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Dans la boîte

Ici, les journaux ont leur propre boîte dans laquelle le porteur ou facteur livre le canard. Et chaque titre a sa propre boîte différenciée par une couleur et surtout par le nom du titre sur ladite boîte.

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Voilà, l’information, que je souhaitais vous donner, est dans la boîte.

La grande attendue

Elle est dans la pensée de tous.  La neige. Les Québécois se préparent doucement à sa venue. Souvent vers la mi-novembre, dit-on. Les rendez-vous sont pris pour poser les pneus neige sur les autos. Les mères de famille équipent leurs bouts de chou de tuques (bonnets), mitaines, habits de neige et bottes d’hiver qui remplissent les rayons des magasins. Et dans les rues, les messieurs montent les garages d’hiver. Ils ont poussé comme des champignons ces derniers jours.

<< C’est pour éviter de  pelleter tous les matins>> sourit cette riveraine

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Outre ces garages d’hiver, il y a aussi de grands piquets qui sont apparus sur le bord des maisons. Il s’agit de piquets de délimitation pour guider le déneigeur. Plusieurs entreprises assurent ce service. Elles viennent dégager les entrées des maisons le matin très tôt pour que les personnes puissent sortir leurs voitures sans encombre avant d’aller travailler. Et pour éviter que la machine ne brise une bordure, les propriétaires balisent ainsi leur entrée. Il faut compter 250 dollars canadiens pour s’offrir ce service durant l’hiver. Il n’empêche que la pelle sera tout de même utile, nous informe-t-on.

La neige est bien dans toutes les conversations surtout quand en face vous avez deux Picards qui n’ont jamais affrontés l’hiver canadien. C’est marrant, on nous offre souvent un large sourire entendu. Aïe.

Bon, le déneigeur, c’est fait, les pneus neige, c’est fait, la pelle on sait où elle est, l’habit de neige, parés. Et notre bonne humeur toujours au sommet. Ohé, la neige, tu peux venir, on est prêt.

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ça c’est un garage d’hiver pas fini d’être monté 🙂

Happy Halloween

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Une tradition encore bien respectée outre-atlantique, bien que des Québécois m’ont affirmé que beaucoup plus de maisons étaient décorées avant… une maison sur deux.  Il n’empêche que pour cette habitante de Pont-Rouge, France Cantin que j’ai rencontré, c’est toujours une grande fête. Son jardin se transforme en cimetière depuis dix ans.  Voyez son histoire ici.

Mais revenons à cette soirée Halloween. Que dis-je, cette journée d’Halloween car ce n’est pas qu’à la tombée de la nuit que les monstres et les sorcières sortent de leur tanière. Les gens costumés vont faire leur course, chercher leur café ou même se rendre au travail grimés. Notamment les enseignants. Monsieur H a fait l’impasse (bouh), moi non. J’ai servi du café en tenue de servante d’époque.

Une preuve ? Ok

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L’équipe du Tim Hortons de Pont-Rouge

Le soir, j’ai accompagné bébé H en bourriquet (et moi en sorcière cette fois) pour la traditionnelle tournée des bonbons. Toc, toc, toc. Et toc, toc, toc. Et toc, toc, toc. Le sac se remplit de bonbons et chips en tous genre. Les rues sont pleines d’enfants déguisés. Certains courent de maisons en maisons pour remplir au maximum leur sac de course.

Et pendant ce temps là à la maison, le saladier s’est vidé : 220 sacs de bonbons distribués par monsieur H en poncho et bonnet de Noël. Il a déjà un train d’avance sur la prochaine grande fête.

Joyeux halloween.

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Le lendemain d’Halloween, les magasins étaient remplis de monde venu acheter les décorations pour l’an prochain. Il faut dire que tout était à moins 50%.

Visite guidée

Au travers de ces images, je tiens à vous faire une petite visite guidée de la petite ville où nous résidons. Pour vous la présenter rapidement, c’est une ville située à trente minutes de Québec en voiture.

Pont rouge

Comme vous pouvez le voir, c’est le pont qui donne à la ville son nom. Il n’est pas rouge comme à l’époque en 1838 où il fut rénové. Il a en effet été reconstruit plusieurs fois et même peint en vert avant de retrouver sa couleur d’origine en 1986. Ce pont a été érigé car les habitants de Cap-Santé (une ville voisine)  étaient excédés en 1825 de payer chaque fois qu’ils empruntaient le pont Déry (autre pont situé  à l’entrée nord de la ville et qui est le premier péage au Canada, péage pour aller de Montréal à Québec ). Le pont-rouge fut construit grâce aux dons des paroisses voisines.  Gratuit, il est rapidement devenu populaire.

