Les coups de coeur du marquis…

Les vertus de Ray Davies

Comment ne pas aimer les Kinks? Comment ne pas aimer Ray Davies? Impossible. Sens aigu de la mélodie, harmonies acidulées, textes d’une justesse et d’une poésie incomparables. Les Kinks, fils de prolos, furent les parangons d’un rock british racé, aristocratique, manière de hussards rouges car Ray Davies n’a jamais eu la langue dans sa poche quand il s’agissait de décrire la dureté de la condition ouvrière, notamment au sortir de la guerre. Nos bons amis Fridolins et leurs bombes maudites n’avaient pas fait de cadeau à nos alliés britanniques. Ce disque est beau et bon comme tout ce que fait Ray Davies depuis des lustres. Certes, il sonne plus ricain que british; cela ne retire rien à son charme. Ph.L.

Americana, Ray Davies. Sony Music.

 

Les retrouvailles de deux fauves

Gérard Guégan redonne vie à la dernière rencontre entre Hemingway et Hammet.

En 2015, Gérard Guégan nous avait donné à lire, Qui dira la souffrance d’Aragon? (Stock) dans lequel il évoquait la fin de vie du poète-romancier; un an plus tard, il publiait Tout a une fin, Drieu (Gallimard) où il rendait compte des derniers jours de l’auteur de La Comédie de Charleroi. Cette fois, il imagine une dernière rencontre entre Ernest Hemingway et Dashiell Hammett. L

Gérard Guégan. Photo : C. Hélie.

es deux monstres sacrés de la littérature américaine en profitent pour régler leurs comptes. Ils sont tous deux au bout du rouleau. Ils ne tarderont pas à décéder, en 1961; le premier se suicidera, le second sera emporté par la tuberculose et l’alcool. Lorsqu’on demande à Gérard Guégan si cette rencontre a réellement existé, il répond tout de go: «Tout me porte à le croire.» Une chose est certaine: ils se sont rencontrés à plusieurs reprises préalablement mais à ce propos les archives sont très peu loquaces. Et quand on lui demande pourquoi, il choisit de qualifier son livre de «mélodrame», il avoue: «Parce que je n’aime rien tant que les mélodrames: Lucien Leuwen, Le comte de Monte Cristo, À la recherche du temps perdu, tout Hemingway, tout Brautigan, tout Vollmann, et tout le cinéma hollywoodien, de Minnelli à James Gray.» On est en droit de ne pas lui donner tort car le genre lui réussit. Son Hemingway, Hammett, dernière est un petit bijou littéraire. Le style y est vif, enlevé, plein de panache; les dialogues, succulents. La construction, tout simplement remarquable.

Contre le fascisme

Guégan mène son récit tambour battant. Les deux personnages ont de nombreux points en commun: ils avaient publié leur premier livre en 1929. Ils menaient aussi un combat virulent contre le fascisme, ce notamment depuis la guerre d’Espagne. Le FBI les pistait avec une certaine constance qui ne leur rendait pas la vie facile. Et puis, il y avait les femmes… Hemingway et Hammet étaient de sacrés séducteurs. Et de sacrés buveurs. Ils s’envoient des insultes dans la tronche; on pourrait penser qu’ils se haïssent ou qu’Hemingway, plus costaud, va casser la figure à Dash. Parfois, ça se calme. Ils redeviennent bons camarades. Gérard Guégan fait même surgir de beaux éclats de tendresse, notamment quand Ernest boite après s’être foulé la cheville. Hammet, alcoolique, insomniaque, shooté aux somnifères, en sort des bonnes; il est souvent drôle avec son ton caustique et revenu de tout. Communiste invétéré, il ne se prive pas de tenir de-ci de-là quelques propos réactionnaires. Hemingway tente encore de rouler les mécaniques, mais on sent bien que c’est la fin. Le corps se déglingue; la mélancolie s’installe. Ils repensent à leur jeunesse évanouie ce qui donne à ce «mélodrame» une belle profondeur de champ. Une profondeur tout court. Ce grand livre se boit cul sec, ce qui n’eût pas déplu à nos deux fauves dipsomanes.

