Eulalie, foie gras frais et littérature

     J’ai pris ma voiture, mon carrosse Peugeot 206 (tiré par 5 CV) cabossé de marquis désargenté et déchu, optai pour nationales et départementales (si j’avais pu le faire, j’eusse opté pour les chemins vicinaux, mais, en ces périodes noires d’ultralibéralisme – ce nouveau fascisme qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres – peu favorable au collectif, je n’étais point sûr qu’ils fussent carrossables!) et fonçai vers Arras. J’avais rendez-vous avec Léon Azatkhanian, directeur de la rédaction de la superbe revue Eulalie, éditée par le Centre régional des Lettres et du Livre Nord – Pas-de-Calais. Il y a peu, cette publication a sollicité mes aristocrates services et ma plume sévère. J’arrivai, essoufflé car légèrement en retard, au Domaine de Chavagnac, place de la Vacquerie, un restaurant spécialisé dans la cuisine du Sud-Ouest. Léon

Léon Azatkhanian : un esprit très littéraire; il dirige la belle revue Eulalie.

m’attendait, patient et souriant. Nous commandâmes des escalopes de foie gras frais poêlées. Un délice. Décidément, il me faut venir dans le Nord ou dans le Pas-de-Calais (CRLL) pour déguster ce plat fantastique. Il me revint en mémoire que la dernière fois que j’en avais mangé c’était en 1987 ou 1988. Je pigeais alors – sur les recommandations de mes regrettés et défunts amis Raymond Défossé et Jean-François Danquin, à qui j’adresse ici, un fraternel salut – pour Chiche Magazine, un mensuel culturel fondé par Jean-Claude Bouton. Ce dernier m’avait envoyé interviewer un chef lillois qui répondait, si mes souvenir sont bons, au nom de Leroy (j’ai effectué des recherches sur Internet, lectrice fessue, domptée et soumise, mais ne l’ai point retrouvé; le restaurant a-t-il fermé? Mystère total; incertitude brumeuse et modianesque). J’avais entraîné dans l’aventure mon ex-épouse, la brune Féline. Nous nous étions régalés d’escalopes de foie gras frais et poêlée. Retour à Arras. Léon et moi fîmes plus ample connaissance. Il détient un parcours intéressant, à la fois culturel et littéraire. Directeur du CRLL Nord-Pas-de-Calais depuis 2008, il a notamment participé à l’aventure de Jeudi Lyon, hebdomadaire d’information générale fondée par d’anciens journalistes de Libé Lyon et Lyon Figaro. Il a également été chargé de l’information au Théâtre du Point du Jour; il fut aussi directeur de l’information au Théâtre national de Strasbourg, secrétaire général du Théâtre Nanterre-Amandiers. Celui qui aime les écrivains voyageurs (Stevenson, Conrad, Nicolas Bouvier), et Orwell, Nabokov et Roth, est également auteur: il a rédigé la préface de Jours heureux à Die, d’Henry Miller (La Fosse aux Ours, 2007) et a collaboré à la publication des Joueurs, de Michel Bouquet et Charles Berling (Grasset, 2001). Un beau parcours. Rien d’étonnant qu’il ait fait d’Eulalie une superbe créature littéraire qui ne manque ni d’audace, ni de tempérament. Critiques des livres régionaux, portraits d’écrivains, de libraires, etc. rien n’échappe à la belle Eulalie qui a sorti en février dernier son 23e numéro. Nous avons bu avec raison, mais tant parlé de littérature que la tête me tournait. J’ai mis une heure pour retrouver mon carrosse Peugeot 206, abandonné dans une rue minuscule de l’Arras historique, et je me suis trompé de côté sur l’autoroute. La mer m’a toujours attiré. Normal que j’ai souvent le vague à l’âme.

                                                                Dimanche 30 avril 2017.

 

Un catalogue pour se souvenir de Danquin l’Africain

     À l’occasion de la dispersion des œuvres du grand collectionneur Jean-François Danquin, un catalogue est édité.

