Dessins croisés et picards au Mesnil-Saint-Firmin le 4 février

L’association Saint-Joseph organise son rendez-vous de la bande dessinée « Dessins croisés », au sein de la Maison d’enfants du Mesnil-Saint-Firmin, dans l’Oise. Avec des auteurs picards à l’honneur

Pour la deuxième année consécutive, la maison d’enfants de l’Association Saint-Joseph du Mesnil-Saint-Firmin organise son rendez-vous de la bande dessinée. Cette année, c’est le dessinateur samarien Damien Cuvillier qui sera mis à l’honneur.

Remarqué dernièrement pour son travail sur Nuit noire sur Brest, de Kris ou précédemment pour le diptyque Les souliers rouges (et son passage réussi à la couleur directe), il sera présent le 3 février pour des animations avec les écoles puis le 4 février à partir de 14 heures pour un rendez-vous grand public. Et il ne viendra pas seul au Mesnil-Saint-Firmin, puisque sont également annoncés David Francois (dessinateur d’Un homme de joie), Hardoc (dessinateur de La Guerre des Lulus) et Régis Hautière  (scénariste, notamment, des deux séries). Cette manifestation comprendra des dédicaces-ventes de BD et des animations, dont deux expositions consacrées à la guerre des Lulus et à Petite souris, Grosse Bêtise, l’une des premières bandes dessinées jeunesse éditée par les Editions de la Gouttière. La maison d’édition amiénoise est partenaire de la manifestation, tout comme l’association On a marché sur la bulle et la libraire amiénoise Bulle en stock.

Dessins croisés, samedi 4 février, de 14 à 19 heures, Maison d'enfants de l'Association Saint-Joseph, rue du Château, 60120 Le Mesnil-Saint-Firmin.

Les « Lulus » reviennent passer l’été dans le Courrier picard

Dès ce mardi et durant tout l’été, le nouvel épisode de La Guerre des Lulus sera à découvrir en prépublication dans le Courrier picard.lulus2 detourQuatrième année de « Grande Guerre » pour les « Lulus » et quatrième album de la série à succès des Amiénois Régis Hautière (au scénario) et Hardoc (au dessin).

Le nouvel épisode des péripéties de ces enfants laissés à eux-mêmes en pleine Première Guerre mondiale va paraître en septembre. Mais les lecteurs du Courrier picard, grâce à un partenariat avec les éditions Casterman, auront la primeur de ces nouvelles aventures, dans une version « collector » en noir et blanc.

Début de la prépublication dès ce mardi 12 juillet, à raison d’une page par jour du lundi au samedi et de deux pages chaque dimanche jusqu’au 30 août. Avant cela, un petit rappel des épisodes précédents paraît ce lundi dans le Courrier picard, car il s’en est passé des choses, depuis la découverte de leur abandon devant l’offensive allemande dans La Maison des oubliés, leur rencontre et leur amitié conclue tragiquement avec le déserteur Hans et leur passage au Familistère de Guise.
Leurs nouvelles aventures devraient cette fois leur faire quitter la Picardie et arpenter la Belgique.

Histoire à suivre, donc, dès demain, dans le cahier été du Courrier picard.

 

Retour sur le premier jour du festival d’Amiens

Galerie

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Sous un temps maussade, au milieu des perturbations sociales et climatiques majeures, les 21e Rencontres de la bande dessinée sont arrivées, pour l’heure, à surnager. Les auteurs sont bien là, le public apparemment un peu moins nombreux que l’an passé. … Lire la suite

Régis Hautière, histoires en marche

Le scénariste amiénois Régis Hautière a une actualité encore chargée en ce début d’année, avec la sortie du deuxième volet d’un Homme de joie (avec David François au dessin) et celle du tome 4 de la série Femmes en résistance : Mila Racine (co-scénarisé avec Francis Laboutique et dessiné par Olivier Frasier). Sans oublier la finition du tome 4 de La Guerre des Lulus et l’arrivée de deux nouvelles séries humoristico-historiques, l’une avec Arnaud Poitevin, Les Spectaculaires et l’autre avec Frédérik Salsedo, Les trois grognards.
Entretien tour d’horizon…

Régis Hautière, en ce mois de mai sort une nouvelle série, Les trois grognards. D’où vient ce projet ?

Régis Hautière va avoir six albums publiés en 2016.

Régis Hautière  va avoir six albums publiés en 2016.

Frédérik Salsedo m’a sollicité. Il avait envie de repartir dans l’humour. Après Ratafia, il avait fait Nous ne serons jamais des héros et Au royaume des aveugles (au Lombard). Il commençait à se lasser du style réaliste et avait envie de repartir vers des choses plus légères, de retrouver un dessin plus caricatural, plus lâché. Il m’a d’abord suggéré de faire une histoire de pirates, mais il y aurait eu immanquablement une comparaison avec Ratafia. Et j’ai donc suggéré la période de la Révolution française… albums

Mais c’est sous l’Empire que se passe l’histoire des Trois Grognards ?

Au départ, je pensais à la période juste après 1789. Mais je me suis dit que la période napoléonienne avait été peu traitée sur un mode humoristique. La BD napoléonienne est un genre très sérieux, très précis. Il y avait peut-être moyen de s’amuser et d’apporter quelque chose d’autre sur cette période-là.

Vous aviez une idée précise ou des références en tête ?

