Pop-corn, boisson et rock and roll ! Six mois après la Hongrie, le festival du film de Beauvais revient à un cinéma plus grand public, en mettant à l’honneur la Grande-Bretagne. Du 14 au 17 avril, les spectateurs pourront (re) voir au Cinespace les œuvres des enfants terribles du cinéma britannique. Au pays de Ken Loach, Danny Boyle et ses compères ont rompu avec les codes traditionnels, avec un cinéma électrique.
Andrew Macdonald, producteur de Transpotting et Petits meurtres entre amis, fera l’ouverture du festival pour présenter son travail. On lui doit aussi la série de films romantiques Love actually ou Coup de foudre à Nothing Hill. À 22h30, dans une ambiance fin du monde, les spectateurs pourront revoir les deux films de Danny Boyle, 28 jours plus tard et 28 semaines plus tard.
Hommage à l’animation britannique
Le cycle Rock’n ciné permettra de revoir des classiques du genre comme Last Days sur les derniers jours du chanteur de Nirvana ou Good morning England, film déjanté sur une radio pirate. Ce festival permet aussi de tomber sur des pépites cinématographiques comme One + One, un long-métrage de Jean-Luc Godard sur les Rolling Stones, sorti en 1968.
Pour les amateurs de vieux films, des œuvres du mouvement «free cinéma» seront visibles. «Ce sont des films sortis dans les années 1950-60 et qui étaient révolutionnaires pour l’époque. Sexe, adultère, pauvreté, ils s’affranchissaient de tous les tabous», commente Marie-Jeanne Gomet, directrice du Cinespace.
Une autre partie du festival sera consacrée à l’animation. Michel Ocelot, le créateur de Kirikou et la sorcière, sera présent dimanche 15 avril pour célébrer le travail de l’un des maîtres de l’animation, Barry Purves, qui sera présent à Beauvais. « Il a démarré au studio Aardman, avant de se lancer seul. Il a travaillé sur Mars attack et le King-Kong de Peter Jackson». Dans le hall du cinéma, une exposition reconstituera une scène d’animation, avec des figurines et décors en volume. Les scolaires pourront participer à des ateliers d’animations de marionnettes.
Plusieurs avant-premières de films français seront à découvrir comme Le prénom (le 17 avril) avec Patrick Bruel et La clinique de l’amour d’Artus de Penguern (le 16 avril).
Tout le programme: www.beauvaisfilmfest.com



