« Pilote » et « Paris Match » accompagnent Valérian

La sortie de Valérian – le film – a suscité logiquement un intérêt renouvelé pour Valérian (et Laureline) – la série de bandes dessinées. Parmi les nombreuses évocations, on reviendra sur deux parutions récentes. Et complémentaires.

Après avoir relaté l’an passé l’histoire du Journal de Tintin, Paris-Match s’intéresse donc cet été à la saga de Pierre Christin et Jean-Claude Mezières, présentée comme « la BD qui a inspiré les plus grands films de science-fiction ». Ce magazine n’apprendra pas grand chose à qui connaît déjà la série. En revanche, à l’aide d’articles courts et richement illustrés, ce hors série apporte les éléments de base aux béotiens du space opera en général et à Valérian en particulier. En revenant notamment sur divers aspects de la série (ses thématiques, ses créatures, le goût des dessins architecturaux de Mezières), accompagné d’un entretien avec les auteurs. Le tout (plus une bonne moitié consacrée au film de Luc Besson) pour 6,95 euros.

Déjà rapidement évoqué, le « Méga Spirou hors-série » de Pilote (qui re-renaît pour l’occasion), joint-venture (?) entre Dargaud et Dupuis, est lui d’un tout autre intérêt. Et il s’adresse à un public plus bédéphile qui pourra y trouver beaucoup de choses…

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Valérian et Laureline ressurgissent de l’espace-temps pour accompagner Luc Besson

valerian-integrales-tome-1-valerian-integrale-tome-1Valérian, l’intégrale volume 1, Pierre Christin (scénario), Jean-Claude Mezières (dessin). Editions Dargaud, 160 pages, 20,50 euros. Sortie le 16 septembre.

Luc Besson vient d’achever le tournage de son adaptation de Valérian au cinéma. Sortie prévue à l’été 2017. Et ceux qui ne le sauraient pas encore ne devraient pas demeurer longtemps dans l’ignorance : la machine marketing commence déjà à se mette en place. Avec opportunisme – mais non sans légitimité – Dargaud y participe en relançant donc une nouvelle série d’intégrales des aventures spatio-temporelles de son héros. Un peu dans l’esprit de ce qu’avait fait Casterman lors de la sortie en salles d’Adèle Blanc-Sec de, déjà, Luc Besson.

Ce premier tome reprend les trois premiers albums de la saga, à l’identique du premier tome de la précédente intégrale, parue en 2007 : Les mauvais rêves, où se noue la rencontre, au XIIe siècle entre Valérian et l’effrontée Laureline ; La cité des eaux mouvantes (dans son intégralité avec Terres en flammes), première aventure commune dans une cité de New-York de 1986 envahie par les eaux ; L’Empire des mille planètes et son enquête sur Syrte-la-magnifique (dont le nom va inspirer celui du film de Besson)…

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Valérian et Laureline sur la planète Besson en 2017

Valérian-Laureline21 juillet 2017. Un peu lointaine, mais une date à noter. C’est ce jour qu’est annoncée la sortie au cinéma de Valerian and the City of a Thousand Planets, adaptation – sans doute – par Luc Besson de l’album L’empire des mille planètes de Valérian et Laureline.

Le casting devrait notamment comprendre Dane DeHaan (The Amazing Spider-Man 2) et Cara Delevingne (Suicide Squad) dans les rôles titre.

Ce serait là en tout cas la fin d’un vieux serpent de mer sur un passage sur grand écran de la fameuse saga de science-fiction de Christin et Mezières. Une série culte dont Le 5e élément apparaissait déjà comme une ébauche. Reste à espérer, maintenant que, justement, cette adaptation-là sera du niveau au-dessus. Si la sincérité de l’intérêt de Luc Besson n’est pas contestable, la réussite artistique de ces derniers films (euh, en fait de tous ces films depuis Le Dernier combat, vraie petite merveille singulière de film post-apo) peut quand même inquiéter.

Au moins cela devrait-il redonner un coup de projecteur sur les albums qui, eux, conservent toute leur classe et leurs qualités. Et s’avèrent, malgré le passage des ans, toujours aussi distrayants et intéressants.

Luc Besson veut adapter Valérian
au cinéma

Une planche des "Cercles du pouvoir". Avec son taxi volant proche de celui du 5e élément.

Après Adèle Blanc-Sec, Luc Besson à l’intention d’adapter à l’écran les aventures de Valérian et Laureline, de Pierre Christin et Jean-Claude Mezières, dont il vient d’acquérir les droits. Annoncé voilà quelques jours, le projet ne se fera pas tout de suite. Le réalisateur du Grand Bleu ayant, avant cela d’autres projets (dont une adaptation d’un roman de Tonino Benacquista).
Il y aurait, de fait, une certaine logique à voir l’ex-wonder boy français – qui se déclare lecteur de longue date de Valérian – mettre en scène les aventures des deux agents spatio-temporels, au vu du travail fait par Jean-Claude Mezières pour la préparation du Cinquième élément. Travail que l’on retrouva d’ailleurs, en partie, avant même la sortie du film dans Les Cercles du pouvoir, dont les fameux taxis volants jaunes.
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Valérian revit grâce à Larcenet

Valérian vu par… Larcenet, t.1 : l’armure du Jakolass, éditions Dargaud, 48 pages, 11,95 euros.

Lorsque Pierre Christin et Jean-Claude Mezières m’avaient dit leur refus de voir des suites purement commerciales aux aventures de Valérian, mais leur soutien à des « coups de sonde« , des « expériences avec des gens qui ont un style complètement différent, qui vont s’y prendre d’une autre manière pour explorer des trucs qui n’ont pas été racontés jusqu’ici« , j’avais trouvé l’idée très sympathique… tout en étant plutôt dubitatif sur les possibilités d’en voir un jour la concrétisation. Et bien, il n’aura pas fallu deux ans pour une première démonstration, très convaincante, grâce à Manu Larcenet.

Si l’on se situe bien dans l’univers de Christin et Mezières ; côté dessin « complètement différent« , le contrat est rempli. Côté « autre manière d’explorer des trucs inédits« , aussi. Et de belle manière

On retrouve donc ici un Valérian loin du fringant agent spatio-temporel, téléporté dans le corps d’un pilier de bistrot chauve, rabougri et moustachu, perdu au comptoir de « Chez Francisque » (un clin d’oeil parmi bien d’autres). Heureusement, Monsieur Albert, Laureline et les inoubliables Shingouz vont l’expirter de sa banlieue sordide pour l’emmener dans « l’espace infini qui éblouit l’imagination du pauvre attracté terrestre… » et le remettre sur la piste de Jesperiank le Jakolass, responsable de l’enchantement diabolique et seul capable d’y mettre fin. Direction la planète carcérale Walawalla où va se dénouer l’intrigue…

Ni hommage besogneux, ni pastiche parodique, l’auteur du Retour à la Terre prend son départ pour l’espace et fend l’armure (du Jakolass, donc) avec un album délicieux, qui poursuit et ouvre une autre dimension aux péripéties des deux héros de Christin et Mezières.

Le retour de Valérian... avec des moustaches et au comptoir.