Ancien responsable du service culture et communication des musées d’Amiens, puis directeur des études de l’école supérieure d’art et de design d’Amiens (ésad), Jean-François Danquin nous a quittés il y a un peu plus d’un an. Il nous manque. D’une grande culture artistique et littéraire, plasticien lui-même et écrivain, il se passionnait aussi depuis fort longtemps pour l’art africain. À l’occasion de la dispersion de ses collections en salle des ventes, les éditions Vivement Dimanche (qu’il avait créées en compagne de Marguerite Ducroquet) éditent des catalogues thématiques. «Le premier est dédié à l’art africain, il réunit la collection exhaustive de ce que Jean-François Danquin préférait appeler «accumulation», toujours prêt qu’il était à accueillir, recueillir, des statuettes et des masques, et à (re) constituer des familles: Ewé, Yoruba, Lobi… ainsi que sa bibliothèque d’arts premiers (1500 livres, catalogues de vente et périodiques)», rappelle Marguerite Ducroquet.

Jean-François Danquin, peintre, écrivain. exposition librairie du laryrinthe, à Amiens; ici  avec un portrait de Roger Vailland.  Octobre 2013.

Jean-François Danquin, peintre, écrivain. exposition librairie du laryrinthe, à Amiens; ici avec un portrait de Roger Vailland. Octobre 2013.

Intitulé Art africain, Accumulation & bibliothèque de Jean-François Danquin, ce catalogue est le premier d’une série, car il ne se contentait pas de collectionner l’art africain, mais également les céramiques allemandes des années 1950 à 1970 et les plaques publicitaires émaillées. Dans la préface de l’ouvrage, notre ancien confrère Nicolas Thoueille – qui fut son ami–, explique non sans émotion: «C’est en poussant la porte de son domicile, à Amiens, que j’ai découvert l’Afrique. Autant dire que j’ai souvent eu le privilège de parcourir ce vaste continent. Avec Jean-François Danquin comme compagnon de voyage. Le départ se préparait toujours de la même façon. Il me suffisait de prendre place à côté de mon guide dans la petite salle à manger. En prenant soin de m’asseoir non pas face à lui, mais sur sa gauche. D’ici, la vue était imprenable. Je n’avais plus qu’à contempler le petit peuple de bois qui se dressait fièrement devant moi.»

À noter que la vente aux enchères, ouverte à tous, se déroulera à l’hôtel des ventes Arcadia, 237, rue Jean-Moulin, à Amiens, les samedi 2 et dimanche 3 avril, à 14h30. La liste des lots est consultable sur www.interencheres.com/80001, http://www.hoteldesventesamiens.com, http://www.gazette-drouot.com/

Ph.L.

Art africain, Accumulation & bibliothèque de Jean-François Danquin, éd. Vivement Dimanche, 240 p.; 426 illustrations couleur et 41 en noir et blanc; 15 €. (Rens.: daisy.maison@gmail.com)

C’était mon ami

Une petite ville, Tergnier, au début des années soixante. Il y a une cité (Roosevelt), dite provisoire, maisons fragiles, aux toits bitumés, aux murs de briques creuses ; l’eau courante, on la tire à des pompes qui se trouvent dans la rue. Il y a un transformateur avec un tas de sable sur lequel, nous traçons des routes qui sont censées symboliser celles du Tour de France. A l’aide de billes, nous y faisons avancer des petits coureurs ; ils ont pour noms Bahamontes, Anquetil, Poulidor, Van Looy, Mastrotto. Il y a une ruelle qui, lorsque les pluies molles du printemps la caressent, sent la poussière mouillée, l’ortie froissée et le sureau écorché. Il y a la rue des Pavillons, où se trouve, tout près de la cité, la maison de mes parents. Derrière, il y a la rue Marceau, celle du Casino, le cinéma local et d’une minuscule épicerie tenue par la mère de Raymond Défossé. Raymond et moi, nous nous sommes connus enfants dans cette ville cheminote et rouge comme le sang

Raymond Défossé était très proche de Groland. Il avait commencé, depuis peu, une carrière de comédien dans le films de son grand ami  Benoît Delépine.