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Le Moulin Marcoux. Aujourd’hui, ce joli bâtiment en pierres dont les pierres proviennent de la rivière Jacques-Cartier qui coule en contre-bas, est une salle de spectacles. Mais en 1870 sa vocation est bien de produire de la farine. Il tourne jusqu’en 1900 et ensuite il est abandonné. Il servira de lieu de réunion lors des élections dans les années 40. Puis en 1974, la compagnie Domtar en fait don avec pour unique condition que le lieu serve à des fins touristiques  et culturelles.  Mais le moulin a besoin d’une restauration urgente. Cinq cents bénévoles ont relevé leurs manches pour cette opération.

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Il se situe en face du Vieux Moulin, il porte d’ailleurs son nom. C’est le Casse-Croûte, la baraque à poutine comme je pourrais la résumer. Elle n’est ouverte que pendant la saison chaude. Présentement, il ferme ses portes ce week-end. Il y a toujours foule surtout en fin de semaine. Ici, les gens l’appellent le « vieux mou ». Les frites sont loin d’être molles. Il est actuellement fermé pour la saison d’hiver.

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La rivière Jacques-Cartier qui traverse la ville et plusieurs avoisinantes. On l’appelle aussi la rivière à saumons.

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Autre bâtiment phare de Pont-Rouge : la maison Déry. Pour résumer, il s’agissait du premier péage à l’époque pour passer de Montréal à Québec.  Le lieu est ensuite devenu le quartier général des pêcheurs du coin.   Il a été classé site historique.

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Il y a de nombreuses structures  comme ci-dessus l’Arena (patinoire). Très populaire. Piscine, bibliothèque, centres d’achat… La Ville se présente comme « sportive ». Elle compte un peu plus de 8000 habitants et se situe dans le comté de Portneuf.

 

 

 

 

Accordons les fuseaux

Petite information pratique, à l’heure où je regarde du côté de la Picardie. Le changement d’heure s’opère cette nuit, même présentement. Bip. Nous avons donc désormais cinq heures de décalage horaire.

Mais. Le Québec va aussi passer en heure d’hiver. Les fuseaux vont s’accorder mais pas avant une semaine. Ici, le changement s’opère dans la nuit du 1er au 2 novembre.  Depuis sept ans, ce passage à l’heure d’hiver s’effectue toujours le premier dimanche du mois de novembre… laissant ainsi le champ libre aux sorcières et monstres en tous genre d’Halloween de célébrer leur sortie annuelle (ce fera l’objet d’un billet rapproché ). En attendant bonne nuit ou bon matin.

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Cette horloge située devant l’hôtel de ville de Québec a été offerte par la Suisse à l’occasion des 400 ans de la cité.

La Picardie n’est jamais loin

C’est la morale de l’histoire  que je vais vous raconter. Aujourd’hui, lors d’un reportage pour un journal local canadien.  Ah oui, je ne vous ai pas encore  parlé de mon job. Car il n’y a pas que monsieur H qui travaille son accent québécois au quotidien. Présentement, je suis journaliste pour un média local dans la région de Portneuf où nous nous trouvons. C’est  grâce à ce blog que j’ai été contactée.  Mais cela est une autre histoire. (Je travaille aussi deux jours par semaine dans un café à Pont-Rouge d’où le titre du blog mais promis j’ouvre ce chapitre prochainement )

Donc nous sommes aujourd’hui,  mardi 7 octobre. Je me rends dans une galerie d’art pour une conférence de presse. Sur place, je fais la connaissance de Gaëtan Leclerc, le neveu de Félix Leclerc.  Mais si celui qui a inspiré Brassens and co. Bref, un illustre chanteur qui aurait eu 100 ans cette année.  Au fil de la conversation, trahie par mon accent de petite Française (Un comble n’est ce pas ? ),  Gaëtan me dit qu’il connaît bien la Picardie.

« Ah la baie de Somme, Fort-Mahon.»

Et là, il me raconte que c’est dans la petite salle des fêtes de Fort-Mahon, en 2009 qu’il a rencontré Bruno Brel. Bruno… le neveu de Jacques Brel. Pour vrai ? (expression typiquement locale, voir billet précédent merci) Les deux neveux, désormais amis, donnent des concerts ensemble, l’un chantant du Jacques, l’autre du Félix.

«Bruno réside en Picardie.»

Et là je me dis la Picardie n’est jamais loin, j’en perdrais presque mes souliers  (Moi, mes souliers est le titre phare de Félix Leclerc. Ceci pour expliquer ma chute, désolée.)

Bonus : la vidéo prise ce jour pour annoncer le concert de Gaëtan chantant du Félix Leclerc.

