Quand la Guerre d’Espagne refait surface en rade de Brest

Nuit noire sur brestNuit noire sur Brest, d’après l’essai Nuit franquiste sur Brest de Patrick Gourlay, Kris et Bertrand Galic (scénario), Damien Cuvillier (dessin). Editions Futuropolis, 80 pages, 16 euros.

Kris avait déjà dévoilé magnifiquement une page d’histoire méconnue de Brest, cette manifestation meurtrière de l’immédiat après-guerre évoquée dans Un homme est mort. Il récidive, avec l’aide Bertrand Galic en mettant en lumière un chapitre tout aussi méconnu et étonnant de l’immédiat avant-guerre : comment un sous-marin espagnol est venu accoster à Brest en 1937 et comment le bâtiment est devenu un enjeu très politique pour les franquistes et pour communistes et anarchistes locaux qui ont cherché à contrecarrer l’opération.

Le dimanche 29 août 1937, le C-2, sous-marin républicain espagnol, fait surface au large de la rade de Brest. Souffrant d’avaries, il doit être réparé. Mais alors que la guerre d’Espagne fait rage et que la France suit sa ligne de non-intervention, sa présence devient un enjeu sensible. Sous la direction de Troncoso, chef militaire de la région d’Irun (qui sera la futur président de la fédération de football espagnol et vice-président du Real Madrid !), des partisans de Franco vont s’activer pour récupérer le bâtiment. Ils pourront compter sur l’aide d’un contact parmi l’équipage, mais aussi sur la jolie Mingua, entraîneuse au dancing de l’Ermitage et qui va séduire le capitaine du C-2, tout comme sur les militants français d’extrême droite, Croix de feu ou membres de la Cagoule, force croissante dans ces heures de crépuscule du Front populaire. En face, les partisans de la République ne sont cependant pas inertes, avec notamment un très actif agent secret anarchiste qui saura désamorcer l’action fasciste…

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Damien Cuvillier, bien posté pour le centenaire de la bataille de la Somme

La bande dessinée, la Somme et le centenaire de la Première Guerre mondiale continuent de mener une alliance productive. Dernier exemple en date: la réalisation des timbres du centenaire de la bataille de la Somme, dévoilés ce 1er juillet, par le dessinateur Damien Cuvillier.

maq Bloc SOMME-6En dehors des albums (La Guerre des Lulus, Les chroniques de Notre mère la Guerre ou, le précurseur album collectif Cicatrices de guerre), diverses opérations ont associé le neuvième art et la Grande Guerre dans le secteur : l’association On a marché sur la bulle désignée comme référent BD de la Mission du centenaire 14-18, la fresque de Joe Sacco présentée en 2014 aux Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens avant de trouver un bel écrin dans le musée de Thiepval (où elle devrait être vue aujourd’hui par plusieurs chefs d’Etat lors des cérémonies), la réalisation par Fraco et pour le Courrier picard de figurines de soldats ou, tout récemment le spectacle Black Dog, de Dave McKean.

Aujourd’hui, c’est au tour de Damien Cuvillier de faire parler de lui, pour ses deux timbres du centenaire de la bataille de la Somme…

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Le conte est bon (et picard) avec la Niche du Déhu

Après le projet de revue dessinée picarde, restons en un peu encore avec la production régionale. Et une réalisation déjà bien ancrée désormais : la revue annuelle des étudiants du diplôme universitaire de bande dessinée de l’UPJV. Avec des histoires courtes des jeunes auteurs et des illustrations de leurs (grands) formateurs.

La Niche du Déhu apporte la culture traditionnelle picarde sur un plateau...

La Niche du Déhu apporte la culture traditionnelle picarde sur un plateau…

La troisième édition est sortie, c’est aussi une tradition, pour les Rendez-vous de la bande dessinée, le week-end-dernier.
Après une « Hutte du Déhu » 2014 sur le thème de la guerre, puis un second numéro dédié au temps, en hommage à Marc-Antoine Mathieu, place cette fois – non sans une certaine logique – à la Niche du Déhu. Et cette « niche » d’auteurs là affirme sa couleur et sa nature picarde !

