Titeuf, toujours bien de son temps

Titeuf, tome 15: à fond le slip ! Zep. Editions Glénat, coll. Tchô ! la collec…, 48 pages, 10,50 euros.

Titeuf est de retour. Tel qu’en lui-même. Côté filles, la situation s’est complexifiée entre sa chère Nadia et désormais Ramatou, la jeune réfugiée avec qui c’est pô facile non plus d’avouer ses sentiments. Pour le reste, il tente de s’en sortir à l’école, de composer avec ses parents et de s’y retrouver dans un monde de plus en plus déconcertant, entre les « terroristes », les pédophiles qui se cachent derrière des tutoriels d’aide en maths sur Internet, les complotistes illuminati, les manifestants IVGétariens et ceux contre les déchets nucléaires « qui puent du slip comme les couches de Zizie« , sa petite soeur. Et maintenant, il faut aussi s’adapter aux nouvelles technologies, aux applis aux effets secondaires parfois très « frappants »…

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Un été BD pas très dense, mais riche dans la presse

L’été est toujours (plus ou moins) propice à l’extension de l’offre de presse en matière de bande dessinée. L’engouement est certes moins fort cette année, mais quelques titres proposent de nouveau à leurs lecteurs des séries graphiques d’été.

Comme déjà évoqué, le Courrier picard poursuit sa marche avec La Guerre des Lulus, et prépublie en exclusivité durant l’été les planches du tome 5 (à paraître mi-novembre aux éditions Casterman). Dernier tome – se déroulant en 1918 – de cette série des deux auteurs picards Hardoc et Hautière.
Parmi nos confrères de la presse quotidienne régionale, Sud Ouest exhume (mais uniquement dans son numéro du dimanche) des planches strips de De Gaulle à la plage de Ferri – pas vraiment une nouveauté, mais d’un humour qui fonctionne toujours.
Dans un autre genre, Corse Matin propose la bande dessinée de Philippe Antonetti Corsica 1919, tous les jours… et en langue corse…

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Réfugiés: Le monde bouleversé par Titeuf

titeuf-caseIl n’était jamais arrivé au  Monde de consacrer son illustration de une à la bande dessinée (et sans doute guère même imaginable).  C’est pourtant le cas pour l’édition datée de ce vendredi 11 septembre, avec un extrait de la dernière planche de Zep, réalisée sur son blog What the wonderful blog (hebergé sur le site internet du quotidien du soir).

Si, souvent, un bon dessin vaut un long discours, c’est tout à fait le cas ici. Après la fameuse photo du petit enfant syrien mort sur la plage de Bodrum, et sur un autre registre, le dessinateur suisse parvient à interpeller et à sidérer, en déstabilisant, et en décalant ses personnages habituels de Titeuf (pas exempt, déjà, dans ses deux derniers albums notamment, de problématiques sur les immigrés et les ravages de la guerre).

Avec ces 42 cases de « Mi-petit, mi-grand« , Zep  touche et sidère en plongeant ses personnages si familiers de Titeuf dans le chaos soudain et incompréhensible de la guerre…

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Rock en stock : Zep à hauteur d’hommes

Une histoire d’hommes, Zep, éditions Rue de Sèvres, 64 pages, 18 euros. Parution le 11 septembre.

C’est l’un des albums phare de cette rentrée. D’abord, car un album de Zep ne passe pas inaperçu. Ensuite, parce qu’il s’agit d’une des premières parutions du nouvel éditeur Rue de Sèvres (département BD adossé à l’Ecole des Loisirs). Mais surtout car il s’agit d’un très bon ouvrage, qui tranche singulièrement avec la production passée du papa de Titeuf.

