Jeux vont se poursuivre au rythme brésilien. « Hâte-toi lentement » et ne te pose pas la question de savoir si ça va le faire, ça le fera.

Si le Brésil a eu les JO, tous les pays peuvent postuler pour les avoir dont le Bangladesh, le Bénin ou le Burkina Faso. Les Brésiliens ont beau être chaleureux, disponibles et prêts à vous rendre service, leur organisation laisse vraiment à désirer. Sans parler du temps passé à marcher ou à attendre le prochain bus qui met trois plombes à arriver ou à démarrer. Vous avez l’impression de passer des heures et des heures dans les transports en terminant la journée exténuée. Sans parler de la circulation et de la conduite des chauffeurs de bus. Parfois pire que Mario Kart.

Puis au fil des jours, vous anticipez et vous finissez par vivre au rythme brésilien. Surprenant lorsque vous vivez chez l’habitante dans un quartier  très populaire de Rio. A votre arrivée, le premier jour, vous vous retrouvez à goûter un plat que sa voisine a cuisiné et qu’elle souhaite partager avec vous. Impossible de refuser. Les portes sont ouvertes et chacun passe d’un appartement à l’autre, sans problème. Puis petit à petit, vous prenez goût à leur culture en cherchant à échanger malgré la barrière la langue.

En mode olympique, vous découvrez ou redécouvrez des sports qui n’ont parfois que cette fenêtre de tir pour exister médiatiquement au niveau national et international. Et vous vous laissez prendre au jeu en ayant la chair de poule ou en écrasant une petite larme. Les Jeux sont décidément magiques, uniques, olympiques. Mágica , original, Olímpico.

Rachid Touazi

Un jour à Rio : de l’or avec ou sans calcul

Vendredi, il a de nouveau plu à Rio en matinée. De la pluie, de la pluie, qui a fini par lasser le chauffeur, endormi sur son volant, qu’il a fallu réveiller afin qu’il démarre lentement mais sûrement le bus qui mène à la piscine.

Ensuite, direction l’Arena en compagnie de Michel Chrétien, entraîneur de Jérémy Stravius, pour aller voir les premiers combats de Teddy Riner. C’était sa journée, le « Riner Day ». Une folie contagieuse dans les tribunes mais il faut bien avouer que le spectacle proposé par l’octuple champion du monde n’a pas atteint des sommets. Le spectateur lambda, ne connaissant pas le judo, a du même sincèrement s’ennuyer ferme à chacun de ses combats par rapport à ceux d’Emilie Andéol en + 78kg. Championne olympique allant jusqu’au bout d’elle-même en faisant preuve d’une énorme générosité, elle n’a pas calculé contrairement à Riner, mais tous les deux ont décroché l’or. Chacun à sa manière.

Elle est allée de l’avant en obtenant une médaille d’or inespérée. En pleurs, elle est tombée dans les bras de son entraîneur qui est passé de la cave, avec Pavia, au grenier, avec elle. Taillé puis félicité.  Elle a même réussi à faire couler quelques larmes chez certains journalistes. Une émotion pure, l’émotion olympique qui vous donne envie de chanter la Marseillaise. Une émotion d’une authenticité et d’une intensité plus forte que celle de Teddy RIner.

Intouchable, il peut se présenter aux prochaines élections présidentielles. Vu sa côte de popularité, il sera élu dès le premier tour quitte à faire quelques promesses qu’il ne tiendra jamais. En attendant, le judo français a retrouvé le sourire alors qu’il y a quelques jours, l’heure était  au scepticisme même en interne. C’est comme le temps au quotidien. Après la pluie, le beau temps…

Rachid Touazi

Un jour à Rio : Inutile d’insister !

Un mercredi à Rio sous la pluie, c’est soudain moins sexy et cela ressemble à la Picardie. Pas une drache mais une pluie fine tropicale continue. C’est l’hiver austral au Brésil. Très supportable lorsque vous vivez dans les Hauts-de-France.

