Centenaire 14-18: Premières Traces dessinées parmi nous à Amiens

Amiens affiche sur ses murs quatre dessins d’auteurs de bande dessinée, sur le thème de la Première Guerre mondiale. Prélude à une opération éditoriale d’envergure internationale l’an prochain.

Le dessin de Damien Cuvillier, en face de la mairie d’Amiens

Amiens a fait le choix d’inscrire la Première guerre « parmi nous », dans les rues, à l’aide de photos géantes collées aux murs. Désormais, la bande dessinée s’intègre à ce projet de la Ville « porte d’entrée des sites de mémoire de la Somme ».

En collaboration avec l’association On a marché sur la bulle, et en phase avec le récent festival de bande dessinée d’Amiens, quatre auteurs ont réalisé des dessins (voir ci-dessous), reproduisant des photos d’époque de soldats, déjà placardés sur les murs amiénois.

L’Anglais Charlie Adlard (dessinateur de la série culte The Walking Dead) a livré un portrait de soldat britannique, réalisé à la craie et au fusain, dans le style de son livre choc sur 14-18, La Mort blanche. Hardoc, bien connu désormais pour sa série sur La Guerre des Lulus a illustré une scène de fraternisation franco-britannique colorée et chaleureuse. Maël (qui s’est imposé sur la thématique de la Grande Guerre avec la série Notre-Mère la Guerre, avec Kris) développe une thématique un peu similaire, avec une «popote» anglaise. Enfin, Damien Cuvillier (qui a collaboré en son temps à l’album collectif Cicatrices de Guerre) dessine une insolite brigade de cyclistes indiens…
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Un deuxième numéro chicon et chic, avec Bolivar et la pierre magique d’Oblicamp

Le deuxième numéro de la revue de bande dessinée picard Pierre, Papier, Chicon vient de paraître. Associant légendes et histoire, pierre d’Oblicamp et Simon Bolivar ! 

Et si la révolution bolivarienne avait des racines picardes ? Et si Bolivar avait trouvé l’inspiration de son mouvement indépendantiste aux bords de la Somme ? C’est l’idée développée au coeur du « long format » dessiné du deuxième numéro de la revue de bande dessinée picard Pierre, Papier, Chicon.
Derrière un beau dessin au style très « corto maltesien » en couverture (avec un personnage au petit air aussi du dessinateur Hardoc…), Damien Cuvillier et son frère Stéphane, unis dans une belle alliance bolivarienne de circonstances, se sont replongés dans les replis de l’histoire, pour un exhumer une anecdote oubliée et en tirer une jolie histoire.
L’anecdote, c’est le court séjour, avéré, de Simon Bolivar à Amiens, en 1802. On ne sait en revanche le but de ce voyage ni ce qu’il fit en Picardie…

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Quand la Guerre d’Espagne refait surface en rade de Brest

Nuit noire sur brestNuit noire sur Brest, d’après l’essai Nuit franquiste sur Brest de Patrick Gourlay, Kris et Bertrand Galic (scénario), Damien Cuvillier (dessin). Editions Futuropolis, 80 pages, 16 euros.

Kris avait déjà dévoilé magnifiquement une page d’histoire méconnue de Brest, cette manifestation meurtrière de l’immédiat après-guerre évoquée dans Un homme est mort. Il récidive, avec l’aide Bertrand Galic en mettant en lumière un chapitre tout aussi méconnu et étonnant de l’immédiat avant-guerre : comment un sous-marin espagnol est venu accoster à Brest en 1937 et comment le bâtiment est devenu un enjeu très politique pour les franquistes et pour communistes et anarchistes locaux qui ont cherché à contrecarrer l’opération.

Le dimanche 29 août 1937, le C-2, sous-marin républicain espagnol, fait surface au large de la rade de Brest. Souffrant d’avaries, il doit être réparé. Mais alors que la guerre d’Espagne fait rage et que la France suit sa ligne de non-intervention, sa présence devient un enjeu sensible. Sous la direction de Troncoso, chef militaire de la région d’Irun (qui sera la futur président de la fédération de football espagnol et vice-président du Real Madrid !), des partisans de Franco vont s’activer pour récupérer le bâtiment. Ils pourront compter sur l’aide d’un contact parmi l’équipage, mais aussi sur la jolie Mingua, entraîneuse au dancing de l’Ermitage et qui va séduire le capitaine du C-2, tout comme sur les militants français d’extrême droite, Croix de feu ou membres de la Cagoule, force croissante dans ces heures de crépuscule du Front populaire. En face, les partisans de la République ne sont cependant pas inertes, avec notamment un très actif agent secret anarchiste qui saura désamorcer l’action fasciste…

