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Alexandre Cérésa et François Dumas

Un titre facile? Certes, mais tellement vrai! François Cérésa est notre Alexandre Dumas contemporain. Alors que tant d’écrivains s’enfoncent dans une littérature nombriliste, intellectuelle, froide, ennuyeuse et prétentieuse, lui s’adonne avec panache et gourmandise dans des romans de capes et d’épées. Il nous avait déjà donné à lire, en 2008, le succulent La Terrible Vengeance du chevalier d’Anzy (Plon), le voici qui ressort l’épée de son faucre avec ce tout aussi succulent Le Lys blanc. Il nous conte les aventures de Marie-Antoinette, fille d’un boulanger de Pornic. Elle sera violée par un aristocrate, montera à Paris pour participer à la Révolution. La Vendée, la fin de la Terreur; un roman palpitant et rondement mené. Un délice! Ph.L.

 

Le Lys blanc,

François Cérésa, écrivain. Mai 2011.

François Cérésa, écrivain. Mai 2011.

Une jeune femme insoumise sous la Révolution, François Cérésa, L’Archipel, 301 p.; 18,95 €.

 

NOUVELLES

Wallet, maître de la nouvelle

Roger Wallet est un excellent nouvelliste. Il a le sens du court comme d’autres l’ont du Bien. Ou du Mal. La preuve: ce recueil Toujours prenant congé où il nous donne le meilleur du genre. Ces dix-huit nouvelles – bon nombre ont été publiées dans Le Courrier picard – sont enracinées dans le quotidien, et, souvent dans la terre picarde. La guerre y est présente, celle de l’ex-Yougoslavie et celle d’Algérie; la paupérisation aussi. Elles recèlent de l’émotion, des atmosphères (on ne le répétera jamais assez: à l’instar d’Éric Holder, Wallet l’un de nos meilleurs atmosphéristes), de la poésie. Et du rythme né de constructions subtiles. Ph.L.

Toujours prenant congé, Roger Wallet, Le petit Véhicule; 107 p.; 14 €.

Ciel gris de mai et trois Ray de lumière

Roger Wallet, écrivain, et Dorine Durbise, institutrice à Drucat-le-Plessiel, près d'Abbeville.

         Je tape cette chronique avec «Waterloo Sunset», des Kinks, dans la tête. Nous sommes en mai. Ciel d’étain. Cela me rappelle mars1973; j’étais à Londres. J’étais allé voir Chicken Shack au Marquee. Il faisait ce temps-là. Dans une interview accordée à notre confrère John Preston, dans  The Telegraph, l’excellent acteur britannique Terence Stamp raconte que son frère Chris, manager des Who, connaissait très bien Ray Davies. Ce dernier écrivit la  chanson «Waterloo Sunset» en pensant à Terence et à sa petite amie du moment,  Julie Christie.Et ça donne ça : «Terry meets Julie/Waterloo Station/Every Friday night…» En sortant du cinéma Gaumont, à Amiens, Lys me faisait remarquer cette étonnante correspondance: nous avions vu en début d’après-midi, Song for Marion, film émouvant, beau et limpide, où excelle Terence Stamp. L’Angleterre ouvrière que j’aime tant. En soirée, nous sommes allés voir Sous surveillance, puissant et passionnant long-métrage de Robert Redford (sur les militants radicaux auteurs d’attentats contre la guerre du Vietnam) avec Julie Christie. La boucle était bouclée. J’adore ces coïncidences. Pourquoi est-ce que j’aime les Kinks à ce point? Certainement parce que les frères Davies, fils de prolos, auraient pu être les héros d’un roman de Roger Vailland. Quand les bergers deviendront des princes… Le rêve communiste. Les Davies ont une élégance aristocratique à l’image des chansons sublimes qu’ils nous ont données. Roger Wallet aime-t-il les Kinks? Certainement. Je suis allé le saluer, l’autre soir, au carmel, à Abbeville où il procédait à une lecture à l’issue d’un atelier d’écriture qu’il a réalisé dans les écoles de Drucat-le-Plessiel et de Cambron. Sur la route du retour, mon autoradio m’apprenait la mort de Ray Manzarek, l’organiste des Doors. Sous le ciel de mai, de plus en plus gris, je pensais, cette fois, à «Light my fire» avec cette introduction lumineuse de Ray aux claviers. D’autres images dans ma tête. J’ai envie de faire demi-tour, d’aller revoir mon ancienne maison de la rue Pierre-Sauvage, à Abbeville, dans laquelle j’écoutais les deux Ray (Davies et Manzarek).Un autre Ray (Défossé) m’avait prêté sa maison pour qu’elle héberge mes amours naissantes avec une très jeune femme. C’était en mai 2002; il faisait un temps magnifique.
                                                              Dimanche 26 mai 2013

Il pleuvait sur Sailly, il pleuvra sur Etouvie

Lou-Mary chantait Barbara dans la salle des Provinces, dans le quartier d'Etouvie, à Amiens. Talent et émotions.