Après la pluie, le soleil est réapparu jeudi accompagné de barrières de sécurité balisant le parcours habituel, menant au parc olympique, vous obligeant ainsi à marcher encore un peu plus. Ou l’art et la manière de compliquer les choses au risque de ne pas fluidifier le trafic mais de créer des files d’attente interminables.

Toujours est-il qu’il n’y avait pratiquement personne en arrivant au centre des médias dans l’immense salle de presse qui grouille habituellement de journalistes (25 000 accrédités). Donc, il y avait de la place mais pas assez pour un journaliste slovène mécontent. « C’est ma place, j’ai l’habitude de me mettre là depuis le début des JO ! » Essayant de lui faire comprendre qu’il y avait suffisamment de place pour tout le monde, il n’a rien voulu savoir. Vu sa taille et son poids, inutile d’insister.

Le temps de plier les gaules et direction la piscine où en milieu d’après-midi, un petit hot-dog s’imposait : 13 reais (3,71€) avec une facture pour la note de frais. Mais là, rebelote, impossible d’avoir le ticket ! « Si vous voulez, faites une photo de votre ticket avec votre téléphone » conseille un jeune Brésilien à la caisse en cachant sa gêne. Il n’était pas grand, ni fort mais vu sa gentillesse, inutile d’insister.

D’ici la fin des Jeux, il y aura peut-être la possibilité de récupérer une facture. En attendant, la bonne nouvelle de la journée, c’est que des grandes poubelles vertes à roulettes sont enfin arrivées au parc olympique. Jeudi, elles ont fini d’être montées et franchement, elles déchirent. Grave !

Rachid Touazi

Un jour à Rio : carte bleue, taxi et Thiago Silva

Elle était sympathique cette petite soirée organisée par le CNOSF non loin du parc olympique afin de fêter mardi soir les cinq premières médailles françaises. L’occasion de se retrouver entre Français et Françaises et de se sentir un peu plus Français et Françaises au Brésil.

De regretter par exemple le peu d’efforts  dont font preuve les Brésiliens et Brésiliennes pour parler autre chose que le Portugais. C’est vrai mais en France, fait-on l’effort de parler une autre langue que le Français ? Toujours est-il que la soirée s’est prolongée dans un restaurant japonais où la serveuse n’avait qu’un mot à la bouche : ok, ok ! Avez-vous une fourchette ? Ok, ok  et la voilà qu’elle ramène des baguettes. Bref, au cours du repas, certains membres du CNOSF nous ont mis en garde sur le clonage de cartes bleues au Brésil en nous déconseillant de retirer de l’argent dans certains distributeurs. Certains membres de la délégation française de tir en auraient été victimes.

Méfiance, méfiance dans un pays où il faut aussi se méfier de certains chauffeurs de voitures de tourisme vous proposant de vous transporter mais à moindre coût. Une sorte de taxi mais nettement moins chère dont le chauffeur n’hésite pas à vous alpaguer alors que vous marchez en cherchant votre route dans les rues de Rio. Le genre de pratique courante qui aurait tourné au cauchemar pour certains Français. Ils se seraient retrouvés dans une favela  dépouillés de leurs biens avant d’être relâchés.

C’est pour cette raison qu’il vaut mieux prendre un vrai taxi jaune en faisant l’effort de parler portugais avec le chauffeur. Même si  la conversation ne dure que deux minutes et se limite très souvent à Pelé, Thiago Silva et David Luiz.

Rachid Touazi

 

Un jour à Rio : merci pour ce grand moment de bus !

Mais quelle mouche a piqué le CNOSF en décidant d’installer le Club France à la Sociedad Hipica Brasiliera, au bord de la Lagune Rodrigo de Freitas, près des sites où se déroulent les épreuves de canoë-sprint et d’aviron ? Un club hippique magnifique de 54.000 m2 dont le coût de location doit s’élever à un peu plus de 1,5 million d’euros… Lire la suite