La crise, quelle crise ? collectif, éditions de la Gouttière, 64 pages, 12,70 euros.
Après Cicatrices de guerre(s), sur 14-18, place à une autre guerre, économique celle-là. Et qui fait aussi son lot de victimes. Mais les fronts sont plus mouvants et divers encore. Et les armes souvent plus inégales, entre traders et financiers d’un côté, salariés ou laissés pour compte de l’autre. Ce recueil aborde ces différentes facettes d’une situation dans laquelle on baigne, au bas mot, depuis… un demi-siècle. Car, pour toute une génération – voire même plusieurs depuis les années 70 – ce « changement subit », cette manifestation « soudaine » est devenu un état de fait, un tunnel dont on ne voit jamais le bout – depuis Raymond Barre… Généralisée et omniprésente, elle est pourtant difficilement définissable. Dans ce nouvel album collectif, les éditions de la Gouttière y posent donc un regard subjectif. Neuf regards plutôt, pour autant d’histoires courtes au ton au départ plutôt doux amer, pas si catastrophiste donc. Ou souvent, la vie reste la plus forte. Comme si à force d’y vivre, elle était assimilée, à défaut d’être acceptée.








