De retour dans le « Courrier picard » : « Les Lulus, une guerre à hauteur d’enfants »

Le cinquième épisode de La Guerre des Lulus sort en septembre. Il sera aussi prépublié tout l’été dans Le Courrier picard. Spécialisé en bande dessinée sur la Guerre de 14-18 Vincent Marie apporte son regard d’historien sur la série.

Dès ce lundi 10 juillet et durant tout l’été, les « Lulus », jeunes héros des auteurs samariens Hardoc et Hautière, seront hébergés dans le Courrier picard. Dans une version « collector » en noir et blanc, avant la parution de l’album, couleurs, à la rentrée.
Des retrouvailles familières puisque cela fait trois étés que nos lecteurs peuvent suivre, en prépublication et en avant-première les péripéties du quatuor d’orphelins bousculés par la Grande Guerre.

Après s’être réfugiés dans les bois de l’Aisne, avoir tenté de se cacher au Familistère de Guise puis s’être retrouvés malencontreusement en Belgique, Luigi, Lucas, Ludwig et Lucien ont rejoint de nouveau la France. Laissant leur amie Lucie chez ses grands-parents outre-Quiévrain, on les retrouvera, en ce début d’année 1918 et de cinquième album, dans les Vosges. Toujours derrière les lignes allemandes et alors qu’une résistance se met en place. Au début de l’album, ils seront en bien mauvaise posture (voir vignette ci-dessus)… On se gardera donc de dévoiler l’intrigue. Sinon pour noter que pour la première fois depuis le début de la guerre, le groupe va être contraint de se séparer.

Pour évoquer la place occupée par cette série jeunesse (mais tout public) dans la production d’albums de bande dessinée sur la Première Guerre mondiale, entretien avec Vincent Marie, agrégé d’histoire, auteur notamment du documentaire Là où poussent les coquelicots et qui fut commissaire de la première grande expo consacrée à BD et 14-18 à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne…

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48H pour découvrir à moindre coût la BD

Pour cette 5e édition, 12 éditeurs majeurs de bande dessinée, de comics et de manga  proposent 230 000 albums à 1€  ces 7 et 8 avril.

A l’image de la Fête du cinéma, ces « 48H BD » commencent à entrer dans le paysage culturel. Un rendez-vous de printemps qui, à travers une douzaine de titres, permet de découvrir à moindre coût de nouvelles séries et entrevoir la diversité de l’offre éditoriale en matière de bande dessinée.

Pour l’heure (et à la différence du cinéma qui a progressivement vu le coût du ticket croître et l’opération se banaliser), c’est toujours au prix symbolique d’1 euro qu’il sera possible d’acquérir les titres sélectionnés par chaque éditeur. Parfois reformatés pour l’occasion et généralement début d’une série, ces « teasings » n’en sont pas moins plutôt de qualité. Et en tout cas très éclectique…

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Quand les profs d’histoire et géographie planchent aussi sur la bande dessinée

agora-flyerAmiens a accueilli de ce jeudi et jusqu’à samedi le congrès national puis le festival de l’Association des professeurs d’histoire et géographie. Et la bande dessinée n’était pas oubliée au programme.

L’Association nationale des professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG) a donc choisi Amiens comme lieu de son congrès biannuel. Avec notamment une thématique axée sur la guerre, notamment celle de 14-18 en cette année du centenaire de Verdun et de la bataille de la Somme. Et dans ce cadre, parmi les nombreuses conférences et tables-ronde organisées ce jeudi à l’intention des membres de l’association, plusieurs ont évoqué la bande dessinée…

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Echappée belge pour les « Lulus »

guerre-des-lulus_t4_couvLa guerre des Lulus, tome 4: 1917, la déchirure. Éd.Casterman, 64 pages, 13,95 euros.

On les avait suivis, au quotidien, cet été encore dans les pages du Courrier picard. On les retrouve en bloc cette fois, et dans une version (joliment) mise en couleurs pour ce quatrième tome de leurs aventures au milieu de la Première Guerre mondiale.

À la fin du troisième tome, les « Lulus » des deux auteurs picards Hardoc et Hautière pensaient être tirés d’affaire. Les quatre orphelins axonais toujours accompagnés de Luce, jeune réfugiée belge, avaient réussi à quitter le Familistère de Guise occupé par les Allemands dans un train… qui se dirigeait malheureusement vers l’Allemagne ! Au début de ce nouvel album, onze mois se sont passés. Une ellipse mystérieuse qui dévoilée dans un spin-off à venir, La perspective Luigi, cette fois dessinée par Damien Cuvillier.

