C’est assez pour « Mermaid Project »

Mermaid project, épisode 5, Corine Jamar et Léo (scénario), Fred Simon (dessin). Editions Dargaud, 56 pages, 13,99 euros.

Cinq ans de travail, cinq albums et la fin de ce qui est le premier cycle de cette série d’anticipation écolo. C’est aussi l’heure de l’affrontement final entre Romane et Brahim et la société Algapower et l’épilogue de l’action entamé dans le tome 4.
Ayant réussi à s’infiltrer dans la plateforme maritime de la multinationale, grâce à l’aide active de cétacés, les deux inspecteurs vont parvenir à mettre fin aux délires génétiques de la multinationale visant à croiser génétiquement des hommes et des dauphins. Et, surtout, à en comprendre l’objectif raciste final. Là encore, avec l’appui d’orques et de baleines qui commencent, manifestement, à prendre l’ascendance sur les humains…

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L’ultime frontière bientôt atteinte

ultime-frontiere-tome-2-episode-2 ultime-frontiere-tome-3-episode-3Ultime frontière, épisode 2 (2015) et épisode 3 (sortie le 16 septembre), Léo (scénario), Icar (dessin). Editions Dargaud, 48 pages, 11,99 euros.

Suite et pas encore fin des aventures de Jane et John Jones sur la planète Tau Ceti 5 (un quatrième album devrait clore la série). Et la situation ne s’est pas détendue sur place pour le duo de mercenaires débarqué au village d’Erechim, à l’ultime frontière connue de la planète.

Aux agissements agressifs des hommes de Ronald Burton, le gros propriétaire foncier du territoire est venu s’ajouter un étrange monstre, qui a conduit Jane jusqu’à une mystérieuse caverne cachant ce qui semble bien être un vaisseau spatial enfoui depuis des décennies. L’arrivée d’un séduisant paléolologue – qui ne laisse pas Jane indifférente – Alexei Lavinsky vient compliquer encore la situation, d’autant que celui-ci n’est peut-être pas vraiment celui qu’il dit être. Et il faudra encore compter, dans le tome 3, avec l’apparition d’un ectoplasme prenant possession successivement d’une jeune fille et d’un bébé…

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A l’abordage d’Algapower

Mermaid project 4_couvMermaid Project, tome 4, Corine Jamar et Léo (scénario), Fred Simon (dessin). Editions Dargaud, 48 pages, 13,99 euros.

Avant-dernier tome de ce Mermaid Project dont on commence à bien saisir les contours.

L’étau se resserre sur le département génétique d’Algapower, dont les expérimentations pour créer des êtres hybrides entre les hommes et les dauphins ont commencé à filtrer. La jeune policière Romane a rejoint l’inspecteur Al Malik à Rio et a appris que la multinationale s’était livre à des expériences sur elle et sa famille. Le frère de Romane, Roger, chercheur chez Algapower (mais dans l’ignorance des manigances de la firme) a découvert horrifié le résultat de l’opération en cours. Mais si le mystère est dévoilé, la multinationale a encore de la ressource. La société embarque ses sujets d’expériences, humains comme dauphins pour une plateforme en haute mer. Pour tenter de les contrecarrer, Romane et El malik vont devoir se mettre très en danger. Et ils vont bénéficier d’une aide très surprenante…
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Mission enfin remplie pour Kim sur Antarès

Antarès 6_couvAntarès, épisode 6, Léo. Editions Dargaud, 48 pages, 11,98 euros.

Dernier volet d’Antarès, Et seizième album, déjà, des aventures de Kim, depuis la fuite de son village d’Arena Blanca, sur Aldébaran

Avec ce sixième tome, l’expédition sur Antarès s’achève et une grande partie des mystères qui ont accompagné Kim et ses compagnons depuis leur atterrissage sur cette nouvelle planète s’éclaircissent enfin. Les tensions entre Jedediah, chef de mission mystique illuminé et la jeune femme sont à leur maximum. Tandis qu’ils sont sous la surveillance muette des extraterrestres (dont Sven, le père de Lynn, l’enfant disparue de Kim) les membres de l’équipage vont être confrontés à de rudes épreuves encore. Kim et Alexa n’hésitent pas à pénétrer dans la navette clone apparue brusquement à côté de la leur, répondant ainsi à une demande apparente des aliens. Pendant ce temps, le camp de base est sous la menace d’une inondation. Et les relations amoureuses, aussi, évoluent vite…

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De la SF très à l’ouest de la galaxie

UltimeFrontière-couvUltime frontière , tome 1, Léo, Icar. Editions Dargaud, 48 pages, 11,99 euros.

Du pur western et de la vraie science fiction dépaysante telle que Léo aime à le faire, tel est le cocktail – improbable mais qui fonctionne – de cette Ultime frontière.

La planète Tau Ceti 5 a été récemment colonisée par l’homme. Tel l’ouest américain du XIXème siècle, elle est peuplée de petits fermiers, pionniers venant chercher un avenir dans cette nouvelle frontière, mais aussi de quelques gros propriétaires cherchant à monopoliser les terres, plus les habituelles figures de petites frappes bas de plafond. C’est dans cet univers qu débarquent Jane et John Jones, deux mercenaires chargés de ramener un peu d’ordre. Un duo atypique, entre un frère paraplégique se déplaçant dans son chariot motorisé au airs de segway futuriste et une jeune fille, frêle d’apparence, mais experte en close combat.
Ils seront vite confrontés aux ambitions conquérantes et peu soucieuses des moyens du gros propriétaire du coin, Ronald Burton. Mais aussi à d’étranges créatures animales dotées de prothèses sophistiquées. La situation est peut être plus complexe que prévue…

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Les sirènes de Rio

Mermaid project, épisode 3, Léo, Corine Jamar (scénario), Fred Simon (dessin). Editions Dargaud, 48 pages, 13,99 euros.