 Il tombait une pluie fine, très fine, poisseuse sur Sailly-Flibeaucourt. Une vraie pluie d’automne. La façade grisonnante de l’usine Vachette était un peu plus grise, couleur de ciment frais. J’étais dans la voiture du romancier Hervé Jovelin (qui publie chez l’éditeur Ravet-Anceau); nous roulions vers la mairie. Une mairie superbe, un ancien château, avec, à l’arrière, un parc profond. À l’intérieur de la maison commune: un drôle de maire. Le romancier et nouvelliste Philippe Sturbelle, collaborateur du Courrier picard, déguisé en élu, lisait la nouvelle qu’il venait d’écrire et s’apprêtait à publier dans nos colonnes, dès le lendemain. Il s’installa sur l’estrade. Avait besoin de deux figurants dans le rôle des mariés. Il tira par la main Brigitte Ternisien, libraire à Abbeville, et Hervé Jovelin qui se prêtèrent au jeu devant une petite assistance hilare. Il est drôle, Philippe Sturbelle. Sa fausse moustache ne cessait de tomber. Las, il décida à mi-parcours de s’en passer. Dominique Zay jouait le rôle de l’assesseur; il était marrant, lui aussi. Dominique lut ensuite l’une de ses nouvelles. Et tout ce petit monde se retrouva dans la salle annexe autour des œuvres du sculpteur Pierre Soufflet. En fait, cette opération avait pour but de réunir un artiste et des écrivains. Une bonne idée. Tu demanderas, lectrice c e que faisaient autant de romanciers dans ce sympathique petit bourg du Ponthieu. Un salon y était organisé. J’étais invité; j’y suis allé comme Henri Heinemann, Léo Lapointe, Denis Jaillon, Roger Wallet (il me confia qu’il suçait des Nicorettes par plaisir, pour se souvenir du goût du tabac qu’il a arrêté il y a fort longtemps), Dominique Cornet, Kevin Dumont (qui vient de sortir son premier roman aux éditions du Petit Véhicule, à Nantes), Dominique Delannoy, Gérard Devismes, Jean-Marie François, Gérard Guerbette, Guillaume Lefebvre, Xavier Patrigeat, etc. Il faisait bon dans la salle des fêtes; je regardais la pluie tomber. Quelques jours plus tard, je me suis rendu à la salle des Provinces, dans le quartier Etouvie, à Amiens, où Lou-Mary donnait son spectacle autour de Barbara. Et c’était magique, magnifique, délicat. Très fort. Le public, nombreux, apprécia. En sortant, le ciel était gris. Il ne pleuvait pas mais je sentais bien qu’il n’allait pas tarder à pleuvoir. Il pleut toujours dans ma vie. Ne me secouez pas, je suis plein de pluie, eût pu dire Henri Calet.

                                      Dimanche 14 octobre 2012.

Hitler était Juiff

 

Patrice Juiff : terrifiant en Hitler!

Bonjour, lectrice, ma fée bronzée, ma possession ambrée, mon habitude dorée. Le marquis est de retour de vacances, frais, rasé de près. Pour fêter l’événement, je te propose de faire une entorse à cette chronique afin de te combler. J’ai étiré la photographie qui l’accompagne pour accueillir la tronche incroyable du camarade Patrice Juiff, excellent écrivain, talentueux comédien qui, malgré son nom, n’hésite pas à imiter un petit peintre autrichien raté dont il n’est pas nécessaire de citer le nom afin de ne pas salir notre journal issu de la Résistance, ex et bien aimée coopérative ouvrière, qui a toujours combattu ses funestes résurgences. Cette série de photos, le Patrice me l’a fait voir, en juillet, au cours du salon Mers-les-Livres, à Mers-les-Bains. Nous étions entre copains: Catherine Petit, Bertrand de Saint Vincent, Michel Embareck, Alain Paucard, Valère Staraselski, Pierre Mikaïloff. Il faisait un temps épouvantable. Alors que nous tentions de signer nos livres sous les auvents, sur l’esplanade, à quelques dizaines de mètres de la plage, un rideau de pluie grise en empêchait de contempler les adorables villas mersoises. Pour nous divertir, Patrice nous montra la fameuse série de photos où il interprète différents personnages, dont cet inquiétant dictateur d’outre-Rhin. Il nous a également bien fait rire en se mettant dans la peau d’un type louche qui «collait» certains braves lecteurs près des stands. Ceux-ci, apeurés, subodoraient que ce type au regard torve et malsain allait leur faire un mauvais coup. Secoué par un fou rire irrépressible, Bertrand de Saint Vincent s’est promis d’écrire un one-man-show pour Patrice Juiff qui, je te l’annonce lectrice mon amour, deviendra sous peu l’un de nos nouvellistes picards avec Éléonore Lelong, Roger Wallet, Philippe Sturbelle, Patrick Poitevin-Duquesne. Bien venu au club, cher Patrice et encore bravo!

