La leçon de Tashiro et Stravius

Elle avait bien démarré, la journée de mardi. Le même trajet de bus, les mêmes escaliers menant au parc olympique, accompagné cette fois-ci par un jeune couple de Bordelais. Ils avaient organisé leur déplacement de longue date en passant par une agence pour acheter des billets pour la finale du relais 4x100m. Une sorte de pack dont le coût est assez élevé (160€). On peut pourtant acheter des billets sur place pour moins cher (30€ l’unité).
Sur les cinq millions de billets mis en vente, plus d’un million seraient disponibles selon certaines agences de presse. Sauf dans certaines disciplines, dont le judo. Environ 130€ la place pour les deux sessions. Le judo où, en zone mixte, les médias attendaient

 Jeremy Stravius (AFP / CHRISTOPHE SIMON)

patiemment dans l’après-midi d’interviewer l’Israélienne Yarden Gerbi, victorieuse de Miku Tashiro en -63kg.
A chaud, la Japonaise s’est arrêtée en pleurs devant les journalistes et a répondu aux questions. Dignement, jusqu’au bout. Avant de les saluer tous, à la japonaise. Deux ou trois heures plus tôt, Jérémy Stravius avait eu la même attitude après son élimination en série du 100 m. Le nageur picard n’a éludé aucune question malgré sa double déception. Une leçon pour tous les sportifs et sportives refusant de parler après leurs matches ou combats, surtout en cas de défaite.

Rachid Touazi

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