Astérix sur le pied de guerre

Toutes premières infos sur le prochain album des aventures d’Astérix et d’Obélix… Et une première planche !

Astérix est donc toujours le héros préféré des Français. Et si Tintin l’a supplanté en matière de nouveauté éditoriale en ce début 2017, la fin de l’année devrait lui redonner une visibilité.

Le 37e et prochain album est en effet annoncé pour le 19 octobre prochain. Toujours réalisé par le tandem Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, qui ont plutôt correctement réussi jusqu’ici la reprise du mythique Gaulois d’Uderzo et Goscinny, ce prochain album semble devoir se centrer plus particulièrement sur Obélix. C’est du moins ce que laisse entrevoir la première planche distillée par l’éditeur (voir ci-dessous)…

Un « teasing » et une communication désormais bien rodée, qui vont se diffuser tout au long de cette année, qui sera celle du 90e anniversaire d’Uderzo et du quarantième anniversaire de la disparition de Goscinny…

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Les Français aiment Astérix et la BD

BVA a sondé les Français sur leur rapport avec la bande dessinée. Avec des résultats plutôt positifs, mais surtout ludiques. Et non exempts de certains biais. 

Le village d’Astérix résiste toujours. Et les aventures du petit Gaulois demeurent encore la série préférée des Français. Et ce pour 50% du panel interrogé par BVA (pour la presse régionale et l’assureur Foncia) pour un sondage spécial « BD » diffusé ce jour. Une étude – qui fait suite à celle réalisée en novembre, plus largement, sur le livre – pas exempte de reproches mais plutôt amusante à parcourir. Décryptage en sept cas(es).

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Les Français, des lecteurs de bandes dessinées très classiques

En matière de bande dessinée, les Français font preuve d’un grand clacissicisme. C’est ce qui ressort d’une enquête BVA/Presse régionale sur la lecture, publiée hier.

captureL’institut BVA a sondé les Français, pour la Presse régionale, sur leur intérêt pour la lecture. Bilan global – plutôt réjouissant : 8 Français sur 10 aiment lire et déclarent lire 14 livres par an en moyenne.
L’enthousiasme se tempère un peu lorsqu’on apprend que s’il sont surtout fans de romans policiers (45%) et de livres d’histoire (32%), les Français plébiscitent aussi Jean d’Ormesson, devant Marc Lévy et Guillaume Musso, pour les auteurs hexagonaux (Stephen King devant Mary Higgins Clark, pour les auteurs étrangers).

Mais, la raison d’une telle évocation ici est que l’enquête s’est aussi intéressé, dans ce cadre, à la bande dessinée. En soi, déjà, un motif de satisfaction puisque le 9e art n’est pas forcément toujours considéré comme une source de lecture « légitime ».

Globalement, si 80 % des Français interrogés aiment lire des livres et 72 % des journaux, ils sont quand même 56 % à apprécier les bandes dessinées (dont 17 % les aiment « beaucoup »). Si l’on rentre dans le détail, et comme pour la littérature évoquée plus haut, petit accablement, même si celui-ci était prévisible…

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Sarkozix, retour de flamme

nouvelles-aventures-de-sarkozix-1_couvLes nouvelles aventures de Sarkozix, t.1: sur le retour, Nicolas Pothier (scénario), Geoffroy Rudowski (dessin). Editions Delcourt, 34 pages, 10,95 euros.

On le croyait reconverti dans les conseils en matière d’investissements dans la péninsule arabique. Mais Sarkozix, l’ex-chef gaulois battu en l’an 5 après JC (Jacus Chiraquix) et qui avait dû laisser son trône à Hollandix, est finalement de retour. En cet an 8 après J.C. (Jacques Chirac), il a été convaincu par ses amis Hortefix et Laurenvauquix que les « Gaulois ont la mémoire courte », qu’il faut faire quelque chose face à la montée de Marina et ne pas laisser le pays aux mains d’un « nul ». Et ce n’est pas le juge Vanruymbekix qui pourra l’en empêcher. Mais le plus dur, comme souvent, sera encore de s’imposer auprès de son clan…

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Astérix et le Papyrus de César, info ce qu’il faut

1er_De_Couv_Papyrus 2.inddLes aventures d’Astérix, tome 36: Le papyrus de César, Jean-Yves Ferri (scénario), Didier Conrad (dessin). Editions Albert-René, 48 pages, 9,95 euros.
Version « luxe », 128 pages, 39 euros.

