L’énorme horreur est humaine

Enormous, tome 1: Extinction level event, Tim Daniel (scénario), Mehdi Cheggour (dessin). Editions Ankama / Label 619,

Une découverte étrange (et tragique pour ses auteurs) est faite dans une grotte de l’Arizona, laissant croire à une attaque biochimique.
Un an plus tard, de gigantesques et terrifiantes créatures surgissent de terre dans tous le sud ouest des Etats-Unis, provoquant une destruction massive. Ellen et sont amie Megan, deux jeunes femmes vont tenter de survivre dans ce chaos à l’origine mystérieuse…

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Oms en fin de série

Oms en série, tome 3: La Vieille-Terr, Jean-David Morvan (scénario), Mike Hawthorne (dessin). Editions Ankama, 48 pages, 13,90 euros.

Ayant réussi à s’échapper de leur cité clandestine détruite par les Draags et ayant rejoint le continent perdu, les Oms sous la direction de Terr ont développé une nouvelle cité clandestine – mais nettement plus avancée – pour se protéger de leurs ennemis. Des années plus tard, un intrus Draag est repéré: c’est Tiwa, la jeune fille à qui on avait donné Terr comme « animal de compagnie ». Elle est venue prévenir celui dont elle n’avait cessé de suivre les péripéties de la menace d’une grande attaque Draag. Mais cette fois, les Oms ont de quoi répondre. Avant de songer à leur vrai grand projet d’avenir…

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Des singes qui donnent toujours la banane

Monkey Bizness, tome 3: la banane du futur, Pozla (dessin), El Diablo (scénario). Editions Ankama, 160 pages, 15,90 euros.

Suite et fin de cette adaptation – très éloignée – de la Planète des singes. Dans ce futur où après une guerre nucléraire les hommes ont laissé place aux animaux en haut de l’échelle alimentaire et aux manettes de la civilisation (où de ce qu’il en reste), Jack Mandrill et Hammerfist le gorille, deux lascars de Los Animales sont devenus les « princes de la ville » et commencent à s’embourgeoiser : bagnole de luxe, crédits illimités, maison géante à Bling-Bling Hills. Mais pour vouloir montrer qu’ils sont bien toujours du « ghetto », ils vont déclencher une réaction en chaîne et une cascade d’ennuis.
Poursuivis par des gangs, réfugiés dans le vaisseau spatial que le commandant Franck Ramos a fini de construire dans l’espoir de retourner à son époque, ils vont effectivement se retrouver dans les années 80, à Los Angeles et découvrir avec surprise un monde dominé par une créature vraiment barrée: l’homme. Ou du moins certains d’entre eux avec qui ils vont avoir à faire comme le général Ramos (père du rescapé du futur aux moeurs très border line) ou le Dr Mengelstein, qui poursuit ses recherches de vaisseau spatio-temporel et de mutation génétique, chez qui Hammerfist va jouer le cobaye (pendant ce temps, Jack Mandrill est adopté comme totem d’une bande de hippies altermondialistes).

Surtout, on va découvrir ce que plusieurs flash-backs et flash-forwards esquissaient: l’origine de nos deux héros et la manière dont tout ça a commencé…

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Black Joke, pari gagnant

Black Joke, Rintaro Koike (scénario), Masayuki Taguchi (dessin). Éditions Ankama, 194 pages, 6,95 euros.
Amateurs de jeux de casino, de bimbos aux atouts indéniables et de combats sanglants, Black Joke est pour vous. Ayez néanmoins le cœur bien accroché car son auteur, Rintaro Koike, a véritablement lâché les ballons en imaginant, dans un futur proche, un Japon devenu le 51e état des États-Unis.
L’histoire se déroule sur une île artificielle nommée Neon Island dans la baie de Tokyo. Un territoire où les jeux d’argent et la prostitution sont parfaitement légaux, contrairement au reste du pays. Très juteux, l’endroit attire de nombreuses mafias (italienne, chinoise, japonaise, russe, etc.) en perpétuelle guerre les unes contre les autres…