PHILIPPE LACOCHE

Hemingway, Hammett, dernière, Gérard Guégan; Gallimard; 230 p.; 18 €.

 

Les coups de coeur du marquis

Revue

Et de 100 pour Service littéraire

Créé par François Cérésa (notre photo) en 2007, Service littéraire est une revue mensuelle consacrée à l’actualité romanesque. Le journal, qui s’annonce comme Le Canard enchaîné de la critique littéraire, se distingue par sa liberté de ton et par la qualité de son écriture. Autre particularité: il est exclusivement rédigé par des écrivains. Y collaborent notamment Michel Déon, Hélène Carrère d’Encausse, Max Gallo, Frédéric Vitoux, Claire Castillon, Emmanuelle de Boysson, Gilles Martin-Chauffier, Christian Millau, Bruno de Cessole, François Bott, Éric Neuhoff, Bernard Morlino, Vincent Landel, Bernard Chapuis, Gérard Pussey, Jean Daniel, Franz-Olivier Giesbert, Guillaume de Sardes, Bertrand de Saint-Vincent, Jérôme Garcin, etc. On peut être impertinent, totalement libre et perdurer. La preuve: la revue vient de sortir son numéro 100, avec, au sommaire, un sulfureux article intitulé «Maurice Sachs, Juif, homo, agent de la Gestapo et archi talentueux». Le ton est donné. Ça dépote!

Service littéraire. 2,50 €. www.servicelittéraire.fr

 

Littérature

Crimon le Letton

L’écrivain amiénois Jean-Louis Crimon verra son dernier roman, Du côté de chez Shuang, paru aux éditions du Castor astral, traduit en letton. Au cours de sa carrière journalistique, il a été envoyé spécial permanent à Copenhague, chargé de la couverture de l’actualité quotidienne des trois pays scandinaves, Danemark, Norvège et Suède, de la Finlande et des trois pays Baltes: Lituanie, Lettonie et Estonie. Ce n’est pas tout: les 8 et 9 décembre prochains, il se rendra à l’université de Riga afin de participer à la Journée d’études. «Écrire avec la voix. De l’importance des cordes vocales dans la musique de l’écriture, de mon écriture». Ph.L.

 

 

L'excellent François Cérésa, écrivain., créateur de Service littéraire.

L’excellent François Cérésa, écrivain., créateur de Service littéraire.

Les coups de coeur du marquis

Poésie

Les marques d’Alain Marc

Il n’y a pas d’écriture heureuse; tel est le titre de l’essai que publie l’excellente et audacieuse collection Chiendents, des éditions du Petit Véhicule, à Nantes, autour de l’œuvre d’Alain Marc, poète, écrivain et essayiste né en 1959 à Beauvais. Alain affectionne les lectures publiques, activité difficile dans laquelle il excelle. Pas d’écriture heureuse? Même s’il place la barre haut, l’écriture du poète Marc recèle pourtant une bonne dose de jubilation. Ce petit livre dans lequel la talentueuse Murielle Compère-Demarcy, poète elle aussi, s’est particulièrement investie (notamment avec des entretiens que lui a accordés le Beauvaisien), accueille également une lettre de Bernard Noël. À découvrir.Ph.L.

Il n’y a pas d’écriture heureuse, Alain Marc; éd. Le Petit Véhicule; coll. Chiendents. 39 p.; 5 €. (Chiendents, éd. Le Petit véhicule, 20, rue du Coudray, 44000 Nantes.)

Le livre de et autour du poète Alain Marc.

Le livre de et autour du poète Alain Marc.