Raymond Défossé était très proche de Groland. Il avait commencé, depuis peu, une carrière de comédien dans le films de son grand ami Benoît Delépine.

des FTP torturés par les griffes des Teutons. Nos chemins se séparèrent, quoi que. Raymond étudia à Saint-Quentin, au lycée Henri-Martin, où j’étudiais à mon tour un peu plus tard. Nous avions les mêmes références. Le rock’n’roll, bien sûr, apporté par les GI musiciens de la base US de Couvron, toute proche. En 1979, j’arrivais comme jeune journaliste à la locale de Saint-Quentin de L’Aisne Nouvelle. J’y retrouvais Raymond qui, alors, militait pour un syndicat de gauche, of course. Il était brun, costaud, fraternel, direct. Nous ne cessions de nous souvenir de notre ville de Tergnier. Raymond avait peaufiné ses connaissances du rock à la faveur de fréquents séjours en Angleterre. J’en avais fait de même en jouant dans des groupes de blues-rock. Nous vénérions les Kinks, les Stones de Brian Jones, les Them de Van Morrison, les Animals d’Eric Burdon. Notre ami commun Patrick Pain, chanteur de rock, grand connaisseur du genre, restait notre repère. Tous deux, nous avions joué avec lui sur des scènes improbables dans des boîtes enfumées qui sentaient la bière rance et la fraternité prolétarienne. Raymond mit en place les premiers tremplins rock de Picardie sous l’égide du Conseil régional et de notre regretté copain Jean-François Danquin. Je quittais Saint-Quentin pour Beauvais, puis pour Abbeville, et Raymond ne tarda pas à venir résider sur la côte picarde après avoir dirigé avec finesse et compétence la maison des Arts et Loisirs de Laon. Je me souviens des barbecues, chez lui, à Quend ou à Villers-sur-Authie où il avait élu domicile. De là, il manageait divers cinémas de la région. Le rosé coulait à flot ; avec notre copain Jacques Frantz, nous refaisions le monde avant d’aller nous perdre dans les vagues frileuses et céladon de la Manche picarde. Nous parlions de Roger Vailland que Raymond connaissait par cœur. Nous évoquions souvent Un jeune homme seul, ce roman sublime sur la résistance cheminote. Alors que je tape cette chronique, je me sens un peu plus un vieil homme seul. Raymond vient de mourir. C’était mon ami, mon frère. Mon cœur est gris comme un jour de Toussaint, comme le béton armé et usé de la passerelle de Tergnier.

                                                  Dimanche 1er novembre 2015

Salut, Jean-François !

      C’était une intelligence rare ; c’était aussi un artiste. « Un point de repère dans la culture picarde », comme le souligne son ami de toujours,  Raymond Défossé. Jean-François Danquin nous a quittés, mercredi, en début d’après-midi. Il nous manque déjà. Docteur ès lettres de la Sorbonne (il avait soutenu sa thèse sur Paul Morand), il était fou de littérature. Lorsque nous nous croisions, dans les rues d’Amiens, souvent dans notre cher quartier Saint-Leu, quelque fût le temps, nous discutions longuement des écrivains qui nous avaient bouleversés (Roger Vailland, Blaise Cendrars, Henri Calet, Emmanuel Bove) ou intrigué (Paul Morand, les Hussards, Drieu la Rochelle, Brasillach), ou des chanteurs de rock (Van Morrison, Dr Feelgood). Sa culture en matière culturelle était immense. C’était un homme de liberté, d’une grande tolérance, capable d’aimer à la fois Dubuffet et Andy Warhol, l’art brut ou africain et les plus peintres les abstraits du FRAC. Nous avions fait connaissance, grâce à Raymond Défossé, en 1982. Je travaillais à la fois à L’Aisne Nouvelle et à la revue de rock Best. Il était

Jean-François Danquin : une intelligence vive; un artiste sincère et doué. On ne l'oubliera pas de si tôt.