Dès la couverture, signée Yulenka, et représentant un Lafleur plutôt enjoué, le numéro accroche l’oeil. Réalisé cette fois en collaboration avec Edmond Baudoin, Damien Cuvillier, David François, Alex-Imé, Benjamin Lacombe et David Perimony, ce recueil de 44 pages fait donc la part belle à la région, ses contes et légendes (enfin, à la Picardie, même si un tampon facétieux précise une production « 100% Hauts de France »).

Si les récits se montrent donc assez homogènes et, forcément, guère surprenants, le travail graphiste est nettement plus varié. Même si certains trahissent un manque d’expérience certain. On retiendra le travail de Pauline Laurencon, qui illustre le conte de Jean des Tchots poés, du village de NeufMoulin, avec un trait moderne, tendant vers l’abstraction. Approche aussi très poétique et légère avec Viktoriia Arnaud et sa belle évocation picturale de Saint-Séverin déprimant dans les marais de la Somme et rêvant de couleurs claires et vives.  A l’inverse, Quentin Dutot propose une version effrayante de la « dame blanche » du château de Chantilly, avec un dessin expressionniste, au crayon et tout en nuances fantomatiques de gris.
Enfin, on saura gré à Castiel Garaud de nous expliquer pourquoi le vent tourne sans cesse autour de la cathédrale d’Amiens….

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Un projet BD pour la lecture et la mémoire à Airaines

d-20130626-30TEQ9_high[1]Fondée en 2001, l’association Atout Lire, d’Airaines (Somme), vise à accompagner les enfants et les adultes vers la lecture et l’écriture à travers différents langages artistiques : danse, théâtre, photographie, et donc, bande dessinée.

C’est ce dernier médium qui est à l’oeuvre, depuis novembre 2014. Les deux auteurs abbevillois Alex Imé et Damien Cuvillier ont accompagné sept enfants dans la réalisation de planches autour d’un scénario sur les combats d’Airaines des 5, 6 et 7 juin 1940 et le capitaine d’origine gabonaise N’Tchoréré, qui défendit héroïquement le village contre l’assaut allemand. La première planche devait être présentée ce dimanche dans la commune, à l’occasion des commémorations du 75e anniversaire de cette bataille. Les neuf autres planches, encore chez l’imprimeur, seront présentées le 7 novembre 2015, lors de l’inauguration de l’exposition.
L’expo pourrait ensuite continuer à voyager… au Gabon.

Le « Déhu » prend son temps pour le festival d’Amiens

Les étudiants du DU bande dessinée d’Amiens vont sortir leur deuxième « Déhu ».

David Périmony, étudiant au DU BD d'Amiens présente l'affiche de la couv du prochain numéro du "Déhu".

David Périmony, étudiant au DU BD d’Amiens présente l’affiche de la couv du prochain numéro du « Déhu ».

On avait découvert leur première production l’an passé, sur leur stand du festival. Les élèves du diplôme universitaire de bande dessinée d’Amiens remettent ça cette année. Avec une expo d’oeuvres des étudiants de la première promo, arrivés en 2013 dans cette formation assurée par l’association On a marché sur la bulle et l’Université de Picardie.
Et le « Déhu », leur revue annuelle, sera aussi de retour.
Plus ambitieux, ce numéro 2 sera complètement thématique, orchestré autour du concept du « temps ».
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Deux bons chez Bulle en stock samedi

Nouvelle journée de dédicaces à la librairie Bulle en stock d’Amiens, le 16 mai.

Damien Cuvillier_portrait

Damien Cuvillier.

Nicolas Debon_portrait

Nicolas Debon.

Et ce n’est pas un, mais deux auteurs que Bulle en stock va accueillir, pour une rencontre-dédicaces ce samedi. Une rencontre doublement « historique » au vu des thématiques des derniers albums des deux auteurs.

Nicolas Debon (Le Tour des géants et l’Illusion du vide) sera là pour son dernier album L’essai, chez Dargaud, description fine d’une tentative de communauté anarchiste dans les Ardennes au début du XXe siècle.
Damien Cuvillier, l’auteur picard, viendra en voisin, pour la sortie du second tome de la série Les souliers rouges, chez Bamboo, dessiné sur un scénario de Gérard Cousseau.

A noter que les deux auteurs partagent également, derrière des styles différents, une même approche du dessin en couleurs directes.