Ici, les héros ont grandi. Et vieilli. Près de vingt ans après leur séparation,  les membres d’un groupe de rock qui a failli avoir sa chance, les Tricky Fingers, se retrouvent dans le manoir anglais de la rock-star Sandro, ex-leader du groupe et le seul à avoir perçé. La camaraderie est intacte mais les trajectoires ont divergé. JB, le bassiste discret est devenu directeur d’une usine de plats surgelés, Frank, le batteur expansif tient un restaurant à Verbier, en Suisse et gère tant bien que mal ses divorces à répétition. Et Yvan, le guitariste s’enferre dans son rôle de looser, en éternel ado. Le temps d’un week-end, les quatre copains vont faire ressurgir le passé et ses ombres, repassant le film de leur jeunesse, avec son lot de révélations, de déchirements, mais aussi de nouvel horizon…

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Kid Paddle et la Mad Fabrik
rejoignent Glénat

Les éditions Glénat rachètent la maison d’édition belge de Midam, Mad Fabrik.

Au 1er janvier prochain, MAD Fabrik rejoindra le groupe Glénat. qui gérera désormais l’édition, les droits audiovisuels et merchandising de Kid Paddle, Game Over et de Grreeny.

Dans un communiqué de presse diffusé ce jour, Glénat estime ce rapprochement « cohérent et logique« , étant deux maisons d’éditions « qui partagent une vision éditoriale semblable, fondée en partie sur la création et l’exploitation sur plusieurs médias de séries jeunesse grand public de qualité« . Cette mise en commun des « compétences » et de la « créativité » marque aussi le retour dans un grand groupe de Midam, qui avait pris son indépendance du groupe Dupuis voilà quatre ans.

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C’est l’heure du pastiche avec Dutreix
dans le Courrier picard

Début, ce lundi 29 juillet, d’une nouvelle série de planches de BD quotidiennes dans le Courrier picard. Extraites d’Impostures, l’album de « détournements de personnages » de Romain Dutreix.

On avait déjà évoqué, voilà quelques mois, l’intérêt – économique et éditorial – d’Impostures, l’album de pastiches – ou plutôt de détournements de personnages – de Romain Dutreix. Une démonstration qui sera, désormais, partagée sans doute par les quelque 308 000 lecteurs du Courrier picard, où débute, ce matin, la parution de plusieurs histoires courtes extraites de cet album Fluide glacial.
Début avec Titeuf bombardé au Cambodge, avant Blake et Mortimer en recherche d’un repreneur, l’agent 212 relooké Robocop ou Astérix et Obélix transposés en Amazonie… Bref, du lourd, qui donne envie d’en savoir plus avec son auteur.

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Un Salon du livre… et de la BD
ce week-end à Paris

Le Salon du Livre de Paris 2013 se tient porte de Versailles jusqu’au 25 mars. Avec une belle affiche en matière de bande dessinée. Premier aperçu.

Depuis quinze ans, la bande dessinée a droit de cité au Salon du Livre de Paris. Cette année, le 9e art y sera présent sous des formes très diverses, avec le plein d’auteurs dans les divers stands d’éditeurs. Mais aussi avec des expos ecclectiques balayant large, du mangas, du comics et de la BD franco-belge, à travers quelques unes de leurs grandes pointures.

Spirou, Arleston et Titeuf,
têtes d’affiches franco-belges (… et suisse)

Côté BD européenne, Spirou, continue à fêter ses 75 ans, avec 200 hommages signés des plus grands noms du monde de la BD réunis dans une exposition présentant toutes ces œuvres, plus un ouvrage qui sera disponible sur le Salon en avant-première, dans une édition exclusive.

Autres bougies à souffler, pour Titeuf, plus jeune puisqu’il n’a, lui, que 20 ans. Mais qui méritait bien aussi d’être sous les projecteurs… Tout comme, grande première, le scénariste Arleston. Hommage sera rendu à la locomotive des éditions Soleil, auteur de l’excellente série Lanfeust de Troy (et de ses déclinaisons) et de quelques 130 albums aujourd’hui, à travers un « cabinet de curiosités » mettant en scène une rétrospective de son oeuvre (quelque 130 albums à l’heure d’aujourd’hui… dont la toute nouvelle série Ekhö, dessinée par Alessandro Barbucci, sort pour ce rendez-vous.