Dimanche 9 septembre 2012

Philippe Lacoche : Des rires qui s’éteignent, éd Écriture , 2012.

 Les deux premières pages de ce roman sont animées par des laisses au phrasé précis, alternés de brèves et de longues . L’écriture même plante le thème du roman dans un arbre de mélancolie qui étire ses branches tout au long des 13 chapitres. Ce nombre 13 , énigme même de la mélancolie et début symbolique de l’adolescence qui au tarot permettra au romancier de renaître dans ses rêves et ses mémoires nostalgiques. Des rires qui s’éteignent aurait pu s’appeler Un amour de Clara. Cette héroïne dont le destin tragique investit la mémoire hésitante, poignante et poignardée d’Antoine et l’ombre des phrases de ce tendre et beau livre. Ce roman est une sorte d’autobiographie créatrice d’un autre soi-même.

 

J’imagine, quand Antoine se regarde dans la vitrine de ce restaurant des années 70 ce qu’il aperçoit de son visage défait et inquiet est cet arbre hors saison à la sève indécise, voire corrompue. «  Je me mis à marcher dans la ville sans but précis » autres que celui de sa mémoire, écrit l’auteur. Ce qui caractérise ce roman : ce sont les dialogues alertes des personnages en alerte de souvenirs. Cet arbre est celui de cette « génération égarée » dont les portraits si justes égrènent la chanson du souvenir. La fuite du temps est la vive étreinte qui alimente les espoirs en allés de l’écrivain. «  Les souvenirs s’étiolent comme de vieilles étoffes » ( p.47) et pourtant ils sont les portes du salut pour son âme meurtrie.

 

Des «  Doors » à Arthur Rimbaud, Philippe Lacoche donne une leçon de style. Ses phrases taillent dans la pierre du monde avec la justesse d’un chagrin. Toute l’époque Rock’n Roll, d’amour libre, de dérives impossibles et improbables, d’aventures fertiles mais dangereuses est présente mais les personnages comme Katia, Rémi, Ric et les autres buttent sur la difficulté d’être. Rimb & Morisson sont là comme un souffle adolescent irrévérencieux. Bel hommage par l’écriture à Arthur au poème Roman : «  On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » chanté par Léo Ferré et Julien Clerc. L’écriture du livre va donner cet écho rimbaldien : «  On n’est pas curieux quand on a dix-sept ans », «  On aime provoquer quand on a dix-sept ans » jusqu’ à «  on est parfois veule quand on a vingt ans ».

 

De fines captations du réel et du sensible sont distillées dans ce roman à clef. Ainsi , «  l’odeur de térébenthine me donne mal au cœur. La peau de Clara me manque » ( p. 84), «  Nous nous dévorâmes dans la joie et l’innocence, Clara n’aimait pas l’amour ; elle en raffolait » ( p.54), «  Les souvenirs doivent être portés. Ils servent à protéger du froid du temps qui passe »( p.47), «  Nous le vîmes s’éloigner vers le canal, passer sous le pont noirâtre, avec le pas lent et las de ceux qui savent bien que, sous peu, la grande vadrouille terrestre prendra fin. Et il disparut au coin de la rue principale » ( p. 42), «  Nous étions jeunes, innocents, influençables comme des enfants égarés dans une ville hostile » (P.29), Était-ce le fait de la presque obscurité qui régnait cet après-midi-là dans ce bourg picard de presque Thiérache, enclavé, perdu au milieu des pluies mornes piquetés de corbeaux » ( p.20), «  En poussant la porte de la cour, j’attendis le bruit grinçant, si caractéristique. En vain, elle resta silencieuse. Muette. Elle aussi n’avait plus rien à dire. » ( p. 137). Ce bruit de la porte dont l’auteur écrit la mélodie : si,la, do#, ré; la,si, fa# est sa musique proustienne de Vinteuil.

