Mort d’un poète saint-quentinois et prolétarien

RIP. Un poète prolétarien qui meurt, c’est la social-démocratie molle, la fausse gauche et le capitalisme immonde qui avancent. De plus, il était saint-quentinois. Je ne le connaissais que de nom. Peut-être avait-il fréquenté le lycée Henri-Martin; peut-être avait-il asséché des bières chez Odette (Café des Halles) au cours des seventies. Le combat continue.

On apprend par Jean-Pierre Lesieur via Facebook la mort de Gérard Lemaire survenue le 7 octobre à Concremiers dans la Vienne. Pas facile deLire la suite
DECHARGELAREVUE.COM|PAR JACQUES MORIN

Seventies

L'éditeur Alain Fuzelier (à gauche) des éditions Encrage, et l'historien-écrivain Alain Trogneux.

L’éditeur Alain Fuzelier (à gauche) des éditions Encrage, et l’historien-écrivain Alain Trogneux.

   Les seventies. Elles me suivent. Comme les Trente glorieuses, comme le sixties. Je suis un homme du passé, de la nostalgie, de la mélancolie. Le présent m’ennuie ; le futur m’effraie. Il n’y a que le passé qui soit supportable et même, parfois, délectable. « C’était mieux avant ! », eussent pu dire Audiard et Blondin, devant des verres de Chablis, accoudés au comptoir du Bar Bac. Les seventies, j’en discutais, l’autre jour, à la Maison de la presse de la galerie des Jacobins, avec Alain Trogneux, historien et excellent écrivain qui signait, à mes côtés, son dernier opus Amiens, années 70, La fin des Trente glorieuses (éditions Encrage ; son créateur, l’éditeur Alain Fuzelier, était à nos côtés). C’est un livre édifiant, passionnant, très bien illustré avec des photographies étonnantes. Alain nous avait donné à lire, dans la même série Amiens, années 50, De la Libération à la Ve République, puis Amiens, années 60, Naissance d’une capitale régionale. Et voici nos chères seventies. Que signifiaient-elles, pour moi, dans mon intime subjectivité dont tu raffoles, lectrice consommée, adorée, convoitée, soumise, subjectivité intime qui agace tant ton mari ou ton amant ? Me viennent à l’esprit le rock progressif (King Crimson, Gong, Kevin Ayers), des petites Ternoises ou Saint-Quentinoises qui sentent le patchouli et dont certaines portent encore des Clarks. Elles se prénomment Fabienne (taches de rousseur, poitrine opulente malgré ses quinze ans ; premiers baisers dans une ruelle de la cité Hoche qui n’existe plus à Tergnier, Aisne ; elle restait assise sur la selle de son pli-cyclette tandis que je l’embrassais à pleine bouche dans les brumes de novembre ; on entendait les trains de marchandises, tout proches, qui filaient vers des villes étrangères et inconnues), Régine (mon premier amour ; no comment), Catherine (RIP), Florence (RIP), Béatrice (Ah, Béatrice !… coiffée comme Brian Jones, avec ses pulls shetland orange). Les odeurs rances de bière surie dans les salles des fêtes où nous allions cueillir nos petites amies sur les slows de Michel Delpech ou de Mike Brandt. Alain me parle de ses recherches incessantes aux archives départementales, municipales, de ses interviews de quelques témoins capitaux. « Ce fut une grande période d’insouciance, l’apogée de Trente glorieuses », finit-il par lâcher. J’acquiesce. A cette époque, je n’avais pas encore été convaincu des bienfaits de la nourriture bio. Je ne connaissais pas encore Lys, la dame de mon cœur qui m’a initié à la chose. C’est elle qui m’a entraîné, il y a peu, au cocktail de Noël et de fin d’année donné par le magasin Rayon vert, à Amiens. Il y avait deux excellents champagnes bio (dont l’un, de l’Aube, succulent), des fruits à volonté et des toasts divers. J’en ai profité pour acheter du kombucha. Je me demandais si cette boisson désaltérante était déjà commercialisée au cœur des seventies ?

                                               Dimanche 28 décembre 2014

Le marquis des Dessous chics sur France 3 Picardie

Les Dessous chics (éd. La Thébaïde) recueil des chroniques du Courrier picard, sera présenté, demain vendre

Non content d'ennuyer la terre entière, le marquis des Dessous chics fume. Tous les défauts!

Non content d’ennuyer la terre entière, le marquis des Dessous chics fume. Tous les défauts!

di 19 décembre, dans le journal de France 3 Picardie, vers 12h15.

A rappeler que son auteur, l’indéfendable Philippe Lacoche, dit le marquis des Dessous chics, dédicacera l’oeuvre à ses lectrices adulées, fêtées, soumises, comblées et puissamment aimées, le lendemain, samedi 20 décembre, de 14 heures à 19 heures, à la Maison de la presse de la galerie des Jacobins, à Amiens.

Il se trouvera en compagnie de l’historien-écrivain Alain Trogneux qui signera son livre consacré à Amiens dans les années soixante-dix. Nul doute que ces deux-là auront des choses à se raconter. Les seventies, le marquis, ça le connaît. Ah, les petits Ternoises des seventies…