Une belle jambe

Le 11 septembre – un jour de grande catastrophe – on découvrira qui des dirigeants de Sup de Co s’est rendu coupable de harcèlement. On sait déjà une chose : ceux qui ont approché ce dossier tentaculaire s’en souviendront longtemps. Côté presse, avocats et magistrats, on «aura fait » Sup de Co comme les vétérans disent qu’ils ont «fait l’Indo ». Côté partie civile – ce défilé de gueules cassées par le travail, mais peut-être pas par l’encadrement – la reconstruction sera longue et douloureuse. Lire la suite

Ça vous colle à la peau

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Tard le soir, dans les palais de justice, traînent des chroniqueurs et des accusés, des victimes et des gens en robe. Tous ont du mal à s’endormir quand ils rentrent chez eux. (photo Matt Brown sous CC)

Je ne vous parlerai pas de Sup de Co. J’en ai soupé de Sup de Co. Soupé, et dîné, et déjeuné, et dormi, et rêvé. Le tribunal correctionnel d’Amiens a passé cinq jours sur ce cas de harcèlement moral. Cinq jours, 58 heures de débat, 201 pages de notes dans le cahier de la greffière, huit articles dans le Courrier. Et tout ce qu’on ne vous a pas dit… La souffrance suinte. Une femme est morte, suicidée sur son lieu de travail, une autre a perdu la voix. L’audience est un défilé de gens cassés, brisés, anéantis.

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