 

Cette anthologie lisante est la lampe et le parfum de ce livre. Voilà ce que serait la mélancolie et la mélodie d’une écriture, ces partitions souterraines qui racontent le style d’un livre. Bien sûr, l’histoire de ce livre est la description d’une époque “peace and love“, le temps d’une confrontation de classe à travers les rencontres adolescentes, celle d’un fils de cheminot et d’une fille de la bourgeoisie. Mais est-ce là l’important ? Miller, Céline, Artaud, Brautigan, Kerouac, ces écrivains des aventures extrêmes et profondément humaines par leurs textes et leurs destinées passent par l’esprit et le cœur de Clara , la totalement présente du roman. La chanson, le rock et la poésie espagnole

( Como tù de Leon Felipe chanté par Paco Ibanez) dessinent le fond musical du roman. Ainsi va la vie comme dans cette chanson.

L’âme des jeunes gens serait-elle blessée à jamais aux portes de la nuit et des volontés absentes ? Les mémoires et l’expérience de l’auteur ont nourri au plus loin le chant et l’alcool des mots. Je connais aujourd’hui d’autres écrivains picards comme par exemple l’oeuvre de Roger Wallet qui m’ont fait aimer et découvrir la terre picarde et des écrivains de haut talent. Voici à travers ces rires qui s’éteignent la preuve de cette découverte.

Clara fut « belle comme la révolte » ( pour reprendre une image de Léo Ferré) . Elle fut la magicienne , la Mélusine indomptable et inassouvie, la femme libre en « quête d’absolu ». Elle est en tout cas, à l’évidence, l’arlésienne de la mémoire de l’auteur.

Luc Vidal

Lecture pour tous

Roger Wallet : un écrivain dans la lignée de Holder et de Calet.

 Pas un livre pour enfants, ni pour adultes, ni pour vieillards. Un peu tout ça à la fois. Roger Wallet et Nicolas Désiré-Frisque : un duo magnifique.

 Livre pour enfants? Livre pour adolescents? Livre pour adultes? Livre pour vieillards? Un peu tout, mon général. Car c’est un bon livre, et même un excellent livre que nous proposent Roger Wallet et l’illustrateur Nicolas Désiré-Frisque. Et comme tous les bons livres, tout le monde y trouvera son compte.Son conte. La part de merveilleux pour les enfants, la révolte pour les adolescents, la valeur documentaire et l’indéniable qualité littéraire et artistique pour les adultes, et la nostalgie d’un temps qui n’est (malheureusement) plus pour les vieillards. Il y a tout ça dans ce beau livre qu’éditent avec élégance et savoir faire Luc Vidal et les éditions du Petit Véhicule. Que nous conte-il? Une plongée dans l’histoire patrimoniale et ouvrière d’une ville dont on a trop peu parlé: Saint-Maximin, dans l’Oise. Nous sommes en1947. Le bourg a été rasé par les bombardements. Des baraquements ont été installés pour héberger les habitants. Le certificat d’études en poche, Georges entre comme apprenti à la carrière où œuvre son père. Il observe ce métier à la fois dangereux, rude et beau comme un grand fauve. Le grand-père, qui habite dans une maison troglodytique, lui raconte l’histoire des carrières. Les techniques évoluent. Les chevaux sont remplacés par des tracteurs. Deux ans après la Seconde Guerre mondiale, ce sont aussi les grèves, les luttes syndicales. La solidarité fraternelle avec les mineurs du Nord qui combattent, eux aussi. C’est ce qu’on appelle tailler la pierre du progrès social. Et le burin est la lutte. Indispensable et belle. Ce livre est juste et émouvant car il regorge de détails «vrais».Pas d’esbroufe mais l’image ou l’objet précis là où il faut.La bicyclette Hirondelle, la pompe dans la rue, les feuilles de papier journal accrochées à un clou dans les toilettes au fond du jardin. L’Internationale qu’on chante en chœur, la gorge serrée. L’aspect documentaire n’est pas des moindres. Le message politique et social non plus. On tourne les pages sur une France d’avant. Une France ouvrière. Une France où le Parti communiste existait encore. Et que l’extrême-droite ne braillait pas comme aujourd’hui. Où les gens s’engueulaient encore pour des idées. La France que l’on aimait et qu’il faudra patiemment reconstruire quand le capitalisme aura rendu l’âme.