Décidément, tout se passe au Brésil en ce moment. Mais, ici, c’est dans un futur proche où les pays du sud ont pris l’avantage sur le vieil occident décadent.

La surprise de la fin du volume précédent est désormais levée. Il est clair que la société Algapower manipule le génome humain afin de créer une nouvelle race, mixant hommes et dauphins. Reste à en comprendre les objectifs. C’est pourquoi Romane Pennac, la jeune inspectrice de police parisienne a été envoyée à Rio de Janeiro, afin de tenter de prendre contact avec son frère, ingénieur chez Algapower, muté précipitamment dans l’unité brésilienne de la multinationale. Mais l’expédition risque d’être périlleuse et loin d’avoir livré tous ses secrets. Et ceux-ci pourraient bien toucher Romane encore plus intimement qu’elle ne le pense…

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Un avenir en eaux troubles

Mermaid project, épisode 2, Leo, Corine Jamar, Fred Simon, éditions Dargaud, 48 pages, 13,99 euros.

C’est dans un monde en plein bouleversement géostratégique que dévoile cette nouvelle série. En ce milieu du XXIe siècle, à cause des changements climatiques, politiques et économiques, le leadership mondial a basculé vers les pays émergents, comme le Brésil, tandis que l’Europe et même les Etats-Unis ont décliné. C’est dans cet univers que l’on découvre Romane, une jeune femme policière à Paris, qui va être amené à enquêter sur une puissante multinationale, Algapower. Une société, où travaille son frère et qui effectue d’étranges manipulations génétiques.

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Les survivants, du bon temps avec Léo

Survivants : tome 2, Anomalies quantiques, épisode 2. Léo, Editions Dargaud, 48 pages, 11,99 euros.

Les mondes d’Aldébaran, du nom de la planète Aldébaran, base de l’œuvre (le mot n’est pas trop fort) du prolifique Brésilien Léo (Luis Eduardo de Oliveira, 68 ans), sont sans fin. Après Betelgeuse et Antarès, Survivants a pris la suite, avec succès là encore. Le second tome, qui est le deuxième épisode d’Anomalies quantiques utilise toutes les ficelles et ressorts que maîtrise à merveille Léo.

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Leo « bête » à part

Namibia, tome 3, Leo, Rodolphe, Bertrand Marchal, éditions Dargaud, 48 pages, 11,99 euros.
Antarès, tome 4, Leo, éditions Dargaud, 48 pages, 11,99 euros.

« Leo bête à part », vous vous souvenez ? C’était une série humoristique phare, sur une planche, de l’illustre Pif gadget, version grande époque. Rien à voir avec ce Leo-ci. Ben non… Sauf que l’on peut adapter l’intitulé à ce formidable scénariste brésilien « Leo » (Luis Eduardo de Oliveira), véritable « bête » de la BD qui nous offre un univers bien « à part » depuis les premiers Aldébaran, auxquels ont succédé les Bételgeuse et autres Antarès, tandis qu’apparaissait parallèlement Kenya puis Namibia. Pour ne citer que ses séries à (grand) succès. Ou l’art d’être populaire en étant innovant. Ce n’est pas donné à tout le monde !

Dans tous les cas, les ingrédients sont pourtant les mêmes : de grands horizons, du mystère, de monstrueuses créatures, de belles héroïnes, des personnages étranges, et une quête constante de découverte et de liberté.

Le quatrième épisode d’Antarès, publié fin 2011 et le troisième de Namibia, qui vient de sortir, épousent, comme leurs devanciers ces caractéristiques.

Petite précision utile, les deux albums n’ont absolument rien à voir et s’inscrivent chacun dans la continuité de leur séries respectives, « futuro-futuriste » (Antarès, une des nouvelles planètes que l’homme voudrait coloniser) et « rétro-futuriste » (Namibia, autrement dit la Namibie au lendemain de la seconde guerre mondiale).

Il n’empêche, la patte de Leo, qu’il ait en charge l’album à 100% (Antarès) ou qu’il soit simplement co-scénariste (Namibia) transpire à chaque page, pour ne pas dire à chaque case. Question d’atmosphère sans doute. Avec de l’angoisse, du suspense, du rebondissement.

Sur Antarès, Kim, son héroïne au caractère bien trempé, n’est ainsi pas franchement sortie de l’auberge. Et en Namibie, si l’on réjouit que Kathy Austin, soit sortie miraculeusement (enfin, pas vraiment…) du coma, celle-ci n’est pas au bout ses surprise, et nous avec.

Quoi qu’il en soit, difficile de classer précisément ces albums, hormis dans la catégorie « réussite ». De celles qui poussent à la consommation. Tant un Antarès absorbé ou un Namibia dévoré, l’envie d’aller découvrir les autres tomes et même les précédents cycles (Aldébaran et Bételgeuse d’un côté ; Kenya de l’autre) est aussi irrésistible que les mondes de Leo, vraiment pas bête, mais tellement à part.

Une planche du début du quatrième tome d'Antarès, avec toujours les fabuleuses créatures nées de l'imagination de Leo.