On savait déjà que François Schuiten était un grand auteur. On sait maintenant que c’est aussi un grand bonhomme.

Schuiten a trouvé une élégante manière de règler les problèmes de préservation de son oeuvre (ici, détail de la couverture de "l'Archiviste", un des albums de la série des Cités obscures)
Alors que la consécration – relative – de la bande dessinée comme « art » se traduit aussi par des délires artistico-financiers sur les ventes de dessins et planches, l’auteur des Cités obscures, geste rare, a décidé de confier 80 % de ses oeuvres à diverses institutions publiques, dont la bibliothèque nationale de France. 1500 planches et illustrations vont donc venir enrichir les fonds, notamment de la Bibliothèque nationale de France, de la fondation Roi-Baudoin, de la maison Autrique à Bruxelles (qu’il a participé à sauvegarder), le musée de la BD d’angoulême, le centre de l’image de La Louvière et le Centre belge de la bande dessinée.