Une petite pluie tiède brumise les mélodies de Brahms

Tout se tient. La vie? Une manière de boucle qui tourne autour de votre tête, de vos hanches comme un hula-hoop. (Qui se souvient encore des hula-hoops? Je revois encore ma grande sœur en pleine action, un chaud mois d’août des sixties, à Tergnier. Le klaxon milanesque du marchand de glace. La couleur des cornets à la pistache, dans la ruelle à la Cité Roosevelt.) Je quitte quelques instants le journal et mon ordinateur pour faire une course en centre-ville. Petite pluie molle et tiède sur ce tout début de la Fête de la musique. Sur le parvis du magasin d’instruments Royez, un trio: une violoniste, une violoncelliste et un pianiste. Et une mélodie mélancolique et diaphane qui s’échoue comme une vague lasse sur la plage grise de ma mélancolie. Sur l’une des partitions, j’aperçois le nom de Brahms que je n’aurais pas reconnu, moi, bien plus familier aux harmonies de Chuck Berry. Je me mets à penser aux Fêtes de la musique d’antan. Celles que je suivais, en famille, dans une autre vie, à Abbeville. Ces petits temps incertains d’été mouillé, froissé comme une sonate de Brahms. Ces moules-frites que nous dégustions sous l’immense chapiteau dressé sur la place, près de la poste. Le rire de mon copain Raymond Défossé… Et déjà, mes lectures incessantes des livres de Blaise Cendrars. Quelques années plus tôt, j’avais découvert La Main coupée, roman autobiographique du Suisse le plus français du monde; je me délectais de ses récits, des portraits à cru qu’il dressait de ses copains légionnaires, des escapades qu’ils effectuaient sur un bachot dans les marais de la Somme, en plein milieu des lignes ennemies. (Un descendant du délicat Brahms portait-il le casque à pointe du côté de Curlu?) Souvent, je filais sur les lieux à la recherche d’indices, de vestiges, de traces de tranchées, d’un cri resté figé dans l’air glacé du temps immobile. Tout se tient, oui. Je rentrai au journal, retrouvai mon ordinateur et tapai l’article qu’on m’avait commandé sur le légionnaire Cendrars dans la Somme. A Frise, bien sûr, mais aussi à Tilloloy. Tout se tient, oui… Je venais d’écrire un article sur le Rétro C Trop Festival qui a lieu en ce moment même au château de Tilloloy où Cendrars cantonnait. Dans le parc du château, j’avais retrouvé, sous le poirier qui grimpe sur le mur de pierre blanche, la plaque marquant le lieu où celui qu’il nomme Rossi dans le roman (en fait ce légionnaire espagnol se nommait

Le début de la Fête de la musique, à Amiens, devant le magasin d'instruments Royez.

Le début de la Fête de la musique, à Amiens, devant le magasin d’instruments Royez.

, je crois) avait été enterré, éventré par une grenade alors qu’il se nourrissait, tel un ours, ours qu’il était physiquement, dans sa cagna-tanière. Les fêtes de la musique d’antan; Cendrars; Tilloloy, oui, tout se tient dans la vie quand une petite pluie molle et tiède brumise les mélodies de Brahms.

        Dimanche 26 juin 2016

AUDIO-LIVRE Echenoz et Ravel

 

untitledJean Echenoz lit son propre roman qui retrace les dix dernières années de la vie du compositeur français Maurice Ravel (1875-1937). Ravel: dandy, personnage emblématique de la musique française, à la fois influencé par Rameau, le jazz et l’Espagne. Echenoz dissèque avec une élégante précision la fin de vie du maître, ravagé par la maladie qui l’emportera. «Ravel fut grand comme un jockey, donc comme Faulkner», écrit l’auteur. Adorable. Ph.L.

Ravel, Jean Echenoz, Audiolib.

Contactez-moi, chère Canel, je vous aime déjà!

