Deux livres et une pièce pour Lacoche

 
Philippe Lacoche dédicacera ses deux derniers livres (Les Boîtes, nouvelle, éditions Cadastre8Zéro, et L’Echarpe rouge, théâtre, Le Castor astral), le mercredi 16 avril, à 18 heures, à la librairie Martelle (avec une lecture de la pièce L’Echarpe rouge par des comédiens du Théâtre de l’Alambic).
Par ailleurs, la première de la pièce L’Echarpe rouge, sera donnée les samedi 19 avril, à 20h30, et les dimanche 20 et lundi 21 avril, à 17 heures, au Centre culturel Jacques-Tati (rue du 8-Mai 1945, à Amiens), par la compagnie du Théâtre de l’Alambic.
L’auteur, Philippe Lacoche, signera ses deux livres le lundi 21 avril, à l’issue de la représentation.
Vous êtes cordialement invités à découvrir cette pièce complètement cinglée.
Rens. et réservations : 03 22 46 01 14 (Centre culturel Jacques-Tati).

Mes beaux jours avec les Béra

 

De gauche à droite : Philippe Béra, de la DRAC Picardie, Colette Deblé, plasticienne, Mireille Béra, éditrice. Juin 2013.

Avec mes amis Béra, Mireille (créatrice des éditions Cadastre8Zéro) et Philippe (de la DRAC Picardie), on ne se quitte plus. L’autre jour, nous sommes allés déjeuner en terrasse d’un restaurant, en face de la gare Saint-Roch, à Amiens, en compagnie de la plasticienne Colette Deblé avec qui je suis en train d’écrire un livre d’artistes, commande des éditions… Cadastre8Zéro.Il nous fallait caler quelques détails pour la réalisation. Happé par diverses tâches ingrates et harassantes, je suis à la bourre pour rendre ma nouvelle à Mireille. Peu contrariant, comme Colette a fait un travail sur les boîtes, je sais que je vais l’appeler Les Boîtes. Je sais aussi que ça va parler d’une jeune libertine très Parisienne, fille d’un abruti borné, puritain, pétainiste; la petite mène une vie dissolue avec son amant, résistant de la première heure. La ville s’appellera Ombreville. Époque: les années cinquante. Le père, furieux, la fera enfermer au carmel dirigé par Ruth, une haute et magnifique quinqua autoritaire, peu portée sur le sexe dit fort. Il s’en passera de belle au carmel d’Ombreville. Dans ma nouvelle aussi. Mireille et Colette étaient aux anges quand, sur la nappe du restaurant, je leur ai griffonné en douze minutes mon synopsis afin qu’un dossier puisse être monté. Philippe, lui, me regardait sous ses lunettes noires de metteur en scène serbe: «Qu’est-ce qu’il va encore nous pondre, le marquis?» devait-il se demander non sans raison. Une semaine plus tard, je suis allé manger chez les Béra, cette fois en compagnie de Lys. J’ai eu la chance de dîner en face de l’excellent auteur-compositeur pop David Angor, garçon plein de talent, de discrétion et de culture. Tout en grillant des cigarettes sur le balcon, devant la jolie vallée qui s’enfuit vers la Somme, à Grand-Laviers, nous évoquions Procol Harum et Gong. Puis, nous nous sommes jetés sur un plateau de fruits de mer. Je crois me souvenir (ou ai-je rêvé) que c’est ce que mangent la sexy sexa Caroline (la délicieuse Fanny Ardant) et son jeune amant à peine trentenaire Julien (Laurent Lafitte) dans Les Beaux Jours, de Marion Vernoux, diffusé au Gaumont. J’ai adoré ce film sensuel, déluré, plein de vie. Superbes images d’un Pas-de-Calais maritime, pluvieux à souhait, mélancolique comme un roman de Maxence Van der Meersch.

Dimanche 30 juin 2013