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Damien Cuvillier, bien posté pour le centenaire de la bataille de la Somme

La bande dessinée, la Somme et le centenaire de la Première Guerre mondiale continuent de mener une alliance productive. Dernier exemple en date: la réalisation des timbres du centenaire de la bataille de la Somme, dévoilés ce 1er juillet, par le dessinateur Damien Cuvillier.

maq Bloc SOMME-6En dehors des albums (La Guerre des Lulus, Les chroniques de Notre mère la Guerre ou, le précurseur album collectif Cicatrices de guerre), diverses opérations ont associé le neuvième art et la Grande Guerre dans le secteur : l’association On a marché sur la bulle désignée comme référent BD de la Mission du centenaire 14-18, la fresque de Joe Sacco présentée en 2014 aux Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens avant de trouver un bel écrin dans le musée de Thiepval (où elle devrait être vue aujourd’hui par plusieurs chefs d’Etat lors des cérémonies), la réalisation par Fraco et pour le Courrier picard de figurines de soldats ou, tout récemment le spectacle Black Dog, de Dave McKean.

Aujourd’hui, c’est au tour de Damien Cuvillier de faire parler de lui, pour ses deux timbres du centenaire de la bataille de la Somme…

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Le conte est bon (et picard) avec la Niche du Déhu

Après le projet de revue dessinée picarde, restons en un peu encore avec la production régionale. Et une réalisation déjà bien ancrée désormais : la revue annuelle des étudiants du diplôme universitaire de bande dessinée de l’UPJV. Avec des histoires courtes des jeunes auteurs et des illustrations de leurs (grands) formateurs.

La Niche du Déhu apporte la culture traditionnelle picarde sur un plateau...

La Niche du Déhu apporte la culture traditionnelle picarde sur un plateau…

La troisième édition est sortie, c’est aussi une tradition, pour les Rendez-vous de la bande dessinée, le week-end-dernier.
Après une « Hutte du Déhu » 2014 sur le thème de la guerre, puis un second numéro dédié au temps, en hommage à Marc-Antoine Mathieu, place cette fois – non sans une certaine logique – à la Niche du Déhu. Et cette « niche » d’auteurs là affirme sa couleur et sa nature picarde !

Dès la couverture, signée Yulenka, et représentant un Lafleur plutôt enjoué, le numéro accroche l’oeil. Réalisé cette fois en collaboration avec Edmond Baudoin, Damien Cuvillier, David François, Alex-Imé, Benjamin Lacombe et David Perimony, ce recueil de 44 pages fait donc la part belle à la région, ses contes et légendes (enfin, à la Picardie, même si un tampon facétieux précise une production « 100% Hauts de France »).

Si les récits se montrent donc assez homogènes et, forcément, guère surprenants, le travail graphiste est nettement plus varié. Même si certains trahissent un manque d’expérience certain. On retiendra le travail de Pauline Laurencon, qui illustre le conte de Jean des Tchots poés, du village de NeufMoulin, avec un trait moderne, tendant vers l’abstraction. Approche aussi très poétique et légère avec Viktoriia Arnaud et sa belle évocation picturale de Saint-Séverin déprimant dans les marais de la Somme et rêvant de couleurs claires et vives.  A l’inverse, Quentin Dutot propose une version effrayante de la « dame blanche » du château de Chantilly, avec un dessin expressionniste, au crayon et tout en nuances fantomatiques de gris.
Enfin, on saura gré à Castiel Garaud de nous expliquer pourquoi le vent tourne sans cesse autour de la cathédrale d’Amiens….

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Un projet BD pour la lecture et la mémoire à Airaines

d-20130626-30TEQ9_high[1]Fondée en 2001, l’association Atout Lire, d’Airaines (Somme), vise à accompagner les enfants et les adultes vers la lecture et l’écriture à travers différents langages artistiques : danse, théâtre, photographie, et donc, bande dessinée.