A noter, par ailleurs, la prochaine séance de dédicaces, le 3 juin en lien avec les Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens, et la venue de Thomas Von Kummant, dessinateur de la série culte Gung Ho (qui a obtenu, cette année le prix du meilleur album des collégiens samariens) !

Dédicaces Damien Cuvillier et Nicolas Debon, librairie Bulle en stock, 4 rue du Marché-Lanselles à Amiens. Samedi 16 mai à partir de 14h15. Comme à l'accoutumée, les réservations se feront le matin à partir de 10 heures.

Les Souliers rouges font la couv’ de BDzoom

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Un rough pour la couverture du tome 1

Etude pointue sur BDzoom – et surtout accompagnée de très nombreuses ébauches visuelles – des couvertures des deux tomes des Souliers rouges, dessinés par l’Abbevillois Damien Cuvillier. Un article découvert avec un peu de retard (puisque mis en ligne depuis le 23 avril), mais qui conserve bien sûr tout son intérêt. De lecture, et de vision.

Des souliers rouges comme le sang

Souliers rouges_tome 2_couvLes souliers rouges, tome 2: l’albinos, Gérard Cousseau, Damien Cuvillier. Éditions Grand Angle, 48 pages, 13,90 euros.

Dans ce coin de Bretagne, juin 1944 n’est toujours pas signe de libération. Les Allemands et la milice dirigée par le sadique Daiguer sont plus présents que jamais au village de Saint-Nicolas-du-Pélem.

Lors de la fouille au corps, qui concluait le premier tome et s’annonçait dramatique, Jules et Georges s’en sortent grâce à un gros coup de chance. Mais le danger est toujours présent. Surtout quand un jeune officier allemand vient s’installer dans la maison et que l’ado et son ami russe aux souliers rouges décident de se soustraire à une nouvelle rafle, venue en représailles d’un autre attentat des résistants.  Début juillet, la violence atteint son paroxysme. Miliciens et soldats multiplient les représailles sanglantes, n’hésitant pas à torturer et fusiller femmes et enfants…

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Doubles dédicaces pour les Chroniques de Guerre

Conclusion du lancement de l’album Notre Mère la Guerre, chroniques, deux séances de dédicaces simultanées ont eu lieu aujourd’hui à Amiens. Avec deux fois deux dessinateurs ayant participé à l’album.

A la librairie Martelle, avec Hardoc et Jeff Pourquié:

2014-11-21 18.14.32Et chez Bulle en stock, pour Damien Cuvillier et Vincent Bailly:

2014-11-21 18.21.13Et pas mal de lecteurs des deux côtés…

Notre Mère la Guerre, Chroniques : devoir d’Histoires à Verdun

Retour (en texte et en images – galerie à la fin de l’article) sur le lancement officiel de Notre Mère la Guerre, Chroniques, l’ouvrage co-édité par Futuropolis et les éditions amiénoises de La Gouttière, ce jeudi à Verdun. Dans le cadre d’une opération de la Mission du centenaire 14-18.

Lors de la présentation de l'album, de gauche à droite: Damien Cuvillier, Hardoc, Maël, Pascal Mériaux, Kris et Vincent Bailly

Lors de la présentation de l’album, de gauche à droite: Damien Cuvillier, Hardoc, Maël, Pascal Mériaux, Kris et Vincent Bailly

C’est la deuxième grosse opération du centenaire de 14-18 en matière de bande dessinée, toujours pilotée par l’association amiénoise On a marché sur la bulle, référent de la Mission du centenaire en matière de 9e art.

Après l’installation de la fresque de Joe Sacco dans le métro parisien cet été, voilà la labellisation de l’album Notre Mère la Guerre, chroniques, épilogue de la série éponyme de Kris et Maël. Une reconnaissance officielle qui a du sens, tant cette série, derrière un habillage de roman policier est devenue, après Tardi, une référence sur la Grande Guerre en BD, évocant et interrogeant le conflit sous bien des aspects.
Et cet ultime volume – prolongement sur les sources et références qui ont nourri l’oeuvre – peut servir de jolie porte d’entrée vers cet univers fictionnel mais aussi déclencher un intérêt renouvelé envers la mémoire et les oeuvres initiées par la Première Guerre mondiale. Le lancement officiel de l’ouvrage, ce jeudi 20 novembre à Verdun avait également tout son sens. Symbolique et artistique.

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