Jeux de pouvoir, intimidation et tentatives de déstabilisation sont monnaie courante dans ce  maelström où l’on suit plus particulièrement Kiyoshi Kira, 28 ans,  et son acolyte Doji Kodama, 29 ans, qui travaillent au sein de l’hôtel Onsen. L’un comme manager, l’autre comme agent de sécurité. Les deux hommes, anciens camarades de l’armée, sont chargés de protéger le business de leur boss Todome, propriétaire de l’hôtel en question. Séducteur dans l’âme et avide de sexe, Kira est la tête pensante ; moins bavard, Kodoma présente, lui, un physique de déménageur, et maîtrise des techniques meurtrières de combat à mains nues…

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« Shangri-La », l’oeuvre-monde de Mathieu Bablet

capture-decran-2016-11-26-a-12-04-22Shangri-La, Mathieu Bablet. Editions Ankama, 224 pages, 19,90 euros.

Le jeune auteur grenoblois Matthieu Bablet a un style bien particulier. Qu’il traite d’un futur post-apo (comme dans La belle mort), d’une fable mythologique antique (Adrastée) ou, comme ici, d’un space-opera complexe et ambitieux, emmenant le lecteur quelques centaines d’années dans le futur, mais en commençant… un million d’années dans le passé quelque part dans la galaxie de Gum pas encore née. Un style fait d’un dessin un peu froid, aux personnages toujours semblables et un ton d’une sombre mélancolie contemplative.
C’est encore le cas ici, où Bablet évoque à la fois – de façon brillante – l’aliénation capitaliste et consumériste, la manipulation des foules, la manipulation génétique, le rêve démiurgique de l’homme, les paradoxes temporels jusqu’à la destruction de l’espèce (ouf)…

Le prologue ancestral, s’il semble hermétique, trouvera son explication à la fin de l’histoire. L’essentiel se situe donc dans quelques centaines d’années. La Terre a été ravagée par une catastrophe nucléaire et elle est devenue inhabitable. L’humanité vit dans une station spatiale géante, gérée et dirigée par une multinationale, Tianzhu, qui s’occupe de tous les besoins de l’homme, dans une société parfaite et close, en les bombardant d’offres publicitaires alléchantes.
Après avoir créé une sous-race d’animoïdes, des scientifiques de leur côté travaillent à créer une nouvelle race d' »homme des étoiles », afin d’aller repeupler Shangri-La, une région de Titan, satellite de Saturne terraformé pendant des années afin de rejouer la genèse.
Scott, un pilote se voit confier par les dirigeants de Tianzhu une enquête au sujet de mystérieuses explosions se déclenchant des diverses stations-laboratoires. Et malgré la propagande généralisée, la révolte couve…

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Un nouveau voyage extraordinaire avec Jules Verne

jules-verne-et-lastrolabe-duranie_couvJules Verne et l’Astrolabe d’Uranie, tome 1 (sur 2), Esther Gil (scénario), Carlos Puerta (dessin). Editions Ankama, 48 pages, 14,90 euros.

Jules Verne était un merveilleux conteur de récits fantastiques. Ici, il en est aussi le héros !
Et cette veine aventureuse débute tôt. Tout jeune, sur le port de Nantes, il monte discrètement sur un navire et surprend une conversation au sujet d’un mystérieux astrolabe. Une trentaine d’années plus tard, en janvier 1867 et malgré la promesse faite à son père de ne plus « voyager qu’en rêve« , il va se retrouver au coeur d’un dangereux périple.

Convaincu par son frère d’aller avec lui dans les Amériques – ou il espère trouver l’inspiration – Jules Verne abandonne son éditeur Hetzel et la France corsetée de Napoléon III pour embarquer sur l’impressionnant navire Great Eastern. Là, il va avoir la surprise de découvrir un mystérieux savant, Orpheus, et sa grosse valise, qui semblent liés au souvenir d’Estelle, la maîtresse décédée de Verne, mais aussi à la fameuse astrolabe entrevue trois décennies avant…

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L’odyssée intérieure au fil des genres avec Wul

Odyssée sous contrôle_couvOdyssée sous contrôle, coll. Les Univers de Stefan Wul, Dobbs (scénario), Stéphane Perger (dessin). Editions Ankama, 64 pages, 14,90 euros.