Superman anthologique

A l’ouest, du nouveau aussi. Ou plutôt, un autre septuagénaire qui se porte pas si mal non plus : Superman, à travers une autre « expo des 75 ans », qui permettra de découvrir l’évolution du super-héros et en savoir plus sur ceux qui l’ont mis en scène, de Jerry Siegel et Joe Schuster jusqu’à Grant Morrison ou Frank Miller. A noter que les éditions Urban Comics sortent pour l’occasion, une anthologie Superman inédite – similaire dans la forme à leur anthologie DC Comics.

Square manga

Enfin, du côté du soleil levant, autre expo marquante, consacrée au magazine underground Garo. Et un « Manga Square » dédié spécialement au genre. Avec, à chaque fois son lot d’animations et de conférences-débat.

http://www.dailymotion.com/video/xxxuqk

Titeuf se recase !

Titeuf, tome 13 : à la folie, Zep, éditions Glénat, 48 pages, 10,45 euros.

C’est le best-seller incontestable de cette rentrée. Tiré à un million d’exemplaires,Titeuf s’est classé dès sa sortie en tête des ventes du « Top 200 », tous titres confondus. Et il pourrait y rester un bon moment.

Si les chiffres de ventes ne traduisent pas forcément la qualité d’un ouvrage, elles n’induisent pas non plus du contraire. En l’occurrence, on aurait plutôt tendance, en effet, à aimer, sinon « à la folie » mais très bien ce nouvel album de Zep. Précédé d’un buzz médiatique conséquent, starisé, son petit héros à la houppette blonde, n’est toujours pas fatigué au bout de treize albums. Celui-ci connaît même un sacré rebondissement, puisque Titeuf en vient à casser avec Nadia – unique objet de ses pensées depuis le début de ses aventures – du fait de l’arrivée d’une jolie réfugiée africaine, Ramatou…

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Titeuf aussi dans le Courrier picard

L’arrivée du nouvel album de Titeuf (« à la folie ») n’aura échappé à personne. Ou, en tout cas, à pas grand monde. Cet opus 13 de la série vient en effet de débouler dans les présentoirs à hauteur… d’un million d’exemplaires !

Cette fois, l’autre fameux personnage de BD à houpette sera confronté à l’amour, sous la forme d’une belle réfugiée africaine et à l’alterité.

Et les lecteurs du Courrier picard pourront aussi retrouver le héros de Zep dans ses nouvelles aventures dès ce dimanche 2 septembre – et dans chaque édition dominicale pendant 48 semaines. Avec, pour commencer – avant de retrouver les gags d’une planche – un petit épisode assez surprenant en quelques planches…

Titeuf fait déjà le buzz

Nul (ou pas grand monde) ne l’ignore, un nouvel album de Titeuf est prévu pour cette rentrée, un opus 13 « A la folie » où Titeuf est grave amoureux d’une nouvelle fille arrivée dans son école. Arrivée dans les bacs annoncée pour le 30 août… Et dès le 2 septembre, vous pourrez retrouver chaque dimanche une planche dans le Courrier picard – où le petit héros de Zep succède aux poissons du fond du bocal de Nicolas Poupon.

Mais, sans attendre, les éditions Glénat ont axé la communication autour de l’album sur le web et sur les réseaux sociaux, avec un site spécial dédié : Titeuf13.com.

Coloré et ludique, et résolument jeune public, ce site propose notamment à l’internaute de créer des « buzz » sur ses amis avec la bande à Titeuf, qui peuvent être partagés par mail ou par Facebook (plus d’un millier ont déjà été rédigés). Les meilleurs d’entre eux seront récompensés, le 20 août, par des cadeaux. On y retrouve aussi, plus classiquement, une présentation de Titeuf, des vidéos inédites de Zep et des planches en avant-première.

En tout cas, l’opération fonctionne bien. Au 9 août, ce Titeuf comptait déjà près de 357000 fans sur facebook !