C’est ce dernier médium qui est à l’oeuvre, depuis novembre 2014. Les deux auteurs abbevillois Alex Imé et Damien Cuvillier ont accompagné sept enfants dans la réalisation de planches autour d’un scénario sur les combats d’Airaines des 5, 6 et 7 juin 1940 et le capitaine d’origine gabonaise N’Tchoréré, qui défendit héroïquement le village contre l’assaut allemand. La première planche devait être présentée ce dimanche dans la commune, à l’occasion des commémorations du 75e anniversaire de cette bataille. Les neuf autres planches, encore chez l’imprimeur, seront présentées le 7 novembre 2015, lors de l’inauguration de l’exposition.
L’expo pourrait ensuite continuer à voyager… au Gabon.

Le « Déhu » prend son temps pour le festival d’Amiens

Les étudiants du DU bande dessinée d’Amiens vont sortir leur deuxième « Déhu ».

David Périmony, étudiant au DU BD d'Amiens présente l'affiche de la couv du prochain numéro du "Déhu".

David Périmony, étudiant au DU BD d’Amiens présente l’affiche de la couv du prochain numéro du « Déhu ».

On avait découvert leur première production l’an passé, sur leur stand du festival. Les élèves du diplôme universitaire de bande dessinée d’Amiens remettent ça cette année. Avec une expo d’oeuvres des étudiants de la première promo, arrivés en 2013 dans cette formation assurée par l’association On a marché sur la bulle et l’Université de Picardie.
Et le « Déhu », leur revue annuelle, sera aussi de retour.
Plus ambitieux, ce numéro 2 sera complètement thématique, orchestré autour du concept du « temps ».
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Deux bons chez Bulle en stock samedi

Nouvelle journée de dédicaces à la librairie Bulle en stock d’Amiens, le 16 mai.

Damien Cuvillier_portrait

Damien Cuvillier.

Nicolas Debon_portrait

Nicolas Debon.

Et ce n’est pas un, mais deux auteurs que Bulle en stock va accueillir, pour une rencontre-dédicaces ce samedi. Une rencontre doublement « historique » au vu des thématiques des derniers albums des deux auteurs.

Nicolas Debon (Le Tour des géants et l’Illusion du vide) sera là pour son dernier album L’essai, chez Dargaud, description fine d’une tentative de communauté anarchiste dans les Ardennes au début du XXe siècle.
Damien Cuvillier, l’auteur picard, viendra en voisin, pour la sortie du second tome de la série Les souliers rouges, chez Bamboo, dessiné sur un scénario de Gérard Cousseau.

A noter que les deux auteurs partagent également, derrière des styles différents, une même approche du dessin en couleurs directes.

A noter, par ailleurs, la prochaine séance de dédicaces, le 3 juin en lien avec les Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens, et la venue de Thomas Von Kummant, dessinateur de la série culte Gung Ho (qui a obtenu, cette année le prix du meilleur album des collégiens samariens) !

Dédicaces Damien Cuvillier et Nicolas Debon, librairie Bulle en stock, 4 rue du Marché-Lanselles à Amiens. Samedi 16 mai à partir de 14h15. Comme à l'accoutumée, les réservations se feront le matin à partir de 10 heures.

Les Souliers rouges font la couv’ de BDzoom

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Un rough pour la couverture du tome 1

Etude pointue sur BDzoom – et surtout accompagnée de très nombreuses ébauches visuelles – des couvertures des deux tomes des Souliers rouges, dessinés par l’Abbevillois Damien Cuvillier. Un article découvert avec un peu de retard (puisque mis en ligne depuis le 23 avril), mais qui conserve bien sûr tout son intérêt. De lecture, et de vision.

Des souliers rouges comme le sang

Souliers rouges_tome 2_couvLes souliers rouges, tome 2: l’albinos, Gérard Cousseau, Damien Cuvillier. Éditions Grand Angle, 48 pages, 13,90 euros.

Dans ce coin de Bretagne, juin 1944 n’est toujours pas signe de libération. Les Allemands et la milice dirigée par le sadique Daiguer sont plus présents que jamais au village de Saint-Nicolas-du-Pélem.

Lors de la fouille au corps, qui concluait le premier tome et s’annonçait dramatique, Jules et Georges s’en sortent grâce à un gros coup de chance. Mais le danger est toujours présent. Surtout quand un jeune officier allemand vient s’installer dans la maison et que l’ado et son ami russe aux souliers rouges décident de se soustraire à une nouvelle rafle, venue en représailles d’un autre attentat des résistants.  Début juillet, la violence atteint son paroxysme. Miliciens et soldats multiplient les représailles sanglantes, n’hésitant pas à torturer et fusiller femmes et enfants…

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