En attendant, les enfants se retrouvent en Belgique occupée en cette année 1917 où la guerre semble devoir être éternelle. Ils sont décidés à accompagner Luce jusqu’à son village, afin qu’elle puisse retrouver sa famille. L’objectif sera, en partie, atteint. Mais avec une part d’amertume et de tristesse, car la guerre n’a épargné personne. Sur le chemin, les Lulus vont aussi faire de nouvelles rencontres, plus ou moins sympathiques: un paysan labourant avec son éléphant, un camelot photographe, « marchand de rêve » faisant songer au personnage décrit dans le film du même nom de Guiseppe Tornatore. Et puis, Léandre, garçon débrouillard peut-être pas si gentil qu’il n’en a l’air…

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Les « Lulus » reviennent passer l’été dans le Courrier picard

Dès ce mardi et durant tout l’été, le nouvel épisode de La Guerre des Lulus sera à découvrir en prépublication dans le Courrier picard.lulus2 detourQuatrième année de « Grande Guerre » pour les « Lulus » et quatrième album de la série à succès des Amiénois Régis Hautière (au scénario) et Hardoc (au dessin).

Le nouvel épisode des péripéties de ces enfants laissés à eux-mêmes en pleine Première Guerre mondiale va paraître en septembre. Mais les lecteurs du Courrier picard, grâce à un partenariat avec les éditions Casterman, auront la primeur de ces nouvelles aventures, dans une version « collector » en noir et blanc.

Début de la prépublication dès ce mardi 12 juillet, à raison d’une page par jour du lundi au samedi et de deux pages chaque dimanche jusqu’au 30 août. Avant cela, un petit rappel des épisodes précédents paraît ce lundi dans le Courrier picard, car il s’en est passé des choses, depuis la découverte de leur abandon devant l’offensive allemande dans La Maison des oubliés, leur rencontre et leur amitié conclue tragiquement avec le déserteur Hans et leur passage au Familistère de Guise.
Leurs nouvelles aventures devraient cette fois leur faire quitter la Picardie et arpenter la Belgique.

Histoire à suivre, donc, dès demain, dans le cahier été du Courrier picard.

 

Régis Hautière, histoires en marche

Le scénariste amiénois Régis Hautière a une actualité encore chargée en ce début d’année, avec la sortie du deuxième volet d’un Homme de joie (avec David François au dessin) et celle du tome 4 de la série Femmes en résistance : Mila Racine (co-scénarisé avec Francis Laboutique et dessiné par Olivier Frasier). Sans oublier la finition du tome 4 de La Guerre des Lulus et l’arrivée de deux nouvelles séries humoristico-historiques, l’une avec Arnaud Poitevin, Les Spectaculaires et l’autre avec Frédérik Salsedo, Les trois grognards.
Entretien tour d’horizon…

Régis Hautière, en ce mois de mai sort une nouvelle série, Les trois grognards. D’où vient ce projet ?

Régis Hautière va avoir six albums publiés en 2016.

Régis Hautière  va avoir six albums publiés en 2016.

Frédérik Salsedo m’a sollicité. Il avait envie de repartir dans l’humour. Après Ratafia, il avait fait Nous ne serons jamais des héros et Au royaume des aveugles (au Lombard). Il commençait à se lasser du style réaliste et avait envie de repartir vers des choses plus légères, de retrouver un dessin plus caricatural, plus lâché. Il m’a d’abord suggéré de faire une histoire de pirates, mais il y aurait eu immanquablement une comparaison avec Ratafia. Et j’ai donc suggéré la période de la Révolution française… albums

Mais c’est sous l’Empire que se passe l’histoire des Trois Grognards ?

Au départ, je pensais à la période juste après 1789. Mais je me suis dit que la période napoléonienne avait été peu traitée sur un mode humoristique. La BD napoléonienne est un genre très sérieux, très précis. Il y avait peut-être moyen de s’amuser et d’apporter quelque chose d’autre sur cette période-là.

Vous aviez une idée précise ou des références en tête ?

