Un jour à Rio : carte bleue, taxi et Thiago Silva

Elle était sympathique cette petite soirée organisée par le CNOSF non loin du parc olympique afin de fêter mardi soir les cinq premières médailles françaises. L’occasion de se retrouver entre Français et Françaises et de se sentir un peu plus Français et Françaises au Brésil.

De regretter par exemple le peu d’efforts  dont font preuve les Brésiliens et Brésiliennes pour parler autre chose que le Portugais. C’est vrai mais en France, fait-on l’effort de parler une autre langue que le Français ? Toujours est-il que la soirée s’est prolongée dans un restaurant japonais où la serveuse n’avait qu’un mot à la bouche : ok, ok ! Avez-vous une fourchette ? Ok, ok  et la voilà qu’elle ramène des baguettes. Bref, au cours du repas, certains membres du CNOSF nous ont mis en garde sur le clonage de cartes bleues au Brésil en nous déconseillant de retirer de l’argent dans certains distributeurs. Certains membres de la délégation française de tir en auraient été victimes.

Méfiance, méfiance dans un pays où il faut aussi se méfier de certains chauffeurs de voitures de tourisme vous proposant de vous transporter mais à moindre coût. Une sorte de taxi mais nettement moins chère dont le chauffeur n’hésite pas à vous alpaguer alors que vous marchez en cherchant votre route dans les rues de Rio. Le genre de pratique courante qui aurait tourné au cauchemar pour certains Français. Ils se seraient retrouvés dans une favela  dépouillés de leurs biens avant d’être relâchés.

C’est pour cette raison qu’il vaut mieux prendre un vrai taxi jaune en faisant l’effort de parler portugais avec le chauffeur. Même si  la conversation ne dure que deux minutes et se limite très souvent à Pelé, Thiago Silva et David Luiz.

Rachid Touazi

 

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