La Mèche n’aura tenu que trois mois. Triste.
On avait salué son arrivée, avec sympathie, voilà trois mois. Finalement, la Mèche était hélas courte. L’hebdo satirique lancé par Olivier Marbot et quelques anciens de Siné Hebdo a fait long feu et n’aura pas survécu au chiffre 13. L’annonce, voilà quinze jours d’une parution allongée sur deux semaines laissait penser que ses jours étaient comptés.
Dommage que cette nouvelle tentative dans la presse satirique, à côté du tutélaire et toujours vivace Canard enchaîné et du moins vif Charlie Hebdo, ait échoué. Certes, les chroniques de la Mèche n’étaient pas toutes du niveau de son prédécesseur. Mais en un trimestre, le journal avait commencé à trouver son rythme. Et il faisait découvrir des dessinateurs plein de talent, comme Large, tout en donnant le plaisir de retrouver d’autres déjà bien installés, comme Lindingre ou Caza ou les pochoirs de Miss Tic.
Raison de ce jet d’éponge prématuré : l’argent. Ou plutôt son absence. Et des ventes nettement moins hautes qu’espérées, comme l’explique notre consoeur Frédérique Roussel dans Libération de ce vendredi. De la mèche à la dèche, il n’y a pas loin… Vraiment dommage.

