10 histoires pour autant d’idées fausses sur la pauvreté

ATD Quart Monde édite sa première bande dessinée, pour démonter les préjugés sur les pauvres et lutter contre la « pauvrophobie ». Initiative originale et louable. Présentation.

Créé en 1957 dans le but d’éradiquer la misère via des actions de terrain avec les premiers concernés et de l’activisme auprès des pouvoirs publics, ATD Quart Monde engage aussi régulièrement des « campagnes citoyennes » à destination de l’opinion publique, afin de faire changer le regard sur les plus pauvres.

C’est dans ce troisième axe que se situe l’édition par l’association de son premier album de bande dessinées (64 pages, 9,90 €), en cette fin de printemps. Une douzaine d’auteurs se sont associés afin de raconter « dix histoires pour dire STOP aux préjugés sur les pauvres »…

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Première récolte de « Chicon » à Amiens

Le n°1 de la revue de bande dessinée picarde – et fière de l’être – Pierre Papier Chicon est paru ce samedi 25 mars. Premier regard, plutôt emballé.

Les « deux » couv’ de ce premier numéro (en vous faisant grâce, ici, de la mise en page tête-bêche)

« Pierre pour le crayon, papier pour la feuille et chicon pour l’ancrage régional ». Cela aurait pu être la « baseline » du titre, le slogan résumant l’ambition de ce projet de revue picarde de bande dessinée. Il n’est finalement pas repris dans le premier numéro qui vient de sortir, ce samedi 25 mars. Mais l’esprit est bien là. De l’éditorial qui défend une démarche «d’auteurs vivant et travaillant en Picardie» et la volonté de « mettre en avant la richesse de notre patrimoine régional » jusqu’au joli texte du libraire amiénois Philippe Leleux qui accompagne l’histoire sur Ch’Lafleur, revendiquant la subversion du personnage et s’achevant sur un vibrant « vive la Picardie ! ». Sans oublier un usage du parler picard dans les histoires, qui accentue encore cette dimension.

Cette première histoire, justement, «long format», de 14 pages est l’oeuvre de David François. On retrouve tout à fait le style, très pictural et enlevé du dessinateur d’Un homme de joie. Avec notamment une double page en plongée sur la cathédrale d’Amiens et le quartier Saint-Leu (coeur du récit) de toute beauté…

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Pierre, Papier, Chicon : lancement ce samedi !

Cette fois, ça y est, la revue picarde de bande dessinée Pierre, Papier, Chicon sort ce samedi 25 mars.

Neuf mois après en avoir évoqué le projet pour la première fois, l’accouchement de la première revue de bande dessinée picarde du XXIe siècle, Pierre, Papier, Chicon est tout proche.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, il s’agit là de « raconter et dessiner la région, son folklore, ses légendes, ses personnages historiques ou contemporains« . A travers des histoires réalisées par des auteurs professionnels locaux reconnus ou de jeunes talents picards. Quant au nom, la pierre c’est pour le crayon, le papier pour la feuille à dessin et le chicon pour l’ancrage régional

La sortie officielle du premier numéro est programmée pour ce samedi. Avec un programme copieux…

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Une lumineuse battle de dessins ce soir à Amiens

Les associations Anti-Stress et Cité Carter organisent une battle de dessin en lightpainting, ce 7 octobre à Amiens. Explications.

soiree-grenouillesUne « battle de lightpainting », qu’est-ce que c’est ? C’est, d’abord une battle de dessin classique. A savoir, l’affrontement (pacifique et amical) de deux dessinateurs sur un thème donné et dans un temps déterminé à l’avance. La spécificité, ici, c’est donc le « lightpainting », c’est-à-dire un procédé photographique permettant, grâce à un temps de pose très long de voir l’ensemble des mouvements des dessinateurs réalisés pour créer leurs oeuvres.

Ce soir, sur la scène de la « Cité Carter » , au Safran à Amiens, dans le cadre d’une « soirée grenouilles » de l’association Anti-Stress, sont annoncés David François et David Périmony mais aussi les élèves du diplôme universitaire BD de l’UPJV. Et tous ceux qui souhaiteraient essayer sont les bienvenus également.

La soirée sera animée par Zaza Bassette et Élodie Duriez, le photographe sera Vincent et la DJ sera Dounia, pour une session bien rock’n’roll.

Battle de lightpainting à 20 heures et Mix DJ dès 23 h 30. Soirée gratuite sous réserve d’adhésions à l’association, 2 euros.

La bande dessinée picarde passée en revue(s)

Rencontre, ce vendredi, autour des projets – et réalisations – de revues de bandes dessinées picardes. Dans le cadre du festival étudiant Festitude.

(photo David Périmony)

(photo David Périmony)

Les revues de bande dessinée connaissent un renouveau depuis le lancement de La Revue dessinée (avec Topo, Pandora, Aaarg ! etc). Et en Picardie aussi, on est de la revue. A son échelle.
Les étudiants du DU bande dessinée de l’UPJV ont fait connaître depuis trois ans leur Niche du Déhu. Magazine complété, depuis le mois de juin dernier par de jolis Carnets de la Hutte. Et le « grand projet du futur » Pierre Papier Chicon se construit.