J’avais une série en tête, mais qui n’a rien à voir avec l’époque napoléonienne, il s’agit… des Tuniques bleues. On reprend un peu le même principe de suivre une guerre, vue par des soldats du rang et avec un côté humoristique. L’humour et le traitement graphique sont différents de la série de Cauvin et Lambil, mais la référence est similaire : faire une série humoristique avec un fond historique…

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La bande dessinée entre dans le patrimoine à Guise

Pour la première fois, les journées du Patrimoine associent une bande dessinée à l’ouverture exceptionnelle d’un lieu, en l’occurrence le Familistère de Guise, De briques et de sang et le dernier tome de la Guerre des Lulus.

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Le Familistère, vu par Hardoc dans « La Guerre des Lulus »…

La bande dessinée est appréciée au Familistère de Guise. Et la renaissance culturelle du lieu s’est faite en parallèle avec son évocation, pour ne pas dire sa révélation, dans un album des auteurs samariens Régis Hautière et David François, De briques et de sang (ed.Casterman), voilà cinq ans. Cet automne, Régis Hautière – cette fois avec Hardoc – remet le palais social Godin à l’honneur dans son nouveau tome de la Guerre des Lulus.

Ce week-end, les journées du patrimoine au Familistère (entre autres thématiques) mettront à leur tour en lumière les liens entre le lieu et les deux albums…

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Familistère d’aventures pour les Lulus

L.10EBBN002192.N001_GuerLulT3_C_FRLa Guerre des Lulus, tome 3: 1916 – Le tas de briques, Régis Hautière (scénario), Hardoc (dessin). Editions Casterman, 66 pages, 13,95 euros.

Les lecteurs du Courrier picard avaient pu le découvrir en avant-première (et en noir et blanc) durant tout l’été. Le tome 3 de La Guerre des Lulus est désormais  sorti (et en couleurs).

En cet automne 1915, après la mort de leur ami allemand Hans et les prédictions de bombardements massifs révélés par l’aviateur français, les cinq enfants s’enfuient dans la forêt. Mais même celle-ci n’est plus sûre, à cause des patrouilles allemandes qui y recherchent les déserteurs et ceux qui rechignent au travail forcé. Leur errance va d’abord les amener vers une cabane habitée par un sabotier aux allures d’ogre effrayant, avant de les orienter vers « la ville » de Guise et la perspective d’y trouver un abri solide pour y passer l’hiver. Luigi s’étant blessé dans une maison abandonnée, les « Lulus » vont aller se réfugier au « Tas de briques », ainsi que les gens du coin avaient surnommé le Familistère Godin, où ils seront aidés par les familistériens. Mais les Allemands occupent les deux étages inférieurs des bâtiments et la cohabitation va s’avérer de plus en plus dangereuse. De quoi leur faire songer à fuir encore…

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Le tome 3 de « La Guerre des Lulus » dans le Courrier picard : « l’évolution des enfants est un élement central dans la série »

Lulus-couvLe tome 3 de La Guerre des Lulus (qui sortira, chez Casterman, en septembre) est prépublié à partir de ce mardi 14 juillet dans le Courrier picard, et ce durant tout l’été. Avant la parution de la première planche, rencontre avec les deux auteurs (Samariens) de la série, le scénariste Régis Hautière et le dessinateur, Hardoc, autour de quelques secrets de fabrication de cette série jeunesse (mais aussi tout public) autour de la Guerre de 14-18, dans l’Aisne occupée.

D’où vient l’idée de cette série de La guerre des Lulus ?
Régis Hautière : Tout est parti d’une discussion avec une amie qui travaillait à l’Historial à Péronne et qui m’avait fait remarquer qu’il n’existait pas de bande dessinée sur la guerre de 14-18 destinée au jeune public. Cela m’avait fait réfléchir, Si on voulait toucher les plus jeunes, il était évident qu’il serait impossible de montrer l’horreur des tranchées. C’était donc la contrainte de départ. À cela s’est ajouté le fait qu’un de nos tout premiers projets communs avec Hardoc était une histoire avec des gamins, dans le recueil collectif Cicatrices de Guerre. Et il y avait aussi le fait que ma fille insistait depuis longtemps pour que je réalise une histoire mettant en scène des enfants ! Tout cela cumulé a abouti à La Guerre des LulusLire la suite

Un été BD dans la presse

L’été, c’est BD dans la presse quotidienne et magazine. Petit tour d’horizon (non exhaustif).