Le battage médiatique et marketing du lancement de l’album (avec son tirage record de 2 millions d’exemplaires) étant un peu retombé, qu’en est-il donc vraiment de cette nouvelle histoire d’Astérix ? Disons-le d’entrée, celle-ci est plutôt réjouissante et tient bien sa place dans la saga de la série.

Et même dans la « Grande Histoire », puisqu’il est ici question de la Guerre des Gaules, témoignage livré à la postérité par Jules César au sommet de sa gloire. Son conseiller obséquieux, Bonus Promoplus, lui suggère cependant d’en supprimer le chapitre sur les « revers subis face aux irréductibles Gaulois d’Armorique », histoire de ne pas altérer son image, alors que plus personne à Rome ne se soucie de cette poignée de barbares analphabètes. César se laisse séduire, mais le manuscrit parvient à un « colporteur » gaulois, Doublepolémix, bien décidé à faire triompher la vérité et faire « trembler l’empire » par ses révélations. Il parvient à se réfugier au village des « irréductibles » et ceux-ci décident d’envoyer Panoramix, Astérix et Obélix dans la forêt des Carnutes, afin que le contenu du papyrus soit livré au druide Archéoptérix, gardien secrets des connaissances gauloises, qui se transmettent par le bouche-à-oreille (car, c’est bien connu des Gaulois: les écrits s’envolent, les paroles restent)…

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Astérix chez les gendarmes

L’arrivée du nouvel Astérix inspire même la gendarmerie nationale, à Angoulême. Avec plus ou moins de réussite.

Astérix_gendarmesCela pourrait s’appeler « Astérix chez gendarmes ». Et ce n’est pas une nouvelle aventure de notre petit héros gaulois, mais la démonstration que l’arrivée du nouvel album, le Papyrus de César n’a laissé personne indifférent. Même au sein de la gendarmerie nationale.

Certes, c’est à Angoulême – cité bédéphile s’il en est – que s’est déroulée cette anecdote, développée par nos confrères de la Charente libre. Un pandore a été inspiré, pour la page facebook de la compagnie départementale de Charente, d’utiliser une version modifiée de la couv du futur album de Ferri et Conrad afin d’illustrer une affaire de vols de métaux, rondement réglée par ses collègues. Apparue dimanche matin, et suite de nombreuses d’internautes dénonçant le racisme et la stigmatisation induite par le titre, la publication a disparu dans la journée.

Pour le coup, on n’est pas sûr de suivre l’indignation apparemment générale sur la caractérisation du titre. Même si la formulation n’est pas très heureuse, on peut aussi l’interpréter, factuellement, comme traitant de ces deux personnes en particulier et pas comme une généralité…

En revanche, peut-être faudrait-il que ces gendarmes potassent un peu les textes relatifs au respect du droit d’auteur. Et, accessoirement, l’art de la typographie…

Astérix, un héros très pop

Astérix, les bagarres, le pop-up !Astérix, les bagarres: le Pop-up, design José Pons. Editions du Chêne, 14 pages, 29,90 euros.

Astérix fait aussi son retour… en pop-up, cet automne. Avec un livre centré sur l’un des temps forts des albums: les célèbres bagarres.

Dans cet ouvrage, et selon le principe de ces livres « en volume », les héros jaillissent donc – littéralement – des pages. Précédés par une mise en bouche amusante avec une page de garde également animée, les six tableaux commencent par une scène au village. Un plan général de bagarre entre Gaulois qui se poursuit, dans les deux pages suivantes par un gros plan épique avec l’ensemble des villageois. Place ensuite à la célèbre charge des gaulois, emmenés par leur chef Abraracourcix face aux romains devant le camp de Babaorum. Puis, autres temps fort: l’abordage du vaisseau des pirates de Barbe-rouge, la ruée d’Obélix dans la légion romaine en « tortue », avant qu’enfin, le célèbre banquet ne vienne clore, plus harmonieusement le livre…

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Astérix, les nouveaux goodies

Astérix a fait le buzz, avec l’annonce de la sortie prochaine de son nouvel album. Sans dévoiler l’histoire ni l’ouvrage, mais avec quelques « goodies ».

DSC_0193A défaut de l’album qui ne sera transmis apparemment qu’au dernier moment, et donc d’informations précises sur ces nouvelles aventures du Papyrus de César, le dossier de presse comportait son lot de goodies, reflet du merchandising accompagnant l’univers Astérix.

