Des mots et du sex-appeal avec Léonore et Flor

Adorables!

Adorables!

Quand je ne suis pas marxiste (promis, j’arrête, contradicteurs si patients), je suis aussi chroniqueur mondain. J’avoue que ce n’est pas désagréable. Trois délicieux moments dans cette vie de paillettes, de strass et de débauche. Commençons par un choc – de plaisir, s’entend, lectrice inquiète, tourmentée, apeurée, biche aux abois, soumise, menacée par ma plume turgescente –: Déshabillez mots Nº 2, écrit et interprété par Léonore Chaix et Flor Lurienne, dans une mise en scène de Marina Tomé, à la Comédie de Picardie. Un régal, du grand art, du très haut niveau. Et tout en douceur, en élégance, en humour. Pas un gramme d’afféterie ou d’absconse leçon – qui eussent pu être les deux écueils du genre – dans ce délicieux spectacle. Léonore Chaix et Flor Lurienne, toutes deux comédiennes et auteurs, jouent avec les mots, les convoquent, les détournent. On pense, bien sûr à l’Oulipo, de Queneau, mais aussi aux meilleures pirouettes littéraires de Desnos ou de Picabia. On rit beaucoup; on est ému parfois. C’est, disons-le tout de go, carrément génial. Le premier Déshabillez-Mots, créé au Trois Baudets, avait déjà connu un beau succès et s’était retrouvé dans d’autres théâtres (l’Européen, le Studio des Champs-Élysées…). «Flor Lurienne et Léonre Chaix m’ont fait l’honneur de me demander de les accompagner une fois de plus dans cette nouvelle aventure», explique Marina Tomé, metteur en scène. «Avec elles, le langage n’est plus de livre de grammaire, plein d’exceptions et de cas particuliers, il redevient le lieu du lien aux autres.» Elle a raison, Marina. Et, difficile pour moi de ne pas le dire, qu’est-ce qu’elles sont belles! Deux adorables filles sexy, amusantes et pétillantes. J’étais ravi de discuter avec elles après le spectacle. Deuxième moment fort: le concert de Do The Dirt (do.the.blues.band@gmail.com; 06 80 62 53 89), au Capuccino, le bar le plus rock d’Amiens. Ce duo (Nicolas Moulin, guitare, chant; Guillaume Arbonville) était venu de Paris pour dispenser son blues-boogie très roots. Économie de moyens ne veut pas dire aridité systématique. Bien au contraire. Ils extraient des douze mesures toute leur saveur intrinsèque, leur substantifique moelle. Des compositions inspirées par les plus grands (Jimmy Reed, John Lee Hooker, etc.) mais aussi des reprises (notamment de Muddy Waters). Une puissance évocatrice rare. Le Capuccino était plein à craquer. La bière coulait à flots. (Bruno et son équipe savent recevoir.) Et quand le groupe se retira et que la musique d’ambiance fit son retour, ce fut «Going Up The Country», du divin Canned Heat qui se posa, papillon de plaisir, sur mes tympans de vieux sanglier. Je me souvenais de Tergnier, de mes petites amies passées. Blues, blues toujours. Troisième bon moment: l’exposition de Danielle Borla, à la galerie La Dodanne, à Amiens. Danielle joue avec l’abstraction, mais n’en abuse pas. Elle fait jaillir de ses tableaux quelques silhouettes, quelques grains de réalisme du meilleur effet. Beaucoup de talent.

                                                   Dimanche 4 décembre 2016.