Ce vendredi, dans le cadre de la manifestation étudiante Festitude et avec l’association On a marché sur la bulle, une rencontre est organisée avec les animateurs de ces projets et sur l’émergence de telles revues.
Présenté par Anne-Sophie de Franceschi (des Affaires culturelles de l’Université) et Dominique Semren (du CROUS), le débat aura lieu avec David Périmony et Leslie Dumortier (pour les Carnets et la Niche) ainsi que David François et Camille Picard (pour PPC)

Les revues picardes de bande dessinée. Rencontre, vendredi 30 septembre à partir de 19 heures, auditorium de la bibliothèque municipale d’Amiens, rue de la République.

De jolis « Carnets » sortis de la Hutte

En plus de leur Niche du Déhu, quelques étudiants du diplôme universitaire de bande dessinée d’Amiens ont aussi édité des Carnets de la Hutte.

Carnets de la hutte_couv66 pages, format à l’italienne et mise en page très soignée. Les Carnets de la Hutte ambitionnent d’être une « tribune (pour les) créateurs d’image« . Premier essai concluant. Surtout s’agissant du visuel, justement. Car la couverture, très « cheap » et ultra sobre – en carton gris juste estampillé du logo titre – masque un vrai foisonnement graphique, qui pourrait fleurer bon le fanzine artisanal et underground s’il ne s’adaptait à chaque fois au contenu évoqué…

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Le conte est bon (et picard) avec la Niche du Déhu

Après le projet de revue dessinée picarde, restons en un peu encore avec la production régionale. Et une réalisation déjà bien ancrée désormais : la revue annuelle des étudiants du diplôme universitaire de bande dessinée de l’UPJV. Avec des histoires courtes des jeunes auteurs et des illustrations de leurs (grands) formateurs.

La Niche du Déhu apporte la culture traditionnelle picarde sur un plateau...

La Niche du Déhu apporte la culture traditionnelle picarde sur un plateau…

La troisième édition est sortie, c’est aussi une tradition, pour les Rendez-vous de la bande dessinée, le week-end-dernier.
Après une « Hutte du Déhu » 2014 sur le thème de la guerre, puis un second numéro dédié au temps, en hommage à Marc-Antoine Mathieu, place cette fois – non sans une certaine logique – à la Niche du Déhu. Et cette « niche » d’auteurs là affirme sa couleur et sa nature picarde !

Dès la couverture, signée Yulenka, et représentant un Lafleur plutôt enjoué, le numéro accroche l’oeil. Réalisé cette fois en collaboration avec Edmond Baudoin, Damien Cuvillier, David François, Alex-Imé, Benjamin Lacombe et David Perimony, ce recueil de 44 pages fait donc la part belle à la région, ses contes et légendes (enfin, à la Picardie, même si un tampon facétieux précise une production « 100% Hauts de France »).

Si les récits se montrent donc assez homogènes et, forcément, guère surprenants, le travail graphiste est nettement plus varié. Même si certains trahissent un manque d’expérience certain. On retiendra le travail de Pauline Laurencon, qui illustre le conte de Jean des Tchots poés, du village de NeufMoulin, avec un trait moderne, tendant vers l’abstraction. Approche aussi très poétique et légère avec Viktoriia Arnaud et sa belle évocation picturale de Saint-Séverin déprimant dans les marais de la Somme et rêvant de couleurs claires et vives.  A l’inverse, Quentin Dutot propose une version effrayante de la « dame blanche » du château de Chantilly, avec un dessin expressionniste, au crayon et tout en nuances fantomatiques de gris.
Enfin, on saura gré à Castiel Garaud de nous expliquer pourquoi le vent tourne sans cesse autour de la cathédrale d’Amiens….

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La revue dessinée picarde, c’est pour bientôt !

A l’automne, une opération de financement participatif sera lancé en Picardie. Objectif : sortir une revue de bande dessinée bien d’ici, Pierre, papier, chicon. A la manoeuvre, David François et David Périmony. Présentation.

Didier François, dessinateur d'Un homme de joie et futur directeur éditorial de "Pierre, Papier, Chicons".

David François, dessinateur d’Un homme de joie et futur directeur éditorial de « Pierre, Papier, Chicon ».

Une revue de bande dessinée picarde, faite par des auteurs picards et parlant de la Picardie. Soit donc le projet du « vivre et travailler au pays » adapté au 9e art.

Par sa dimension et son ancrage régional, le projet s’apparente à celui des Rues de Lyon, journal mensuel de douze pages proposant chaque foi un récit complet en BD sur l’histoire locale. L’idée de dupliquer le concept en Picardie a émergé à la fin de l’année passée chez David François (dessinateur d’Un homme de Joie ou de Briques et de sang) et David Perimony, qui terminait alors son diplôme universitaire de bande dessinée à l’UPJV.  Même logique, donc, basée sur un constat similaire: la présence, ici aussi en Picardie, d’un vivier d’auteurs de BD et d’un patrimoine intéressant à faire connaître.

Lafleur et les Rabeats en tête d’affiche pour commencer

En revanche, Pierre, Papier, Chicon (ou PPC) table sur un rythme trimestriel. Chaque numéro devrait faire 32 pages (grand format, couleurs). Avec, à chaque fois, une histoire longue de 16 pages réalisée par un auteur confirmé, suivie d’une histoire plus courte de 6 pages par un jeune auteur. Avec l’idée que la « tête d’affiche » chapote et conseille le débutant…

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Amiens, deuxième journée du festival

Galerie

Cette galerie contient 37 photos.

Retour sur la deuxième journée des 21e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens. Deuxième journée de festival et, même s’il a donc plutôt bien surnagé – avec même quelques rayons de soleil dans l’après-midi, du côté de la météo, les … Lire la suite