Développée depuis plusieurs années, la tendance des journaux et magazines à proposer à leurs lecteurs estivaux des albums ou des planches de bande dessinée avait paru se renverser depuis deux ans. Mais pour cette année, l’offre se montre de nouveau plutôt développée.

Les Lulus dans le Courrier picard

On ne reviendra pas ici sur la pré-publication dans le Courrier picard du tome 3 de La Guerre des Lulus, la jolie série des Samariens Hautière et Hardoc, si ce n’est pour dire que la première planche paraîtra le 14 juillet, précédée, la veille, d’un entretien avec les deux auteurs. Possible grâce au partenariat avec les éditions Casterman, cette opération nous enchante vraiment et s’inscrit pleinement dans l’identité régionale, puisqu’elle se déroule dans l’Aisne.

Dad, le Chat du rabbin ou IR$ au quotidien

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Dad, une des vedettes BD de l’été.

Côté quotidiens, les sportifs (mais pas que) pourront retrouver Michel Vaillant avec la prépublication du tome 4 : Collapsus dans l’Equipe, durant tout le mois d’août, au rythme de 2 planches par jour.

Les lecteurs du quotidien économique Les Echos pourront eux retrouver, en prépublication estivale, les enquêteurs fiscalistes de choc d’IR$, avec son tome 16: Options sur la guerre, du 20 juillet au 19 août.

De même, fidèle à sa ligne de proposer des bandes dessinées de qualité et familiales, et après avoir accueilli le jeune Pico Bogue (que l’on pourra retrouver cette fois dans Ouest France), Aujourd’hui en France proposera du 13 juillet au 23 aout des planches du tome 1 de Dad (le héros de Nob héros est d’ailleurs un personnage plébiscité cet été, puisqu’on le retrouvera également dans Télé 7 jours, le Monde des Ados ou le Journal de Mickey.

La Voix du Nord (groupe dont fait partie le Courrier picard) propose aussi, pour sa part, une bande dessinée aux échos régionaux, puisqu’il s’agit des planches gag des « Carnavaleux » évoquant le carnaval de Dunkerque.

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Le Chat du rabbin parle… et même belge, tout l’été dans « Le Soir ».

Outre-Quiévrain, nos confrères du journal belge Le Soir (autre filiale du groupe Rossel, dont fait partie le Courrier picard), ont déjà entrepris  la prépublication du tome 6 du Chat du Rabbin, de Joann Sfar. Une opération qui va se poursuivre jusqu’au 31 août et qui devrait s’accompagner, en fin de publication par un journal spécial complétement illustré par Sfar !

Autres quotidiens belges, La Dernière heure/Les Sports prépublie depuis fin juin et jusqu’au 1er septembre Les Beaux été, de Lafèbre et Zidrou (à paraître en septembre chez Dargaud, un album également présent cet été dans le mensuel BD l’Immanquable), tandis que L’Avenir passe des planches du Petit Spirou.

Jul, Ferri ou Tyler Cross en mode magazines

Des magazines, aussi, proposeront de la bande dessinée cet été. L’Express, ainsi publiera ainsi des planches du prochain tome de La planète des sages, de Jul.L'Express_jul Les Inrocks feront paraître une trentaine de planches du tome 2 de Tyler Cross. VSD pour sa part, a déjà entamé depuis fin juin la prépublication du nouvel album XIII Mystery: Felicity BrownCinéTéléRevue, lui, proposera le nouvel album à paraître de Kid Lucky, tandis que TéléStar et le Journal des Ados ont choisi les Minions.

Enfin, même s’il ne s’agit plus de nouveautés, notons tout d’abord la présence – de saison – de l’hilarant De Gaulle à la plage, de Ferri dans les pages de TéléPoche.

Autre album exhumé pour l’occasion, par L’Humanité dimanche cette fois: De la Terre à la Lune, par Pierre Guilmard (auteur notamment de l’excellente série de La Java des Gaspard). Une adaptation du roman de Jules Verne enlevée avec un trait un peu humoristique

Bref de quoi bullez au soleil (ou à l’ombre d’ailleurs) !

De Gaulle à la plage. Pas tout récent, mais toujours aussi drôle.

De Gaulle à la plage. Pas tout récent, mais toujours aussi drôle.