Blues d’automne et brumes tourangelles

J.J. Milteau (à gauche) et Eric Bibb.C’est étrange la vie; la mienne en tout cas. Il y a parfois de troublantes coïncidences. L’autre soir, je suis allé au concert d’Eric Bibb et J.J. Milteau, à la Maison de culture d’Amiens. Spectacle magnifique! Eric Bibb et J.J. Milteau (surtout ne l’appelez plus Jean-Jacques, il tient à son J.J. – prononcez «jay jay» – comme à son premier harmonica Marine Band!): pas de surprise; ils excellent dans leurs domaines. Égaux à eux-mêmes. Mais la rythmique, composée de Gilles Michel à la basse et de Larry Crockett à la batterie: un régal de précision, de souplesse, de sobriété, de modestie rassérénante. Il m’était difficile – moi qui, lors de mes amours avec Lou-Mary, officiais comme bassiste sur le manche de mon Höfner adorée – de quitter des yeux les doigts de Gilles Michel. Quant à Larry Crockett, il affichait une justesse, de ton et de timbre, exceptionnelle. Aucune afféterie, aucun effet. Ce type est la Colette des drums. Et, en me replongeant dans la biographie de Gilles Michel, je me suis rendu compte qu’il avait joué à maintes reprises aux côtés de l’ami Luc Bertin (notamment dans Bug, Brand New Cadillac et Ron Smith), pianiste laférois (donc presque ternois!), mon regret fut grand de ne pas être allé lui parler. En revanche, je suis allé dire deux mots (il était pressé de «plier les gaules», entendez: ranger le matériel) à J.J. Milteau. J’ai eu le temps de lui demander des nouvelles de Patrick Verbeke. Et de Benoît Blue Boy. C’est là que la vie devient étrange; tu ne me croiras pas lectrice admirée, convoitée, parfois fessée: quelques jours plus tard, grâce à Facebook, je reprends contact avec Benoît que j’avais perdu de vue depuis mes années de journaliste à la revue Best. Il était en Indes. Nous étions heureux de nous retrouver. Des souvenirs me remontaient à la tronche. Mon école de journalisme à Tours. C’est en effet dans cette ville que je le vis pour la première fois en concert. Je fus séduit par ses indéniables talents d’harmoniciste, mais aussi par le fait qu’il fut un des premiers à chanter du blues presque traditionnel en français. Ça devait être en 1976. Je me souviens encore des odeurs de bernache, vin bourru, dans les rues pleines de brouillard, l’automne. Des descentes qu’on faisait dans les caves de Vouvray, en compagnie de notre professeur de journalisme, Jean Chédaille, grand reporter à la Nouvelle République du Centre-Ouest, et écrivain. De mes copains de promotion Jean-Luc Péchinot, Evelyne Bellanger, Alain Bertrand, Michel Caillol, Armelle Moutongo-Black, Jean-Luc Pays, Loïc Gicquel, Jacques Benzakoun… En mai 1977, je proposais à Christian Lebrun, mon regretté rédacteur en chef de Best, d’interviewer Benoît afin qu’il me parlât de sa technique à l’harmonica; je débarquais chez lui, à Tours. Il me servit du bourbon, et je repartis, un peu ivre, vers la capitale où j’effectuais mon stage de fin d’études au 23 de la rue d’Antin, chez Best. Je revis ensuite Benoît à plusieurs reprises lors de concerts mémorables, évoquant aussi ses excellents albums dans les pages de Best et de L’Aisne Nouvelle. La roue tourne comme un blues de Jimmy Reed.

Dimanche 6 novembre 2016.

Paul Personne : « J’avais emmagasiné soixante-dix chansons »

Paul Personne est l’un des meilleurs chanteurs de sa génération. Le blues colle à ses cordes de guitare comme la pulpe de mandarine sur les doigts de Jimmy Reed. Le blues, certes, mais pas que. Il n’a pas son pareil pour raconter une histoire en trois ou quatre minutes, sur fond de boogie ou de rock. Il a donné un concert le samedi 21 mars, au Ziquodrome, à Compiègne. Il a répondu à nos questions.

Courrier picard : Parlez-nous de votre dernier album Puzzle 14. Où a-t-il été enregistré ? Avec qui ? Dans quelle ambiance ?

Paul Personne : Il a été enregistré en 2013, à l’issue de la tournée de plus de deux années que j’avais mené à bien avec le groupe A l’Ouest ; au cours de celle-ci,  j’avais joué à l’Olympia ; nous avions fait des dates avec ZZ Top. Après cette tournée assez magique, j’avais l’impression de revenir à l’écurie. Et j’avais, pendant tout ce temps, emmagasiné soixante-dix chansons. Je voulais donc restituer ces presque trois années d’amitié sur scène. Ces chansons-là, je les voulais avec eux. Nous avons commencé à répéter dans leur grange, en Normandie, près d’Alençon, aménagée en salle de répétition. Je voulais mettre à plat quelque chose de bien. Puis, cette salle de répétition s’est transformée en studio. Je n’avais, en fait, aucune maquette de ces chansons ; j’avais juste quelques idées enregistrées sur un magnétophone à cassettes. Je leur proposais et on enregistrait. Résultat : cet album a été réalisé très rapidement avec très peu de prises ; et ça a marché en un clin d’œil. Ensuite, j’ai retravaillé les paroles ; j’ai remis un peu de claviers. On a avancé tranquilles. Les textes également, je les ai faits rapidement ; je ne voulais pas de trucs intellectuels. Juste des propos simples comme la musique.