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Une « toune » de mots

Pas d’ erreur. Je ne tenais pas à écrire une tonne de mots appris ces dernières semaines, chers à nos hôtes. Non, « toune » est le premier mot que je souhaite vous faire découvrir, aujourd’hui. Je l’ai entendu le soir d’un concert au théâtre du Petit Champlain à Québec. Cela vous donne un petit indice. Nous sommes allés voir Alexandre Poulin, un chanteur canadien venu tout droit de Montréal. Comment ? Ah, je ne vous ai pas dit ce que voulait dire Toune. Et bien, la traduction s’envient immédiatement. Cela est utilisé ici pour dire chanson. Certains disent que cela vient de Itunes, d’autres assurent que cela est bien plus vieux que l’invention de la Pomme…

Maintenant sur un autre registre, il y a aussi cette expression entendue :    » Tire toi une bûche ». Cela vous invite tout simplement à prendre une chaise pour vous asseoir. C’est une expression familière dite entre amis. Un de mes collègues de travail m’a ainsi invité à tirer une bûche, littéralement car il a réalisé dans son jardin : un salon rustique réalisé avec de vrais arbres. « Pour vrai ? » Autre interjection pour dire « sérieux ? »

Je vais « virer sur un dix cent » pour terminer. Traduction : aller vite.

Et pour boucler ce billet, je vous joins une vidéo d’une toune d’Alexandre Poulin.  Pour vrai. Allez, tire toi une bûche.

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Comme à la maison ( ou presque)

Il y avait un peu de cela. Un petit air de la maison, un petit air marin qui a fait voguer les souvenirs vers la baie de Somme alors que nous étions à la baie de Tadoussac. « Une des trente plus belles baies du monde », dixit le guide que j’ai entre les mains.  Il y avait comme à la maison des phoques mais aussi et surtout des baleines. C’est d’ailleurs la principale attraction du lieu : les croisières d’observation des plus imposants mammifères de la terre. Et ces dames viennent se reproduire à cet endroit du fleuve Saint-Laurent, tous les ans à cette période, de juillet à octobre. Attirée par la nourriture et la fraîcheur des lieux. Tadoussac est une baie mais aussi la porte d’un fjord. La rencontre entre l’eau douce du fleuve et l’eau salée de la mer, située plus au nord.

Pour s’y rendre, il faut d’abord prendre un traversier. Dix minutes plus tard, nous voici de l’autre côté de la rive.

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Impossible de passer à côté des croisières. Ici, c’est le véritable business du coin. Possibilité de prendre le bateau ou le zodiac. La durée de la croisière d’observation est de trois heures. Avec la chance ou pas de voir des cétacés. Dès les premières minutes de notre départ, nous croisons un rorqual. La baleine bleue nous saluera avec un  jet d’air de plus de cinq mètres. Elle refera surface plusieurs fois tout comme la baleine à bosses.

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Le capitaine lancera au micro :

« nous sommes dans l’assiette au beurre ».

En somme, nous sommes chanceux. Puis, il nous mène jusqu’à un banc de phoques. Comme à la maison. Oui, il y avait un peu de cela. Baie attitude

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L’école de l’enseignant picard

Et voilà…

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Voilà, l’école de l’enseignant picard pour un an. Si la rentrée  scolaire a débuté aujourd’hui en France tous les enseignants, cela fait déjà dix jours que monsieur H a démarré. Certes, il n’a pas encore fait classe. Il a eu des journées pédagogiques et il a rencontré des parents d’élèves et quelque uns de ses élèves. Les grandes manoeuvres  sont pour demain.

Et pour moi, aussi. Ce sera le premier jour au café. En attendant, j’en apprécie un sur le comptoir de la cuisine où je vous écris. Bientôt des nouvelles des Québécois picards…

La fête du travail

Aujourd’hui, lundi 1er septembre, c’est la fête du travail. Oui, c’est notre 1er mai national sans le muguet ! Y’a bien quelques glaieuls qui  se vendent dans les kiosques sur le bord des routes. Eux sont ouverts comme tous les restaurants et quelques épiceries ainsi que les SAQ. Kesako ?  Ce sont les Sociétés des alcools du Québec. Elles ont le monopole. Ce sont des sociétés d’Etat, qui fixent le prix des alcools. Il y a des succursales partout sur le territoire. Bon nombre de Canadiens conseillent de les acheter dans ces boutiques : plus de  choix, meilleurs et surtout bon marché contrairement aux épiceries. Plus vous achetez de bouteilles, plus vous avez un pourcentage de remise sur la facture.  Regard incrédule de monsieur H en constatant que sa bouteille de vin rouge a un bouchon qui se visse.  La grande partie des vins ne viennent pas de France mais d’Amérique et d’Amérique du sud…. On trinque ? Car si aujourd’hui, c’est la fête du travail, c’est aussi la rentrée scolaire en France et aussi la Bonne fête à Jean-Luc.  Tchin.

 

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