Chroniques guerrières des apaches

Géronimo de Matz et Jef, edition Rue de Sèvres, 120 pages 18 euros

C’est par une tragédie que démarre l’histoire de Géronimo. En 1850, l’armée mexicaine commet un massacre dans un village apache tuant hommes, femmes et enfants. De retour d’un voyage, Goyahkla, l’homme-médecine, découvre le carnage ayant coûté la vie à sa mère, sa femme et son bébé. Depuis le chaman emprunte avec les autres tribus apaches le sentier de la guerre. Impitoyable, il massacre à son tour les Mexicains qu’il croise sur sa route et qui bien malgré eux lui donneront son nom de guerre : Géronimo. Pendant trente ans, il se battra sans relâche et sans pitié contre les Mexicains mais aussi un nouvel ennemi nettement plus puissant et sournois, venu du nord appelés« les yeux clairs ». Cette épopée s’arrêtera en 1886 lors de sa reddition au chef de la jeune nation des Etats-Unis d’Amérique et son exil en Floride. Mais un mythe est né.

Lire la suite

Corps à corps avec un tueur en plein état d’âme

Corps et âme_couvCorps et âme, Walter Hill et Matz (scénario), Jef (dessin). Editions Rue de Sèvres, 136 pages, 18 euros.

Le trio de Balles perdues, une des surprises BD de l’an passé, se reconstitue: avec le réalisateur et producteur Walter Hill au scénario original, Matz à son adaptation en BD et Jef au dessin pour une nouvelle histoire de gangsters. Contemporaine cette fois.

Frank Kitchen est un tueur en gages très professionnel et réputé. Discret, efficace et répondant à toutes les commandes avec la froideur voulue, même s’il s’agit de descendre un grand couturier en pleine Fashion Week à New York. Sollicité ensuite pour un nouveau contrat à San Fransisco, il va tomber dans un piège scabreux. Et se retrouver victime d’une vengeance d’un nouveau genre dont il aura bien du mal à se remettre. Et à se sortir…

Lire la suite

Des Balles perdues qui atteignent leur cible

Balles perdues_couvBalles perdues, Walter Hill (scénario), Matz (adaptation et traduction), Jef (dessin). Editions Rue de Sèvres, 128 pages, 18 euros.

Réalisateur reconnu en cinéma d’action (on lui doit notamment les mythiques Guerriers de la Nuit et autre Street of Fire dans les années 80 ou, plus proche le Gang des frères James), scénariste notamment du Guet-Apens de Peckpinpah, Walter Hill se lance pour la première fois dans la bande dessinée avec Balles perdues. Sans surprise, une histoire violente, sombre et noire, dans l’Amérique du début des années 30.

Extrait de prison de façon rocambolesque par la mafia de Chicago, un tueur, Roy Nash, se voit confier la mission de retrouver les trois auteurs d’un braquage qui ont un peu oublié de partager. Cette mission se double pour Nash d’une quête plus personnelle puisque Lena, son ex, a été emmenée par l’un des gangsters. Après un prélude dans l’Arizona, aidé par son mutique chauffeur noir et un flic à la moralité discutable, l’affaire se réglera à Los Angeles, à coups de mitraillettes Thompson. Et où beaucoup de balles perdues atteindront, malheureusement, leur cible…

Lire la suite

Un bon trip

Image de prévisualisation YouTube

 

Flash ou le grand voyage, tome 1, Thomas Kotlarek, Jef, d’après l’oeuvre de Charles Duchaussois, éditions des Ronds dans l’O, 104 pages, 22 euros.

C’est une oeuvre culte qui ne dira sans doute plus grand chose à grand monde. Depuis sa sortie, en 1974, Flash, récit halluciné et autobiographique de Charles Duchaussois (décédé aujourd’hui) a pourtant été vendu à plus de 6 millions d’exemplaires. Témoignage exemplaire (à sa façon) d’un grand trip hippie, l’ouvrage raconte le « grand voyage » d’un petit escroc, qui déplore surtout dans l’arrêt du mouvement de Mai 68 l’opportunité d’aller dévaliser les appartements bourgeois désertés par leurs propriétaires… De Beyrouth à Katmandou, en passant par Istanbul, Bagdad ou Karachi, il devient trafiquant d’armes, de drogues, est pris pour un médecin au Népal, vivra en communauté et goûtera à toutes les substances possibles et imaginables de l’époque : haschich, puis opium, acide, LSD, héroïne…

Lire la suite