La Mèche s’est éteinte

La Mèche n’aura tenu que trois mois. Triste.

Le nouvel hebdo satirique quitte déjà la scène.

On avait salué son arrivée, avec sympathie, voilà trois mois. Finalement, la Mèche était hélas courte. L’hebdo satirique lancé par Olivier Marbot et quelques anciens de Siné Hebdo a fait long feu et n’aura pas survécu au chiffre 13. L’annonce, voilà quinze jours d’une parution allongée sur deux semaines laissait penser que ses jours étaient comptés.

Dommage que cette nouvelle tentative dans la presse satirique, à côté du tutélaire et toujours vivace Canard enchaîné et du moins vif Charlie Hebdo, ait échoué. Certes, les chroniques de la Mèche n’étaient pas toutes du niveau de son prédécesseur. Mais en un trimestre, le journal avait commencé à trouver son rythme. Et il faisait découvrir des dessinateurs plein de talent, comme Large, tout en donnant le plaisir de retrouver d’autres déjà bien installés, comme Lindingre ou Caza ou les pochoirs de Miss Tic.

Raison de ce jet d’éponge prématuré : l’argent. Ou plutôt son absence. Et des ventes nettement moins hautes qu’espérées, comme l’explique notre consoeur Frédérique Roussel dans Libération de ce vendredi. De la mèche à la dèche, il n’y a pas loin… Vraiment dommage.

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On est de Mèche

La couverture du premier numéro - forcément historique - de ce vendredi 10 septembre

Un hebdo satirique de 16 pages, grand format, coûtant 2 euros, avec un dessin pleine page en « une » et un autre, plus décalé en dernière page, un mélange de « critique politique, de divertissement humoristique et de provoc’ » (dixit ses iniateurs) ; des dessins et strips signés notamment Diego Aranega, Berth, Caza, Miss.Tic, Jiho complétés par des chroniques de l’entarteur Noël Godin, Etienne Liebig, la chronique ciné de Jean-Pierre Bouyxou, l’analyse sociale de Pierre Concialdi… On aura reconnu non pas Siné Hebdo mais bien La Mèche, dont le premier numéro est sorti ce vendredi (rien à voir donc avec un hebdo satirique du mercredi !).

Déjà du lourd !

Ce premier numéro, qui ne cache pas sa proximité formelle et graphique - ainsi qu’une bonne partie de l’équipe, dont son rédac chef Olivier Marbot - avec son prédécesseur, s’avère en tout cas copieux, avec une grande interview de Jack Ralite sur la culture, un billet de l’éditeur Eric Hazan (La Fabrique) sur la laïcité ou un dossier sur les retraites.

Et l’on notera la « une » (ci-dessus) et son dessin en forme de déclaration d’intention…

Il ne reste plus à espérer qu’il s’agisse là d’une mèche longue !

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