Celle qui était tant attendue est arrivée, la semaine dernière. La première neige. La première grosse accumulation de neige.  Elle me fait penser à celle tombée en Picardie, il y a trois ans. C’est la même sans la paralysie qui suit. Il n’empêche que sur les routes, ça ralentit, ça bouchonne. Le temps de se réhabituer disent certains locaux.  Et en poussant un peu plus la conversation, ces dix premiers centimètres de neige, ce n’est rien du tout. Il n’empêche le déneigeur a fait sa première sortie pour venir dégager les entrées des habitations de ses clients.

Trois heures du matin, le tracteur est sous vos fenêtres. Et dans les rues, la « gratteuse » assure le déblaiement de la chaussée. Elle gratte la neige pour en faire des tas sur le bas côté.  On y est.

neige

Le premier soir de cette tombée, les habitants sont dehors non pour profiter de cette beauté blanche non, ils ont la pelle dans la main et pellettent, pellettent.

 » Cela te manquait », lance ce voisin à sa voisine.

Les enfants ont ressorti les luges, non pour glisser mais pour ramasser la neige.

« Non mais elle va fondre, il annonce un redoux la semaine prochaine. Et c’est tout le temps comme ça, la première neige ne tient pas. »

Les pronostics vont bon train. La neige est dans toutes les conversations alors si en plus, vous êtes Français et que vous vous apprêtez à passer votre premier hiver canadien, il faut s’attendre à cette ritournelle

« Pis, comment trouves tu ça la neige ? »

Hum, c’est le fun.

Et souvent la suite est

« Tu verras en mars, tu seras tannée. »

Hum, ok.

« Pis, comment trouves tu ça la neige ? « 

Rendez-vous à la prochaine bordée car là, ils avaient raison les locaux, elle a toute fondu.

 

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