Du grand cinéma

Du cinéma pour le dessert, Rémi Lucas. Editions FLBLB, 136 pages, 15 euros.

Un couple (dont l’auteur du livre) et ses deux jeunes enfants marchent dans la rue. Et voilà qu’ils croisent des personnes qui leur font songer à Fritz Lang, à Alfred Hitchcock, Luis Bunuel. Et finalement Rémi Lucas se cogne contre… Rémi Lucas jeune, tout excité d’avoir vu passer ses réalisateurs préférés… « Luc Besson et Steven Spielberg » ! Emoi choqué du Rémi Lucas adulte et début d’une introspection à la fois amusée et érudite sur l’évolution de ses goûts en matière cinématographique qui va le voir se confronter avec plusieurs autres de ses « moi ».

Au fil des pages et des réflexions, on va croiser des films et des auteurs célèbres, mais aussi d’autres figures ou d’autres longs-métrages moins connus, comme Boris Kaufman, chef-opérateur de Jean Vigo et frère de Dziga Vertov, John Ford, Richard Fleisher ou Phantom of Paradise de Brian de Palma. A noter encore un chapitre assez hilarant sur la traduction des titres de films américains ou une évocation plus sensible et autobiographique sur sa découverte du cinéma, à travers la salle de quartier, à Lamballe, dont ses parents étaient concierges…

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