Dieu le pire pour l’Infinity 8

Infinity 8, tome 3: l’évangile selon Emma, Lewis Trondheim, Fabien Vehlmann (scénario), Olivier Balez (dessin). Editions Rue de Sèvres, 96 pages, 17 euros.

Troisième « boucle » temporelle pour l’Infinity 8. Après les deux précédents reboot, le capitaine du vaisseau spatial bloqué dans la gigantesque nécropole galactique est déjà parvenu à neutraliser une horde de Kornaliens nécrophages puis à empêcher l’instauration d’un IVe Reich robotique. Cette fois, c’est au tour de l’agent Emma O’Mara d’intervenir.
Pacifiste, pieuse, adepte de la religion pax-tholmaniste, celle-ci cache cependant son jeu. Elle ne va pas hésiter à sacrifier la vie de l’équipage pour une quête plus élevée: retrouver le dernier évangile perdu de son dieu afin d’en finir avec la guerre sainte. Pour cela, elle se retrouve à faire équipe avec une bande de malfrats aux objectifs nettement moins nobles. Et elle risque même, a contrario de son plan, de mettre en péril l’ensemble des races de l’univers…

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Christin et Balez rebâtissent la légende de Robert Moses à New York

Robert Moses, le maître caché de New York, Pierre Christin, Olivier Balez, éditions Glénat, coll. 1000 feuilles, 104 pages, 22 euros.

Flâneur urbain, amoureux des Etats-Unis et tout particulièrement de New York, Pierre Christin se devait de croiser le chemin de Robert Moses, le « maître caché » de la ville de la Côte est.

Des années 30 jusqu’aux années 70, c’est à cet urbaniste, qu’on pourrait comparer au baron Haussmann pour Paris, que l’on doit la transformation de la Grande pomme. Il est ainsi à l’origine de quelques une de ces structures les plus célèbres comme le pont de Verrazano ou le bâtiment de l’ONU, mais aussi – et surtout – de nombreuses autoroutes urbaines, de milliers de logements, des premières plages ouvertes au grand public, de places, de piscines, de centaines d’aires de jeux, etc. Il aura vu passer cinq maires, six gouverneurs et sept présidents, solidement assis dans son fauteuil, avant que cet « utopiste conservateur » ne se voit à son tour déstabilisé par la contestation post-60′, incarnée par une étonnante femme, Jane Jacobs…

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