Parlez-nous de la présente tournée.

C’est effectivement une vraie tournée de trois mois (de janvier à mars 2015). Une tournée très concentrée et je trouve ça vachement bien. Je vais faire de la promotion en Belgique et en Suisse mais l’essentiel des dates sont françaises. Elles se déroulent dans des salles de jauge très diverses : du club de 400 places aux salles de 1200 places. C’est très différent d’une tournée des Zéniths.

Le samedi 21 mars, vous avez donné un concert au Ziquodrome, à Compiègne. Avec quelle formation étiez-vous sur scène et quels morceaux avez-vous présentés ?

J’étais sur scène toujours avec le groupe A l’Ouest. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Avec eux, on se connaît si bien qu’on peut se permettre d’improviser. Nous étions donc dans la formation deux guitaristes, un bassiste et un batteur. J’ai interprété les chansons de Puzzle 14 et je suis allé piocher dans le grenier des souvenirs de mes anciens morceaux. Mais je ne le fais qu’avec les chansons qui m’émoustillent ; je ne me sens

Paul Personne. (Photo : Yann Buisson.)

Paul Personne. (Photo : Yann Buisson.)

pas obligé.

Aujourd’hui, en 2015, le blues, ça représente quoi pour vous ?

C’est effectivement une grosse influence pour moi. Mais je ne me suis jamais revendiqué comme bluesman. C’est vrai qu’au début, j’ai eu des expériences musicales très différentes : du boogie, du rock, etc.  (N.D.L.R : il cite Peter Green, Albert King, John Mayall, Crosby, Stills, Nash & Young, James Taylor, les Kinks, Stevie Wonder, etc.) Quand, je me suis rendu compte que certains me qualifiaient de bluesman exclusivement, je me suis dit qu’ils n’avaient compris qui j’étais réellement. En fait, mon album Puzzle 14 est peu blues. Il recèle des mélodies et des chansons. J’aime parler avec la guitare quand la voix arrête de dire des mots. En revanche, je n’aime pas les trucs démonstratifs à la guitare ; jouer vite, ce n’est pas mon truc.

Les paroles de vos chansons, les écrivez-vous systématiquement, ou demandez-vous de temps à autre la collaboration de paroliers extérieurs ?

Pour les derniers disques, je me suis débrouillé seul avec la page blanche. Je ne me suis jamais considéré comme un auteur. Mais dès que j’ai commencé à écrire en français, j’ai trouvé que ça cadrait bien avec mon histoire. Cela ne m’a pas empêché de demander des textes à Jacno, Bergman, Jean-Louis Aubert, Richard Bohringer, Christian Dupont, etc.

La guitare est l’une de vos passions. Sur quelle guitare préférez-vous jouer ? Gibson Lespaul ? Fender Stratocaster ?

Aujourd’hui, on m’appelle souvent l’homme à la Gibson ; avant, j’étais l’homme à la Stratocaster. Ma première guitare était une SG Junior blanche ; puis, je suis venu à la Strato. Mais dès que j’ai pu, je suis revenu à la Gibson. Les guitares ont été de supers copines dans ma vie…

Et sur quels amplificateurs ?

Actuellement, je joue avec une tête Orange et un baffle Vox, mais j’ai joué sur des Marshall, des Fender (Deluxe et Bassman). Et j’ai un fon très anglais.

Depuis La Folle Entreprise, votre carrière professionnelle est longue. Quel est votre meilleur souvenir ? Et le plus mauvais ?

