Mob Psycho 100, esprit (barré) es-tu là ?

Mob Psycho 100, tome 1, One. Editions Kurokawa, 192 pages, 7,65 euros.

Surnommé Mob, Shigeo Kageyama est un collégien sans histoire. Au premier abord seulement car le garçon possède d’étonnants pouvoirs psychiques. Capable de tordre la matière, de soulever de lourdes charges et surtout de repérer les esprits, il fait équipe avec son maître Arataka Reigen, un personnage en costume-cravate qui se prétend médium.

L’homme est en réalité un charlatan qui profite des facultés de son disciple pour se faire de l’argent. En retour Mob reçoit 300 yens de l’heure, soit un peu plus de deux euros… Bonne poire, il n’aspire qu’à conquérir le cœur de son amie d’enfance, Tsubomi, qui ne lorgne de son côté que sur les athlètes. Pas de chance pour Mob qui décide donc de rejoindre le club de culturisme alors que celui de télépathie, menacé de suppression, fait des pieds et des mains pour l’attirer dans ses filets. Mais Mob est une tête de lard. Il lâche le club de télépathie pour finalement très vite déchanter, se rendant compte que son corps chétif n’a pas vraiment la puissance de son esprit. L’âme en peine, le télékinésiste est alors embrigadé par la secte du Smiley (on ne rit pas merci) dont les membres arborent tous un sourire figé et inquiétant. Leur gourou, en fait un esprit maléfique qui a pris possession d’un salaryman nippon, tente à tout prix de convertir ce collégien récalcitrant. S’engage alors un combat psychique de haute volée…

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Le Sherlock 2.0 cathodique sur les planches

Sherlock, une étude en rose, Steven Moffat et Mark Gatiss (scénario), « Jay. » (dessin). Editions Kurokawa, 212 pages, 12,60 euros.

Empruntez le rocking chair « so british » de votre grand-tante, dénichez une bonne bouteille de brandy, accompagnée de savoureuses confiseries anglaises, et vous voilà paré à entamer la lecture de Sherlock, une étude en rose. Rassurez-vous, un canapé ou un simple siège peuvent suffire aussi !

Que dire de cette énième bande dessinée consacrée au plus célèbre des détectives ? Qu’elle n’est pas tout à fait comme les précédentes car ce manga, écrit par Steven Moffat et Mark Gatiss et dessiné par « Jay. » n’est autre que la fidèle adaptation de la série britannique éponyme diffusée sur France télévision. Et il vaut le détour. Tout d’abord, parce qu’une fois n’est pas coutume, l’histoire ne se déroule pas à l’époque victorienne comme c’est le cas dans les romans de Sir Arthur Conan Doyle, mais à une période plus contemporaine où smartphones et ordinateurs portables côtoient patchs anti-tabac et autres objets modernes. De quoi titiller la curiosité.
Que les fans de la première heure se rassurent tout de même, l’inspecteur Lestrade et la logeuse Mme Hudson (qui n’est « pas la bonne ! ») sont toujours là. On voit même pointer le bout du nez de l’infâme professeur Moriarty.

Quant à l’intrigue, elle se déroule à nouveau  à Londres, théâtre d’une série de suicides suspects. A chaque fois, les victimes ont volontairement ingéré une gélule empoisonnée. Des gestes inexplicables, dénués de toute logique, pour leurs proches et Scotland Yard dont l’enquête patine, pour ne pas changer…

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