Ni Dieu, ni limites dans le dessin

Ni Dieu, ni eux, Tignous. Editions du Chêne, 96 pages, 14,90 euros.

La couverture annonce la couleur et la dénonciation par des dessins – parfois très cinglants – des dérives religieuses de tout poil et de toutes obédiences. Chacune des « grandes religions » instituées en prend pour son grade.
L’église catholique pour son opposition au mariage gay ou ses ambiguïtés quant aux cas de pédophilie de certains membres de son clergé ; l’islam avec ses intégristes radicaux et terroristes (et Tignous réinterprète deux fois le fameux dessin de Cabu qui avait provoqué l’éruption de colère contre Charlie hebdo) ou avec certain aspects rigoristes ; la religion juive à travers son instrumentalisation d’une part par le régime israélien actuel pour justifier l’annexion des territoires palestiniens, mais aussi en faisant un clin d’oeil à l’humour juif – avec notamment une planche très réussie ou le pape et un mollah affichent leur rêve de reprendre le pouvoir tandis qu’un juif traditionaliste souligne qu’eux respectent la démocratie, la preuve: « notre peuple a été élu » ! Même les bouddhistes ne sont pas épargnés (à travers une descente en flammes du Dalaï Lama…), la religion sikh (pour son manque d’humour) et les sectes improbables (pour l’escroquerie financière qu’elles représentent)…

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