Mettre le matos dans une vieille 403, dormir sur les plages, rencontrer des beatniks, tout ça dans les années soixante… voilà un bon souvenir. Mon premier passage à l’Olympia est également un bon souvenir. Et mon concert avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell, en voici un autre. Un mauvais souvenir ? Quand j’étais môme, je jouais dans un groupe à Carnon-Plage ; nous jouait dans un club. Et j’ai planté les copains musiciens du groupe. On dormait dans une camionnette. J’en avais marre ; ça m’a fait flipper. On faisait trois sets d’une heure ; au troisième set, je me retrouvais aphone. Cela a engendré chez moi des problèmes psychologiques. Je me suis cassé ; je suis remonté à Paris. Je me suis coupé les cheveux ; je disais que je voulais trouver un boulot normal. J’ai donc fait les trois-huit, et j’ai poussé des chariots de pain grillé. Le temps a passé ; j’avais un peu honte. Mes copains sont revenus. Et je suis reparti avec eux. Autre mauvais souvenir : lorsque je me suis cassé deux doigts de la main droite ; je ne pouvais plus jouer de guitare. Je suis allé à l’hôpital des mains. J’ai dû faire de la rééducation…

Vivez-vous toujours dans le Perche ?

Oui, toujours dans ma fermette du Perche. C’est une vie de solitude que je domestique. Avant j’étais dans la région de Toulouse ; j’ai aimé ces années toulousaines. A cette époque, il se passait quelque chose dans le rock en France. Tu en chiais mais il y avait de l’énergie. J’aime d’autres coins de France : le Périgord, le Quercy. J’aime les endroits sauvages.

« J’me taille » est une très belle chanson. De qui sont les paroles ?

J’ai longtemps gardé cette chanson dans mes tiroirs ; j’ai un problème dès que je sens un hit potentiel dans une chanson ; c’était son cas. J’ai peur de tomber dans le commercial. Et puis, je me suis débloqué avec ce morceau ; j’ai donc appelé un pote, Cyril Malinovski, dit Nérac, un journaliste qui est aussi parolier ; une plume ! Il a adoré le côté Springsteen, Dylan. Il a fait une première mouture de texte ; je lui ai demandé de la retravailler. Ce qu’il a fait. Et ça marché…

                                                    Propos recueillis par

                                                    PHILIPPE LACOCHE

Bill Wyman : « Nous jouons par amour »

Le bassiste historique des Rolling Stones qui mène aujourd’hui une intéressante carrière solo, sera la tête d’affiche de l’Overdrive festival, à Chaulnes. Sa seule date français dans le cadre de sa tournée européenne.

 

Son flegme et sa discrétion légendaires ne doivent pas occulter le fait que Bill Wyman, membre historique des Rolling Stones de 1962 à janvier 1993, est l’un des meilleurs bassistes de la planète. Il mène aujourd’hui une carrière solo solide et efficace, sans frasques ni paillettes. Juste par amour de la musique. Il sera la tête d’affiche de l’Overdrive festival de Chaulnes, dans la Somme. Et ce sera la seule date française de sa tournée européenne. Il ne s’était pas produit dans notre pays depuis six ans. C’est dire que les fans ne manqueront pas ce rendez-vous-phrare. Il a bien voulu à nos questions.

Où en sont vos relations aujourd’hui avec les Stones (Mick, Keith, Ron)?

 

Bill Wyman:

Elles sont bonnes. On se parle quand on se voit, mais on ne se voit pas beaucoup.

Il est dit que ce serait Brian Jones qui vous aurait recruté à l’aide d’une annonce dans le «Melody Maker». Est-ce exact?

Ils m’ont demandé de venir. Ils avaient besoin d’un bassiste. Il y avait effectivement une petite annonce dans un magazine. Au début, ils n’appréciaient pas beaucoup ma façon de jouer. Ils aimaient surtout mes amplis…

Vous souvenez-vous des premiers instants de votre rencontre avec Brian? Où cela se passait-il? Comment était-il?

Oui. En fait, je les ai tous rencontrés dans un club et on a discuté.

Vous dites que vous vous êtes, très rapidement, rendu que les Stones ne vous appréciaient pas car vous étiez plus vieux qu’eux et que vos penchants pour la dope étaient modérés. Est-ce exact?

Non. En fait, mes points d’intérêts différents se sont révélés au fil du temps. Donc, je suis parti.

En revanche, on dit que vous vous entendiez bien avec Charlie et avec Brian. Est-ce exact? Et pourquoi?

Je parlai davantage avec Charlie et Brian.

