« De rouille et d’os », un corps à corps sans âme

Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts portent magnifiquement bien le film.

Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts portent magnifiquement bien le film.

« Bouleversant« , « Nouveau choc filmique« , « Premier choc du festival« … Les superlatifs ne manquaient pas pour annoncer la sortie du dernier Jacques Audiard De rouille et d’os. Alors bêtement, la moutonne (femme du mouton) que je suis, j’ai pris le chemin des salles obscures, pour me faire ma petite idée. Comment vous résumer l’histoire? C’est un peu si Sauvez Willy rencontrait les boxeurs de Fight Club devant la caméra des frères Dardenne. Une histoire d’amour entre Ali, un SDF qui survit grâce à des petits boulots et des combats de boxe interdits, et la belle Stéphanie, dresseuse d’orques au Marineland d’Antibes. On pourrait facilement glisser dans le pathos et le misérabilisme avec un tel résumé, ce qui n’est jamais le cas dans le film. L’image est magnifique, les acteurs tout en retenus (à l’instar de la révélation du film, le belge Matthias Schoenarts), les effets spéciaux sont épatants (à moins que Marion Cotillard est vraiment fait une croix sur ses gambettes? Je n’ose l’imaginer…)  Tous les éléments sont réunis pour en faire un chef d’oeuvre et pourtant je n’ai pas été transportée par l’histoire. Un film trop appliqué peut-être? A vous d’en juger.

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