Jean-François Danquin : une intelligence vive; un artiste sincère et doué. On ne l’oubliera pas de si tôt.

alors directeur des affaires culturelles au Conseil régional. Avec la complicité de Raymond, il avait mis sur pied les fameux tremplins rock en Picardie. Grace au regretté Thierry Haupais, alors label manager chez Virgin, et au producteur Michel Zacha, nous avions pu enregistrer en live les prestations des groupes picards (F4 Coulé, Sexe des Anges, Karkass, etc.) et sortir une compilation sur le même label Virgin. Lorsqu’il devint responsable de la communication, des activités culturelles et des éditions au Musée de Picardie, il me contacta afin d’inviter des écrivains que nous appréciions (Cyril Montana, Thierry Séchan, etc.). Le jeu consistait à leur faire écrire une nouvelle inspirée par une œuvre du musée, nouvelle qu’il lisait devant un public constitué des abonnés du même musée. Ses peintures ne laissaient pas insensible. Jean-François aimait les gens qu’ils soient célèbres ou totalement inconnus. Il les immortalisait dans ses séries de peintures très réalistes, réalisées à partir de photos qu’il prenait sans cesse, dans la rue, au restaurant, au bistrot. Cet intellectuel de haut vol, cette intelligence vive, cet homme d’une immense culture, cachait une sensibilité rare qu’il dissimulait sous un humour parfois acidulé. Jamais méchant. Il écrivait aussi, sous le pseudonyme de Jean-Louis André, des nouvelles, de courts récits. Notre journal avait publié l’une de ses fictions, il y a quelques années. Oui, les gens et les destins le fascinaient. Le temps qui passe aussi. Comme tous les littéraires. Les rues de Saint-Leu vont être bien tristes sans toi, JFD. Salut, Jean-François !

                                        Dimanche 25 janvier 2015

Jean-François Danquin passe les écrivains en revue

Jean-François Danquin, peintre, écrivain. exposition librairie du laryrinthe, à Amiens; ici avec un portrait de Roger Vailland. Octobre 2013.

C’est toujours un plaisir pour moi de croiser le peintre et écrivain Jean-François Danquin. Je le voyais plus souvent lorsque j’habitais dans le quartier Saint-Leu où il réside.Il n’était pas rare que nous nous conversions, rue du Don.Rock’n’roll et littérature, bien sûr. L’homme est un fin lettré. Un esprit libre, capable de goûter les sprints fulgurants de Paul Morand (auquel il a consacré un travail universitaire) que les considérations marxistes et aristocratiques de Roger Vailland. Nous avons en commun une foule de romanciers et nouvellistes, les plus divers, les plus paradoxaux: de Marcel Aymé à Jacques Perret, d’Henri Calet à Emmanuel Bove, de Blaise Cendrars à Louis-Ferdinand Céline. On retrouve bon nombre d’entre eux parmi les quelque cinquante portraits qu’il a accrochés, il y a peu, sur les murs de la jolie librairie de Philippe Leleu, Le Labyrinthe, à Saint-Leu. (On peut voir les œuvres jusqu’à la fin du mois d’octobre.) Roger Vailland, bien sûr (pour me faire plaisir, il a brandi ce tableau au moment de la photo), mais aussi Raymond Carver, Jules Verne, La Fontaine, Émile Zola, Georges Darien, Jacques Darras, Michel Houellebecq. Rien que du beau monde. Du monde, il y en avait lors du vernissage. Et comme il faisait beau, Philippe, le maître des lieux, avait installé une table dans la rue, avec vin et jus de fruits. Les conversations portaient sur les superbes peintures de Jean-François, des acryliques sur carton, mais aussi sur l’air du temps, bruissement de la vie culturelle amiénoise. Miettes de vie, de pensée, dans l’air doux de Saint-Leu par une tiède soirée d’automne. L’a-t-il vu? Mais je suis persuadé que Jean-François eût aimé le film Gabrielle, de Louise Archambault, projeté au Ciné Saint-Leu. Il n’y a que les Canadiens pour s’attaquer à des sujets aussi difficiles sans tomber dans le larmoyant ou le pathos. Gabrielle et Martin, deux jeunes déficients mentaux, se sont rencontrés dans la chorale Les Muses de Montréal. Ils s’aiment comme des fous. Mais la chose n’est pas forcément bien vue dans leur entourage… Gabrielle doit prouver son autonomie car elle rêve de vivre avec Martin dans un appartement. En attendant, ils répètent car la chorale doit chanter avec Robert Charlebois. Ce film magnifique, terriblement émouvant, est poignant d’un bout à l’autre.