Une offre éclectique et diverse, de la couronne ailée en carton (façon couronne de galette des rois) – très tendance – à la figurine en plastique Plastoy, dont cinq « inédits » accompagneront la sortie du nouvel album: Astérix avec un sanglier, Obélix portant Idéfix, César impérial, Promoplus et Doublepolemix. Ce dernier, désormais promu « père officiel des journalistes », fait aussi l’objet d’un joli tiré à part.

Dans un autre registre, la Monnaie de Paris poursuit sa série des « valeurs de la République » débutée voilà deux ans, avec une nouvelle série de pièces autour de l’univers d’Astérix.
En cette fin septembre sont ainsi sortis trois pièces Astérix, une de 500 euros Or, une de 50 euros Argent et une série de douze pièces de 10 euros Argent, qui déclinent avec des personnages de la série les concepts de liberté (liberté de parole avec Agecanonix briguant le poste de chef du village, liberté de se déplacer avec Astérix et Obélix à cheval dans le Tour de Gaule, liberté rétrouvée avec Obélix faisant exploser la grille d’une prison ou Astérix se défaisant de ses chaînes), d’égalité (égalité hommes femmes avec Cléopâtre tenant tête à César, égalité du partage avec la distribution de la potion magique, égalité aussi dans l’action avec la femme d’Agecanonix avec Obélix dans la bataille contre les romains) et fraternité enfin (le baiser de Latraviata à Astérix, l’amitié entre Idéfix et un grand dogue danois et des chaleureuses poignées de mains entre Astérix et un Helvète ou un Normand).
Démonstration par l’exemple qu’Astérix, c’est aussi une question d’argent !

 

Des infos fraîches sur Astérix

Le 36e album d’Astérix, Le Papyrus de César sortira le 22 octobre. Le lancement a été fait aujourd’hui, depuis le premier étage de la Tour Eiffel. Sans l’album et en conservant le secret sur l’intrigue, mais en dévoilant quelques éléments. Dont la couverture et les premières planches (à retrouver plus bas, avec le reportage photo sur l’événement).

Astérix_Papyrus Cesar_couvAstérix n’est plus – depuis longtemps – un simple personnage de bande dessinée. Mais un véritable événement éditorial (bande dessinée la plus vendue et traduite dans le monde) et aussi un élément du patrimoine national. Alors, quoi de plus logique que d’effectuer le lancement de sa nouvelle aventure au coeur d’un autre symbole de l’Hexagone: la Tour Eiffel.

Ce lundi 12 octobre au matin, à J-10 de l’arrivée en librairies, l’événement avait en tout cas rameuté les médias français et étrangers. Quasiment une petite centaine de journalistes, de presse écrite, radio et télé ont assisté à cette conférence de presse tenue conjointement par Albert Uderzo, Anne Goscinny, Isabelle Magnac (l’éditrice en charge des éditions Albert-René), Didier Conrad (dessinateur) et Jean-Yves Ferri (le scénariste).

Un lancement un peu atypique, puisque sans l’album qui faisait l’objet de la rencontre et en tenant le secret sur les ramifications de l’intrigue. L’objectif étant de donner la primeur aux lecteurs qui iront récupérer leur album dans dix jours. Néanmoins, on commence à en savoir un peu plus sur cette nouvelle aventure. Et, franchement, c’est plutôt alléchant. La couverture et trois planches ont été dévoilées. Ainsi que le cadre général de l’intrigue…

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Astérix brillamment passé aux rayon X

X_couvX, David Latini (texte), Stéphane Douay (dessin). Editions Pirates, 120 pages, 10 euros.

Soit donc l’inconnue « X », à la base du succès d’Astérix de Goscinny et Uderzo. Et c’est parti pour deux heures (ou moins dans la version « texto ») de lecture d’une jubilatoire tentative d’exégèse autour des albums du petit Gaulois, à travers une suite de digressions, ou plutôt d’enchaînements en forme de déductions « crantées« , où le raisonnement avance toujours plus loin, brassant la vision panoramique de l’oeuvre mais aussi son classement alphabétique, puisant aux racines de la kabbale ou du soufisme, jonglant avec les mots et leur sens, disséquant leur construction à la mode lacanienne (Abraracourcix : Abraham en raccourci, Obélix devenant une ode au « bel X », etc). Et, progressivement – ce que les jolies illustrations de Stéphane Douay esquissaient dès le début – se crée une filiation entre le petit guerrier gaulois, résistant à l’empire de César et un autre rebelle magistral, Don Quichotte, ou plutôt Don Quixote, selon sa graphie originelle, partant en guerre contre les moulins à vents et les rets de l’inquisition. Serait-ce la voie qui va amener à la résolution de l’énigme ?

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