J’avais une série en tête, mais qui n’a rien à voir avec l’époque napoléonienne, il s’agit… des Tuniques bleues. On reprend un peu le même principe de suivre une guerre, vue par des soldats du rang et avec un côté humoristique. L’humour et le traitement graphique sont différents de la série de Cauvin et Lambil, mais la référence est similaire : faire une série humoristique avec un fond historique…

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Aquablue se sort bien du naufrage

aquablue-15_couvAquablue, tome 15 : Gan Eden, Régis Hautière (scénario), Reno (dessin). Editions Delcourt, 14,50 euros.

Suite et fin du tome 14. L’aventure se situe encore prinicipalement ici sur le Standard Island, ce paquebot géant devenu le symbole des ambitions expansionnistes et touristiques terriennes, mais aussi de la résistance, violente au besoin, des « terroristes » natifs d’Aquablue.

Nao et Carlo vont tenter d’arrêter le projet fou des terroristes, qui ne visent rien moins que de faire couler le Standard Island, au risque de noyer tous ses passagers…

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21 raisons d’aller aux 21e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens

21e Rendez-vous BD Amiens_miniatureC’est devenu un rituel. La dernière « bulle du lundi », avant les Rendez-vous d’Amiens est l’occasion d’évoquer les grandes lignes du prochain festival et quelques albums coups de coeur des bénévoles et autres participants. L’occasion d’anticiper et d’organiser son week-end de bulles picarde. Evocation en 21 points et quelques révélations supplémentaires…

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« Un homme de joie » au plus haut

Un homme de joie_tome 2_couvUn homme de joie, la ville monstre, tome 2, Régis Hautière (scénario), David François (dessin). Editions Casterman, 56 pages, 13,95 euros.

Sacha, l’émigré ukrainien, commence à trouver sa place à New York, cette « ville-monstre » en plein essor vertical dans cette Amérique des années 30. Par l’entremise de Tonio, son « ami » mafioso, il participe à la construction du Rockfeller Center et continue de promener des chiens. Et puis, il a trouvé l’amour avec MagdaLena, ou plutôt Magda et Lena, les deux soeurs siamoises. Mais celles-ci sont les protégées de Lanzana, le parrain de la pègre locale. Et sur le chantier, le « Français » Lafayette commence à convaincre avec ses idées subversives de grève. Deux épisodes qui vont faire basculer sa vie, pour le meilleur mais aussi le pire…

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La Résistance par la Racine

Femmes en résistance_mila Racine_couvFemmes en résistance, tome 4: Mila Racine, Régis Hautière et Francis Laboutique (scénario), Olivier Frasier (dessin), Emmanuelle Polack (dossier historique). Editions Casterman, 64 pages, 14,50 euros.

Après la pilote anglaise Amy Johnson, après la pacifiste allemande Sophie Scholl et la militante française Berty Albrecht, c’est une quatrième figure méconnue de femme résistantes qui est dévoilée ici, celle de Mila Racine, cette jeune femme juive qui a mis sur un pied un réseau d’exfiltration d’enfants juifs, entre Nice, la Haute-Savoie et la Suisse.
Arrêtée en octobre 1943, elle est d’abord enfermée à l’hôtel du Pax à Annemasse (Haute-Savoie) sans que sa réelle identité soit découverte. Transférée ensuite à la prison Montluc de Lyon, c’est comme « résistante politique » qu’elle est ensuite envoyée au camp de Royalieu, à Compiègne (dans l’Oise) avant d’être déportée vers Ravensbrück dans le même convoi que Geneviève de Gaulle. A quelques jours de la libération, c’est un bombardement allié qui la tuera, alors qu’elle s’était porté volontaire pour faire partie d’un kommando de travail oeuvrant aux voies ferrées près du camp de Mathausen.

Comme les trois autres, Mila Racine croisera aussi la route de Gerda, l’espionne de l’Abwehr. Mais celle-ci, transformée par sa rencontre avec Berty Albrecht mène désormais un autre combat, tout aussi dangereux. Son destin et les liens qui la rattachent à la journaliste Claire Guissart, qui a retrouvé son carnet, vont enfin être pleinement dévoilés…

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La bande dessinée fait une scène au Salon du livre de Paris

Le « Salon du livre de Paris », c’est fini. Place désormais à « Livre Paris ». Nouvelle identité visuelle et place accrue à la bande dessinée. Mais toujours rendez-vous porte de Versailles, à partir d’aujourd’hui.

vISUELiNVITATION2016Côté neuvième art, le changement c’est aussi maintenant au salon du livre de Paris, ou plutôt à Livre Paris, nouvelle identité de la manifestation. Avec la création d’une « scène » totalement dédiée au genre.
Déjà bien présente ces dernières années – avec des stands d’éditeurs parmi les plus grands et spectaculaires et la venue d’auteurs d’importance – la bande dessinée sera donc encore plus présente cette année, avec une succession de rencontres-débats tout au long des quatre jours sur ce nouvel espace dédié

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Décollage pour les XXIe Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens 2016

Le visage des prochains Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens se précise, comme chaque année, en début de printemps.

Rendez-vous_BD_amiens_2016_afficheL’affiche et le pré-programme des XXIe Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens sont désormais connus.

Pour la première, c’est la dessinatrice québecoise Julie Rocheleau (révélée ici par son superbe travail sur la colère de Fantomas) qui en est l’auteure. Dans le style rétro décalé de sa série, elle prend de la hauteur et évite les confrontations habituelles avec le patrimoine local (même si on peut voir dans son drôle de ballon découpé en morceaux accompagné de calamars géants un hommage à Jules Verne).

Côté programme, il y aura du lourd. Et de quoi satisfaire un large public.

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