Merci à vous, chère Canel, pour cette belle critique (parue sur Babelio) qui m’a fait chaud au coeur. Je vous souhaite une belle soirée et plein de bonheur. Ph.L.

canel21 août 2015
Livres 2.00/5
Pierre se donne 24 heures pour convaincre Géraldine de rester. Elle veut le quitter pour un autre.
Je me suis donné 100 pages – 100 minutes grosso-modo – pour être convaincue par cette histoire, ou au moins vaguement intéressée.
J’abandonne page 113, de plus en plus agacée par cet homme qui geint, supplie : t’en va pas, si tu m’aimes t’en va pas ♪♫ dites-moi qu’elle est partie pour un autre que moi mais pas à cause de moi ♪♫ reviens, on va vivre la main dans la main, l’aventure avec toi c’est si bien ♪♫ ne me quitte pas, laisse-moi devenir l’ombre de ta main, l’ombre de ton chien ♪♫ [parce qu’en plus, il va falloir se partager la garde du chien]…
« Il y avait dans l’air des parfums de vieille France » dit Pierre, le narrateur (p. 32). Voilà, ça peut résumer ce que je n’aime pas dans ce roman, un côté poussiéreux, passéiste, autour d’une intrigue déjà vue, bourrée de clichés, épicée de scènes égrillardes, avec un quinqua nostalgique de ses parties de jambes en l’air avec des corps longilignes, jeunes, moins jeunes, aux odeurs musquées de brunes, de rousses, de blondes…
Je suis désolée de ne pas avoir su apprécier ce roman. La ressemblance du titre avec celui d’une splendide nouvelle de Stefan Zweig n’est pas fortuite (l’auteur s’y réfère) mais elle me semble bien trompeuse…

Shake Shake Go décoiffe !

Shake Shake GoLe groupe Shake Shake Go assure et décoiffe! Il a été fondé par le guitariste Marc Le Groff, de Nantes. Bien vite, il fut rejoint par Poppy Jones, une galloise d’origine et londonienne d’adoption. Virgile à la guitare, Kilian à la batterie et Toby au piano complètent le groupe qui s’est rôdé sur de nombreuses scènes du Royaume-Uni. Il en résulte treize chansons teintées de rock, de folk et de musique celtique. La voix de Poppy fait merveille, chaude, expressive ; elle épouse superbement les mélodies accrocheuses du gang. Totale réussite. PHILIPPE LACOCHE

All in Time, Shake Shake Go. Beaucoup Music.

 

 

 

Brèves en musique et en littérature

AUDIO LIVRES

Despentes savonneuse

Vernon Subutex 1, de Virginie Despentes, n’est rien d’autre que le portrait des eigthies finissantes. La voix de l’excellent comédien Jacques Frantz (Yves Robert, Claude Chabrol, Claude Berri, etc.) convient parfaitement au style écorché et si rock’n’roll de l’auteur de Baise-Moi. Ici, elle nous invite à suivre Vernon Subutex, manière d’ange déchu, « légende urbaine », estime l’éditeur, qui, tout doucement glisse vers le cauchemar de la rue. Légende urbaine ? Il y a de ça. C’est souvent violent, à la fois drôle et brutal. Ce texte ressemble

Captain Kid.

Captain Kid.

à un album des Heartbreakers. Percutant et réussi. Ph.L.

Vernon Subutex 1- Virginie Despentes. Audiolib.

MUSIQUE

Un bienfaiteur

« Je crois en une poésie du son. J’ai la conviction que, grâce au son, la musique peut agir comme un baume, voire soigner… Et j’ai envie de faire du bien… », confie Sébastien Sigault, alias Captain Kid. Le songwriter parisien, apparu sur les scènes dans les années 2000, remplit ici, parfaitement son contrat. Jolie mélodies, voix aussi bien dessinées qu’une estampe d’Hokushaï, il nous livre treize chansons fraîches, pétillantes, résolument poppy qui lorgnent du côté de Blur et de Divine Comedy, même si son Panthéon personnel renferme Dylan et les Beatles. La mélodie de « Upon the Edge » est un régal. Jolie pochette au format inhabituel. Très agréable. Ph.L.