Dimanche 27 octobre 2013

Au nom d’Hopper, de Danquin, de Renoir et de la mélancolie

De gauche à droite : Jean-François Danquin, David, libraire, et Alexandra Oury, critique littéraire.

Lectrice convoitée, sache que, comme Roger Vailland, mon romancier préféré, j’ai mes saisons. Culturelles. Longtemps, elles furent rock’n’roll, puis Yé-Yés, puis terriblement littéraires, puis vides, puis cinéma. Ces derniers jours, elles furent résolument peinture. Je me suis rendu à la librairie Chapeau melon et piles de livres, rue des Lombards, à Amiens, pour découvrir l’adorable exposition de Jean-François Danquin. Il présentait soixante têtes d’écrivains (Vailland, Faulkner, Carver, Paul Auster, Marcel Aymé, Calvino, Hemingway, Fante, Salinger, etc.), fruit de la série Littéraire magazine, le tout sous le titre générique Littérature en revue. «J’ai peint plusieurs séries, toujours sous la forme de couverture de magazines», confie Jean-François. «Architecture magazine, Music magazine, Sexy magazine, etc.» Comme d’habitude, Danquin, c’est bien. Cours rue des Lombards, lectrice adulée! Tu ne le regretteras pas. En compagnie de Lys et dans le cadre d’un voyage organisé en car, je suis allé voir la superbe exposition d’Edward Hopper au Grand Palais, à Paris. C’est tout simplement magnifique, magique. Désespérant aussi. Il suinte des toiles de Hopper une mélancolie poisseuse, quasi autiste. Ses personnages ne se parlent pas, se regardent à peine. Ils ont les yeux hagards, perdus vers des horizons lointains; on ne sait pas ce qu’ils contemplent au juste. Une impression de vide qui vous prend aux tripes. C’est très fort. L’antithèse du rêve américain. Et quel bonheur : Hopper est obsédé par le chemin de fer. Il peint très souvent des rails. En face, au Petit palais, nous sommes allés voir les collections permanentes. Très hétéroclites, beaucoup d’impressionnistes, quelques fauves, le monde chrétien, la Renaissance. Passionnant. Je me suis amusé à noter les peintres exposés ayant un rapport avec la Picardie: Léon Bonnat (mort à Monchy-Saint-Eloi en 1922), Mary Cassat (morte à Mesnil-Théribus en 1926), Ernest-Jules Renoux (mort à Romeny-sur-Marne en 1932), Jean-Baptiste Oudry (mort à Beauvais en 1755).Les peintres se cacheraient-ils en Picardie pour y mourir? Renoir, lui, avait choisi la côte d’Azur. Suis allé voir au Gaumont d’Amiens, le film qui lui est consacré. Michel Bouquet est admirable. Et Christa Theret, ici assez agaçante, qui joue Andrée Heuschling, le petit modèle roux, a des fesses à croquer.

Dimanche 13 janvier 2013