Vous venez d’un milieu très prolétarien. Eux, finalement, étaient issus de la middle class. Est-ce que cela peut expliquer la distance qu’ils entretenaient à votre endroit (Mick et Keith)?

Je ne crois pas.

L’anecdote qui dit qu’ils vous auraient pris parce que vous aviez un amplificateur énorme sur lequel on pouvait brancher une autre guitare, est-ce que c’est vrai?

Oui, je possédais de bons amplis.

Vous êtes pourtant l’un des meilleurs bassistes de la planète. Efficace, sûr, inventif. Ils ne s’en rendaient pas compte, à l’époque?

Très peu de bassistes sont appréciés comme tel, uniquement par les membres de leur propre bande.

Est-il vrai que c’est vous qui avez trouvé le riff killer de «Jumpin’Jack Flash»? Pourquoi ne vous ont-ils pas associés aux droits de la chanson: Jagger-Richards-Wyman, «it’s a gas, gas, gas…»?

Oui, c’est vrai; pendant une répétition.

Vous avez ensuite mené, dès 1993, une carrière solo intensive, très créative. Comment la définiriez-vous?

On s’amuse toujours. Nous jouons par amour et pour le fun. Pas pour l’argent.

Comment définiriez-vous la musique de votre groupe Bill Wyman’s Rhythm Kings? Tournez-vous beaucoup et où?

C’est mon orchestre. je pars en tournée uniquement avec eux.

Le concert que vous donnerez, le 8 novembre prochain dans la ville de Chaulnes, en Picardie, sera, dit-on, la seule date française de cette tournée? Est-ce exact?

Oui, c’est exact.

Quel est votre morceau des Stones préféré? Et pourquoi?

Honky Tonk Women.

Vous avez la réputation d’être incapable de passer une nuit sans une fille dans votre lit. Est-ce une légende ou la vérité? Et est-ce toujours le cas maintenant?

J’aime être entouré par les femmes/

On dit que vous êtes l’inventeur de la basse fretless (notamment en jouant avec The Cliftons, en 1960). Est-ce vrai? Et pourquoi?

J’ai fabriqué une basse fretless en enlevant les vieux frets, et je ne les ai pas remplacés.

 

Vous êtes écrivain. La littérature et l’écriture vous passionnent.

Oui, j’ai écrit sept livres sur des thèmes divers. Pas uniquement sur la musique.

PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE LACOCHE (avec la complicité de Susan Christophe)

 

Des pointures autour de Bill Wyman

Bill Wyman ne se déplacera pas seul mais avec ses Rhythm Kings, une formation à géométrie variable qui inclura à Chaulnes le guitariste prodige Albert Lee ; Mary Wilson, connue pour avoir chanté avec Diana Ross au sein du groupe soul The Supremes (« Stop ! In the Name of Love », « Baby Love ») participera également à la prestation, tout comme, à la batterie, Graham Broad (batteur du Roger Waters, des Pink Floyd, et Tina Turner, des Beach Boys, de Bryan Adams et de Jeff Beck) ; Geraint Watkins, claviers (accompagnateurs des plus grandes stars du rock dont Paul McCartney et Mark Knopfler) ; Terry Taylor, guitare et choeurs (pointure dans son domaine) ; deux cuivres : Nick Payne (il a joué avec Cliff Richard) et Franck Mead (il joué avec Gary Moore et Paul McCartney) ; Beverley Skeete au chant (elle a enregistré avec Tina Turner, Jimmy Cliff et

Bill Wyman donnera un concert à Chaulnes, dans la Somme, ce samedi 8 novembre.

Bill Wyman donnera un concert à Chaulnes, dans la Somme, ce samedi 8 novembre.

Tom Jones).

 

Né le 24 octobre 1936, à Lewisham, près de Londres, d’un père maçon, il passa son enfance dans les rues. Pourtant dès l’âge de 8 ans, il apprit le piano en écoutant le meilleur du rhythm’n’blues et du blues : Jimmy Reed et Dave Brubeck. Après son service militaire effectué dans la Royal Air Force, en Allemagne, il fondera quelques groupes, avant d’être recruté par les Rolling Stones, dès 1962. Le début de la grande aventure… Malgré la sobriété de son style, il reste un excellent bassiste. Son jeu est axé sur le rôle rythmique de la batterie. Imparable.

 Ph.L.