Une blogueuse picarde au festival de Cannes

Lucile Bellan couvre pour la 4e fois au festival de Cannes.

Lucile Bellan couvre pour la 4e fois le festival de Cannes.

Lucile Bellan, 26 ans, a quitté les nuages gris de Picardie pour retrouver des pluies torrentielles sur la Croisette. « En quatre années de festival de Cannes, je n’avais jamais encore connu un temps aussi déprimant !» C’est donc dans une ambiance «Chantons sous la pluie» que cette Compiégnoise livre ses impressions et ses coups de coeur pour le site internet culturel Artistikrezo.

Depuis le 19 mai, la journaliste enchaîne les projections, «jusqu’à cinq films par jour», en débutant les journées à 7 heures du matin. Grâce à son bracelet bleu réservé à la presse, elle peut grignoter quelques places dans les files d’attente. «On fait la queue pour assister aux projections et le soir, on remet ça pour aller aux soirées.» Lors de l’ouverture du festival, la critique est allée applaudir le groupe Gossip en concert privé à la Villa des Inrocks.

Un festival en mode mineur

Mais le coeur n’y est pas vraiment. Les séances annulées en raison du mauvais temps se multiplient. A mi-parcours, Lucile Bellan juge déjà cette 65e édition de «mineur». «La compétition est assez faible, pas de polémique, ni de soirées folles. On a tout juste vu l’acteur Tim Roth, ivre, se déhanchant sur une table…»

Parmi ses coups de coeur, le dernier film d’Alain Resnais Vous n’avez encore rien vu, «qui mérite le prix de la mise en scène» et Leos Carax et Holy Motors «film qui mérite la Palme» ou encore l’interprétation touchante de Jean-Louis Trintignant, dans le rôle d’un mari bourgeois confronté à la maladie de sa femme, dans Amour de Michael Haneke.

D’autres grands films restent à venir comme Cosmopolis de David Cronenberg. Fin du suspense, le 27 mai. Le jury, présidé par le réalisateur Nanni Moretti, rendra son verdict.

 

Share

Séance de rattrapage

Si vous étiez passés à côté au moment de sa sortie en salle, c’est le moment de se rattraper demain soir, sur Canal +. La permission de minuit est un très joli film de Delphine Gleize, réalisatrice originaire de Saint-Quentin. Une belle histoire d’amitié entre un chirurgien (Vincent Lindon) et son jeune patient, un enfant de la lune (Quentin Challal). Cette maladie génétique orpheline grave contraint les enfants à vivre la nuit, pour ne pas s’exposer aux ultraviolets. Si le thème est grave, la réalisatrice parvient à en faire un film sensible, sans pathos, grâce aux talents d’équilibristes de Vincent Lindon, Emmanuelle Devos et Quentin Challal, touchant de sincérité.

J’avais eu la chance de rencontrer la réalisatrice à la sortie de son film. Son portrait: Lire la suite

Share

Maurice Barthélémy, l’ex-Robin des Bois, vole de ses propres ailes

 

Maurice Barthelemy, réalisateur

Maurice Barthelemy, réalisateur

Dernier appel pour l’embarquement à bord du film Low Cost. Maurice Barthélémy, ex-Robin des Bois, originaire de Verberie, vient de sortir son troisième long-métrage en DVD.

Maurice Barthélémy, c’est le petit chauve qui jouait dans la troupe des Robins des Bois. Dix ans plus tard, on retrouve le comédien, âgé de 42 ans, derrière la caméra. Avec son troisième long-métrage Low Cost, il signe son grand retour à la comédie avec, à son bord, un rat surnommé Compiègne. Un clin d’œil à ses origines picardes qu’il revendique.

Lire la suite

Share