PHILIPPE LACOCHE

«Georges, Le gamin qui rêvait dans les pierres», Nicolas Désiré-Frisque et Roger Wallet, éditions du Petit Véhicule, 106 pages, 18 euros.

Bonjour, bande de lecteurs

On pourrait penser qu’il s’agit du marquis des Dessous chics, entre les deux adorables poulettes. Mais non, lectrice à l’esprit mal placé, je n’ai dans ma vie qu’un amour : la littérature.

Je sors un roman, Des rires qui s’éteignent, le 4 janvier 2012,
aux éditions Ecriture.

Et la revue Chiendents, éditée par
les éditions du Petit Véhicule (20, rue du Coudray, 44000 Nantes- 0240 52 14
94; epv2@wanadoo.fr), a la bonté et, surtout,
assez de goût, pour consacrer son numéro de janvier à mes livres, le tout avec de prestigieuses contributions (Roger Wallet, Christian Laborde, Patrick Besson, Alexis Salatko, Cyril Montana, Eric Holder, Alain Paucard, François
Cérésa, François de Cornière, Pierre Mikaïloff, Antoine Piazza, Hervé de Chalendar, etc., ) Pour la revue, il ne vous en coûtera que 3 euros, bande de lecteurs.

Enfin, je sortirai, courant mars, Le Dernier hiver de Victorine, aux éditions de La Licorne (35, rue Alphonse-Paillat, 80000 Amiens, 03 22 91 55 24; editions.licorne@wanadoo.fr),
co-écrit avec la conteuse Catherine Petit; ce livre est un essai sur la disparition du quartier Victorine-Autier, à Amiens. (Le marquis des Dessous chics donne dans le
social ; des têtes vont tomber dans la sciure.)

Je signerai ceslivres et la revue le mercredi 4 janvier, de 14h30 à 18 heures à la Librairie moderne, 136, rue Charles de Gaulle, à Hirson, dans l’Aisne (03 23 58 26 03; rencontre le matin de 10 heures à 12 heures, avec des lycéens, au lycée
d’Hirson, dans la classe de Sabine Lecocq, et le soir réception à l mairie
d’Hirson en présence du maire, Jean-Jacques Thomas qui procédera au lancement
officiel de la revue); le samedi 14 janvier, de 14 heures à 18 heures, à la
librairie Le Dormeur du Val, à Chauny, dans l’Aisne (03 23 52 00 92); le jeudi
26 janvier, à partir de 19 heures, au café Le
Nelson
, quai Bélu, à Amiens (avec une exposition des oeuvres du peintre
rock Daniel Grardel et show-case de la chanteuse à l’esprit contrariant et
coquin Lou-Mary); le mardi 31 janvier, à 17 heures, à la librairie Martelle, à
Amiens, rencontre-débat avec le public et séances de signatures; le samedi 4
février, de 10 heures à 12 heures, et de 15h30 à 19 heures, à la Maison de la
Presse (les Jacobins), à Amiens; le samedi 11 février, de 15 heures à 19
heures, à la Fnac d’Amiens; le samedi 18 février, à la librairie Cognet, à
Saint-Quentin, dans l’Aisne, de 14h30 à 18h30 (le matin à partir de 10 heures,
rencontre avec la presse); vendredi 16 mars, au Salon du livre de Paris; le
samedi 17 mars, de 14h30 à 18 heures, librairie Bruneteaux, à Laon, dans
l’Aisne (03 23 23 21 63); le samedi 24 mars, à la librairie Ternisien-Duclercq,
place de l’Hôtel de Ville, à Abbeville, dans la Somme, de 14h30 à 18h30 (la
veille, le vendredi 23 mars, rencontre avec des lycéens du lycée Boucher de
Perthes, à Abbeville): le vendredi 30 mars, de 21 heures à 23 heures, à la
librairie du Labyrinthe, quartier Saint-Leu, à Amiens, avec show-case musical.

Les lectrices seront chaleureusement accueillies; les lecteurs tolérés. Tenue correcte exigée. Un service d’ordre, efficace et de bonne tenue morale (équipés de
bergers allemands, les préférés de l’auteur), veillera au bon déroulement des
opérations. Les lecteurs bourrés seront immédiatement reconduits à la frontière
de l’ivresse.

Lectrices, je vous embrasse, je vous convoite, je vous cajole si vous le souhaitez. Lecteurs, je vous jalouse (surtout les jeunes et beaux), je vous méprise (sauf si vous
achetez mes livres).

Ph.L., dit le marquis des Dessous chics,
médaillé de la Société de pêche d’Abbeville (la PLP).