Entre garçons au Petit Plats, à Montparnasse

 

De gauche à droite : Philippe Lacoche, Cyril Montana, Nicolas Rey et Patrick Besson, écrivain. Paris. Février 2012.

 Commençons par un carnet mondain. La conteuse Catherine Petit et moi, nous nous connaissons depuis une quinzaine d’années. Comme nous ne parvenions pas, – malgré bien des efforts – à faire un enfant, nous avons fait un livre. Il s’appelle Le dernier hiver de Victorine. Mort d’un quartier, et c’est aux éditions de La Licorne, dont les locaux se trouvent rue Alphonse-Paillat, à Amiens, à deux pas du Courrier picard ce qui est très pratique pour toucher mes droits d’auteur. Un enfant, j’eusse eu bien du mal à en faire à cette journaliste de Télérama que j’avais embêtée, en été 2003, au salon du livre de Forges-les-Eaux. J’étais avec Babe, ma jeune et adorable fiancée de l’époque. J’avais bu comme un trou toute la journée. Je tenais une forme olympique et j’avais entrepris ma consœur en lui faisant remarquer que Télérama me gavait sévère car trop animé de bons sentiments citoyens. C’était idiot. Mais il faisait doux, et Babe était belle. J’avais envie de me dégourdir la langue. Aujourd’hui, je ne pourrais plus parler ainsi car Télérama a publié, il y a peu, un bon papier sur le livre d’Emmanuel Carrère consacré à l’excellent et bien fou écrivain Limonov. La revue a également publié un bel album sur Bob Dylan (par le photographe Daniel Kramer; préface de François Gorin).Je me suis fait envoyer le tout par l’attachée de presse. C’est délicieux. Aussi délicieux que le dîner que nous avons fait entre garçons, l’autre soir, au Petits Plats, rue des Plantes, à Montparnasse. Nous étions en forme Patrick Besson, Cyril Montana, Nicolas Rey et moi. Devinette : que font quatre écrivains quand ils se retrouvent? Parlent-ils de littérature? Point, lectrice, poule d’eau inculte. Cyril et Patrick, en dégustant le vin, ont évoqué les inestimables bienfaits de l’alcool. Nicolas et moi, abstinents forcés et désolés, avons parlé médocs. Non, pas du Médoc, le succulent bordeaux, lectrice, petite foulque sans cervelle, mais médicaments. On a ensuite parlé de nos femmes ou fiancées. Moi, je ne la ramenais pas trop car je n’ai plus qu’une ex. Mais avec la forme que je tiens, je ne vais pas tarder à convoler. Le printemps du marquis des Dessous chics sera rock’n’roll et sensuel, lectrice adorée.

Dimanche 18 mars 2012.