Un livre poignant sur la mort d’un père adoré…

Avec «Poupe», roman délicat et très émouvant, François Cérésa rend hommage à son père, décédé récemment.

L’apport de Brian Jones et de Bill Wyman aux chansons des Stones

Un livre de plus sur les Stones? Pas tout à fait. Celui-ci, grâce à sa forme (la carrière du groupe est égrenée au fil des chansons phares) et son fond (des petites informations sur les crédits des titres, les participations de chacun en dehors du duo Mick Jagger-Keith Richards). Il commence bien avec cet exergue incontournable, cette phrase de Bill Wyman: «Les Stones ressemblent à une grande famille, avec ses joies et ses conflits… J’ai toujours pensé qu’ensemble, nous étions meilleurs que la somme de nos individualités.» On y comprend mieux, par exemple, le travail et l’apport de Brian Jones et de Bill Wyman dans les compositions. Ils seraient à l’origine du merveilleux «Paint in black».Bill aurait trouvé, au piano, le riff de «Jumping Jack Flash».Chanson créditée… Jagger-Richards. Brian Jones, même s’il était, semble-t-il, incapable de mener à bien une chanson de bout en bout, a très souvent apporté mélodies, riffs, arrangements. Son rôle dans les compositions eût mérité d’être signalé; il eût même dû cosigner certains titres. Ce ne fut jamais le cas. Journaliste à Paris Match, VSD et Télé 7 Jours, Gilles Lhote revisite ici ses cinquante titres préférés des Stones. Intéressant et réussi.

PHILIPPE LACOCHE

«Rolling Stones, 50 ans de légende, 50 tubes mythiques», Gilles Lhote (avec Erika Hilt), Le Rocher, 129 p.; 13 euros