Anlor, première primée du Festival 2012

J-2 17es Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens.

C’était la journée des « premières », ce jeudi 31 mai à Amiens pour Anlor, lauréate 2012 du prix du meilleur premier album, décerné par les lycéens picards pour Les innocents coupables: première journée d’interventions devant un public scolaire (moment impressionnant pour elle, qui s’avoue plutôt »timide« ) et une première remise de récompense « informelle » pour son prix, dans les locaux de la Caisse d’Epargne de Picardie, fidèle sponsor des festivals de BD dans la région. Ambiance décontractée et gros chèque à la clé (symbolique, mais appréciée par la récipiendaire…). Occasion d’en savoir un peu plus sur la trajectoire et les motivations de la jeune et talentueuse dessinatrice trentenaire résidant dans l’Essonne.

copyright : Daniel Muraz / courrier picard

Claire Delsart, de la Caisse d'Epargne de Picardie remet son gros chèque à Anlor. A droite, Céline Goubet, coordinatrice pour l'association On a marché sur la Bulle du Prix du Meilleur premier album des lycéens picards.

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Les Innocents coupables
et primés par les lycéens picards

Le Prix du Meilleur Premier album des lycéens picards 2012, organisé par le Conseil régional de Picardie et l’association On a marché sur la bulle, vient d’être dévoilé. Il s’agit des Innocents coupables de Laurent Galandon et Anlor (Bamboo).

Les lycéens picards ont donc choisi Anlor pour son album (le tome 1 d’un triptyque) Les Innocents coupables (sur un scénario de Laurent Galandon) paru aux éditions Bamboo. Un bon choix s’agissant d’une bande dessinée enlevée et forte, traitant aussi de la jeunesse, à travers le destin de quelques jeunes prisonniers d’une colonie pénitentiaire en 1912. Avec un dessin émouvant et bien senti au profit de personnages forts et d’une intrigue prenante. Cet album a recueilli 127 voix sur les 646 votes exprimés. Soit 19,7 % des suffrages des quelque 850 jeunes – de 39 lycées professionnels techniques et agricoles de Picardie – qui ont participé à l’opération cette année.

Etaient également en lice pour le titre Barzoon Circus de Darlot et Pilet (Treize Etrange), En attendant que le vent tourne, de Guinin (Casterman), En mer de Weing (Ça et Là), L’année du lièvre de Tian (Gallimard), Le fils de Rembrandt de Robin (Sarbacane), Sam de Marazano et Shang (Dargaud), Tchernobyl la zone de Sanchez et Bustos (Des Ronds dans l’O), Tortuga de Viozat et Brivet (Ankama), La balade de Yaya d’Omont et Zhao (Fei) et Un bébé à livrer de Reineke (Vraoum).

Les auteurs vont rencontrer bon nombre des lycéens ayant participé au jury, lors d’une semaine de résidence sur le territoire régional (fin mai), et durant les deux journées réservées aux scolaires en amont des Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens 2012 (les 31 mai et 1er juin prochains). Ils seront également présents durant les deux jours de ce 17e festival. Son prix sera remis à Anlor le 2 juin à 16 heures, en présence de la presse (enfin, pour ma part, je vais essayer de m’arranger pour être là), de membres du jury et des partenaires (enseignants, bibliothécaires et institutionnels). En plus du trophée, la jeune dessinatrice recevra une somme de 750 euros versée par la Caisse d’Épargne de Picardie, partenaire du projet. Et un tiré à part reprenant un dessin d’Anlor, imprimé à 3000 exemplaires, sera offert au public ainsi qu’aux jeunes ayant participé au projet.

Cela fait quatorze ans déjà que ce concours du Meilleur Premier album des lycéens picards, par le Conseil régional de Picardie, fonctionne auprès des lycéens picards. Avec une idée forte, jamais démentie, celle d’utiliser la bande dessinée comme moyen de réconcilier des jeunes, parfois en difficulté face aux livres, avec la lecture.
L’association On a Marché sur la Bulle a ainsi effectué, d’octobre à avril derniers, un travail de lecture et d’analyse de diverses bandes dessinées avec tous élèves de ces 39 lycées professionnels, techniques ou agricoles.
Et l’opération fait des émules, puisque, cette année, en parallèle, se met en place un « prix du meilleur album des collégiens samariens !

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Cyrielle de Tokyo à Amiens

Prix du Premier meilleur album 2011 décerné dans le cadre du festival de la bande dessinée d’Amiens, Cyrielle a fait une halte amienoise, ce mercredi, à la Caisse d’Epargne (sponsor fidèle de l’opération) entre deux visites d’établissements où elle rencontre des lycéens qui ont choisi (ou pas) son album.

Cyrielle, à droite, aux côtés de Claire Delsart, responsable Mécénat à la Caisse régionale de Picardie et Céline Goubet, directrice-adjointe d'On a marché sur la bulle et en charge du Prix du meilleur album.

Cette halte ensoleillée a été l’occasion d’une discussion à bâtons rompus avec la jeune auteure autour de son drôle d’album aux faux airs de manga, paru chez Kana. Un roman graphique en noir et blanc de quelques 220 pages, au dessin rond et sympathique, contant l’arrivée impromptue à Tokyo d’une jeune ado de 17 ans, venu retrouver son père sur un coup de tête (et l’on découvrira lequel non sans stupéfaction !). J’ai suivi avec un vrai plaisir l’héroïne dans cette découverte, pleine de fraîcheur, de la vie nippone.
Une oeuvre de circonstances, au bon sens du terme. Après un premier projet commun qui n’aboutit pas, c’est sollicité par Thierry Gloris que la jeune illustratrice s’est lancée dans son premier album. Avec honnêteté, elle reconnaît que l’histoire – telle que livrée par le scénariste de Malgré nous - aurait pu se dérouler… dans n’importe quel autre ville. Mais le fait qu’elle se déroule au Japon, d’où elle rentrait juste et qu’elle apprécie beaucoup, apporte une justesse de ton indéniable. « Je l’ai guidé dans l’univers et aidé sur certaines scènes« , souligne-t-elle.

En tout cas, pensé plus ou moins au départ pour un public féminin, Tokyo Home séduit largement au-delà. Confirmation avec ce prix du Premier album, décerné par une très grande majorité de lycéens. En raison, sans nulle doute, de la proximité que l’on peut ressentir avec le personnage principal, et avec l’univers du manga – même si ici, on reste dans un découpage et un style plutôt franco-belge.

Heureuse d’être la lauréate 2011 – « c’est la première fois que je gagne quelque chose, et en plus, c’est pour mon travail – Cyrielle va aussi bénéficier, grâce à ce Prix, d’un retirage de son album… Et peut-être de quoi espérer une suite aux aventures japonaises de son attachante  héroïne ?

En attendant, comme on ne change pas une équipe qui gagne, elle a sur unnouveau projet avec Thierry Gloris, toujours dans un univers contemporain, mais plus fantaisiste et imaginaire. Et, dans un registre plus personnel, elle travaille sur un ouvrage plus personnel, qu’elle dessinera et co-scénarisera, plus tourné ouvertement, cette fois, sur un public féminin.

On aura l’occasion de retrouver Cyrielle sur le festival, début juin. Elle y retrouvera aussi la Caisse d’Epargne de Picardie, qui, fidèle soutien de la manifestation depuis ses débuts, y organisera notamment un quiz sur le pôle numérique (avec abonnements gagner au nouveau et réussi mensuel L’immanquable à la clé).

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