X or Y, Captain Kid. Savoury Snacks records.

 

D’Arsy chante Corcy

D’Arsy est un artiste originaire de Soissons, dans ce cher département de l’Aisne. Il ne s’en cache pas puisque l’un de ses chansons s’intitule « Corcy »village du Soissonnais. Sa voix est belle, bien posée. Ses textes en imposent par une écriture serrée, poétique. Il chante l’amour, la nature, la forêt, la foudre et le tonnerre. Les arrangements proposent des sons où l’électro et les nappes de pianos font bon ménage. La chanson « Lovely », en duo avec Morgane Imbeaud à la voix limpide comme les eaux de la Vesle, ne manque pas de charme. Belle mélodie ; douce atmosphère. « Boy sentimental », avec ses évidences, ses ambiances, recèle toute la puissance d’un tube potentiel. PHILIPPE LACOCHE

Boy sentimental, D’Arsy. PBOX Music. Dist. Sony.

Alain Lebrun nous raconte des histoires

Son excellent dernier – et deuxième roman – est ancré dans les Sixties, le Berry et son cher Santerre où il réside.

Alain Lebrun nous raconte des histoires. Et on aime ça. Son deuxième roman, très réussi, nous transporte au début des années soixante. Sa narration prend naissance dans le Berry où il a longtemps travaillé et dont il est tombé sous le charme. D’emblée, l’intrigue est plantée. Deux familles, les Einègue

Alain Lebrun : un excellent conteur.

Alain Lebrun : un excellent conteur.

et les Accard, se détestent, se haïssent au plus haut point sans trop savoir pourquoi. Mais l’amour n’a pas de camp, pas de frontières, par patrie. Deux jeunes gens – Zaïna et Jacquelin – s’éprennent l’un de l’autre. Un amour fort les unit. Les parents de Zaïna ne supportent pas cette idylle : ils envoient leur fille dans leur famille, dans le Santerre profond afin qu’elle y oublie son Jacquelin, issu du clan honni. La famille d’accueil fait travailler la petite comme un animal. De l’esclavage. Le romancier décrit avec puissance et vérité le côté quasi sadique de ce couple de Thénardier ; pour ce faire, il prend parfois des accents dignes de Jules Vallès ou d’Eugène Sue. Zaïna ne tarde pas à prendre la fuite, se retrouve, de nuit, par un temps épouvantable, dans le village de Hyencourt-le-Grand (où réside l’auteur). Le garde champêtre la repère, veut lui venir en aide. Elle fuit encore, prend la direction de Bray-sur-Somme. Elle sera retrouvée, et accueillie avec humaniste et bonté par le maire du village de Pressoir, et son épouse, et vivra à leur côté des jours heureux, changeant son prénom singulier en celui, plus classique, de Suzanne.

Alain Lebrun en profite nous donner à voir cette époque en rupture. Le monde d’avant s’écroule. La modernisation apparaît. Les chevaux sont remplacés par les tracteurs. L’électroménager fait son apparition dans les foyers. Et les jeunes gens ne rêvent que d’une chose : échapper à l’emprise de leurs parents. Soixante-huit n’est pas loin. On sent ses frémissements jusque dans la Picardie la plus rurale. Il décrit avec une précision jubilatoire du battage du blé. Nul doute qu’il a dû utiliser là ses souvenirs d’enfant. Modernité encore : c’est l’époque des fusions des communes. L’union fait la force. Ablaincourt épousera-t-il Pressoir ? Cela ne va pas de soi ; chacun tient à son fief, à son clocher. A ses différences, mêmes infimes.

Alain Lebrun parvient avec des mots simples et des personnages bien dessinés, à faire passer l’Histoire à travers son histoire. En cela son roman est terriblement attachant, sincère et réussi.

                                                                  PHILIPPE LACOCHE

Un souffle de liberté, Alain Lebrun, Marivole, coll. Année 60 ; 268 p. ; 20 €.