Nouvelle extension dans ces univers de Stefan Wul, largement labouré, désormais par la palette d’auteurs réunis par les éditions Ankama et Comix Buro. Avec un one shot très surprenant.

Dans un vaisseau spatial à destination d’Emeraude, planète luxuriante conquise sur les céphalopodes Cepodes, un agent secret aux identités multiples, Michel Maistre flirte avec une jeune poétesse, Inès. Venu pour enquêter sur une série de disparitions – qui pourraient être liées à la naissance d’une révolte cepode – il va être confronté à la disparition très médiatique d’Inès. Avant d’être lui capturé et victime d’expérimentations atroces. Et le pire est encore à venir. A moins qu’il soit déjà advenu depuis longtemps…

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L’envol final réussi du Temple du passé

Le temple du passé_couvLe temple du passé, tome 2: envol, Hubert (scénario), Etienne Le Roux (scénario). Editions Ankama, coll. les Univers de Stefan Wul, 64 pages, 14,90 euros.

Ils ne sont plus que deux survivants, désormais, au crash de leur vaisseau spatial puis à leur aventureuse tentative pour s’extirper du monstre marin qui avait ingurgité leur navire. Grâce aux talents de généticiens du jeune Jolt, le monstre a pu muter avec rapidité et a émergé sur la terre ferme. Mais il ne sont pas sauvés pour autant si leur signal de détresse n’est pas rapidement capté. Pendant ce temps, leurs expérimentations ont fait naître une nouvelle espèce télépathe. Et l’on va enfin tout saisir des raisons de la fuite de Nassir et de son trauma passé…

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L’Alpha et l’omega de la saga « Niourk »

niourk_tome 3_couvNiourk, tome 3: alpha, Olivier Vatine. Editions Ankama, 64 pages, 14,90 euros.

Fin de partie également pour Niourk, le premier des romans de Stéphane Wul a s’être vu transposé en bande dessinée et qui a lancé la superbe collection développée depuis trois ans par Ankama.

L’enfant noir, seul survivant de sa tribu mais toujours accompagné de son ami l’ours, commence à se familiariser avec Niouk, la cité des dieux. Il est repéré par le trio de Terriens venu de Mars, et dont le vaisseau s’est crashé en ville, qui découvrent avec effroi que l’enfant et l’animal n’ont plus que quelques jours à vivre, à cause des radiations qu’ils ont subi. Eux seuls peuvent encore les sauver, à condition de parvenir à les capturer.
Cette intervention va provoquer des transformations métaboliques insoupçonnables, de nature à modifier l’avenir de toute la planète…

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Mission accomplie sur Sidar

Rayons pour Sidar_tome 2_couvRayons pour Sidar, tome 2: Lionel, les univers de Stefan Wul, Valérie Mangin (scénario), Emmanuel Civiello (dessin). Editions Ankama, 56 pages, 13,90 euros.

Suite et fin de l’opération Sidar. Lorrain, le Terrien envoyé sur cette planète en voie d’être cédée aux extraterrestres xressiens, a retrouvé son « double-robot », Lionel. Mais les retrouvailles se sont faites dans un contexte dramatique. Au début de ce deuxième tome (qui reprend le fil de l’histoire exactement là où le volume précédent s’arrêtait) Lorrain est mort et Lionel privé de ses jambes. La mission – d’une importance capitale pour l’avenir de la planète – paraît bien compromise. C’est sans compter sur la détermination et l’ingeniosité de Lionel. Celui-ci parvient à s’auto-greffer les jambes de son maître, à placer celui-ci dans un sac frigorifique et à tenter de retrouver le Résident, seul à même de pouvoir le ressusciter et l’aider dans sa mission. Une quête qui l’oblige à traverser de nouveau la terrible jungle sidarienne et ses dangereuses créatures. Et là n’est pas le pire. Car les Xressiens ont commencé à débarquer et à imposer leur ordre dictatorial. Beaucoup d’obstacles à franchir pour le courageux robot avant de mettre en plan l’étonnant et spectaculaire plan qui doit sauver Sidar…

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