Reine d’Égypte, aux origines (pharaoniques) du féminisme

Reine d’Égypte, tome 1, Chie Inudoh (scénario et dessin). Éditions Ki-oon, 200 pages, 7,90 euros.

Après Bride stories, poignante et passionnante fresque sociale ayant pour cadre les majestueuses steppes de la mystérieuse Mongolie du XIXe siècle, les Éditions Ki-oon (dans sa collection Kizuna, pour tout âge) nous plonge cette fois au cœur de l’Égypte antique avec Reine d’Égypte de Chie Inudoh. Un nouveau manga historique et une nouvelle héroïne personnifiée par Hatchepsout, « la première femme dont l’histoire ait gardé le nom », écrivait, au début du XXe siècle, le grand égyptologue et archéologue américain James Henry Breasted. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Cléopâtre qui est croquée en bande dessinée mais la première reine-pharaon qui vécut au quinzième siècle avant notre ère. Et peut-être bien la première féministe, tant Hatchepsout a dû se battre pour s’imposer comme l’égal de son époux (et demi-frère) Séthi devenu Thoutmosis II. Tous les deux règneront ensemble pendant quelques années jusqu’à la mort de Séthi. Hatchepsout prendra alors, seule, les rênes du pouvoir pendant vingt-deux ans, non sans avoir marqué son époque par un sens aigu de la gouvernance et une appétence pour les constructions tel « Deir el Bahari », un complexe cultuel, près de Louxor, composé de temples et de tombes et dont la particularité est d’avoir été creusé à même la roche sur trois niveaux…

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