Pizza à prix spécial

Dans le cadre du palmarès (assez pléthorique) du Festival international d’Angoulême, notons aussi le choix des lycéens professionnels de Charente-Poitou, qui s’est porté sur Pizza Roadtrip, l’album en effet bien réussi de Cha et El Diablo, paru aux éditions Ankama.

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Un petit plaisir

Confessions d’un canard sex-toy, tome 1: préliminaires, Milly Chantilly, Mickael Roux, Arnaud Poitevin. éditions Ankama, 48 pages, 11,90 euros.

Etre un canard sex-toy, ce n’est pas forcément une vie de rêve. Pour Sigmund, qui se rêverait plutôt canard sauvage, c’est même plutôt une existence pleine de névroses, placée sous la menace des pulsions de sa jolie propriétaire ou du chat de la maison, qu’il raconte à son amie Elise, la petite vache-jouet de bain…

Pour son premier album de BD, Milly Chantilly (présentée comme étant le pseudo d’une jeune femme oeuvrant dans la com’), aidée par Mickael Roux, n’a pas forcément choisi un sujet facile, facile.

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Atterrissage réussi sur Zarkass

Piège sur Zarkass, tome 1: une chenille pour deux, Yann, Didier Cassegrain, éditions Ankama, 56 pages, 13,90 euros.

Ankama avait déjà bien réussi sa promo. Cette nouvelle déclinaison de l’univers de Stefan Wul confirme les attentes. Plus « librement inspiré » que les albums des autres séries en cours, grâce à l’apport jubilatoire de Yann au scénario, ce Piège sur Zarkass propose une vraie immersion dans cet univers foisonnant.

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Bienvenue chez les Geeks

Geek Agency, tome 1 : Resident Geek, Romain Huet, Philippe Briones, éditions Ankama, 56 pages, 14,90 euros.

Quelques copains, deux ou trois pizzas, le cadre parfait pour une soirée jeu de rôles Sauf quand les zombies, thème du jeu de plateau se retrouve à envahir pour de bon les rues. Et le jeu de la survie passe par autre chose que par des lancers de dés… Mais d’autres surprises et secrets attendent la petite bande. Deux d’entre eux font partie d’une agence très secrète – la Geek agency – destinée à maintenir l’harmonie entre l’univers réel et ses dérivés virtuels. Un équilibre que quelqu’un a singulièrement altéré.

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Ankama donne envie d’embarquer
pour Zarkass

Ici, on parle des albums, pas des opérations de com’ destinés à les promouvoir. On fera une exception pour l’initiative prise par les éditions Ankama pour accompagner la prochaine sortie – mi-janvier – de Piège sur Zarkass, troisième série lancée dans « les mondes de Stefan Wul« .

L’initiative mérite d’être soulignée déjà par le fait que cette jolie collection est une belle action éditoriale – avec, pour l’heure, une vraie réussite, Niourk, et une plus que correcte transcription, Oms en série.
Pour ce premier album du duo Yann et Cassegrain, l’éditeur a fait fort, en jouant à fond sur le thème du voyage exotique « à quelques dizaines d’années-lumière de la Terre« … Dans l’esprit, il est vrai, du look aéroportuaire de son portail d’éditions en ligne.

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Petit Oms de bonne compagnie

Oms en série, tome 1: Terr, sauvage, Morvan, Hawthorne, éditions Ankama, Coll. Univers de Stefan Wul, 56 pages, 13,90 euros.

Sorti en parallèle, cet automne, avec le premier tome de Niourk, d’Olivier Vatine, Oms en série a l’avantage – qui est aussi un sérieux inconvénient – d’être l’un des récits de Stefan Wul les plus connus, grâce au succès du film marquant qu’en ont fait Roland Topor et René Laloux en 1973 : La planète sauvage. Une planète, celle des draags, pas si sauvage, en tout cas plus civilisée ici, dans la vision qu’en donnent Jean-David Morvan et Mike Hawthorne. Ces aliens humanoïdes géants se montrant assez proches des hommes dans leur façon de vivre. Et leur manière de considérer les petits « Oms » s’apparente toujours à l’attitude que l’on peut avoir pour son animal de compagnie : attentionné, mais bien entendu très distant. Ce renversement de situation, plaçant les « hommes » en état d’animal domestique d’êtres géants et plus évolués, au centre du livre de Stefan Wul, fonctionne toujours aussi bien, créant un malaise indéniable.

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Niourk : une nouvelle ère
pour Stefan Wul

Niourk, tome 1: l’enfant noir, Olivier Vatine, éditions Ankama, 56 pages, 13,90 euros.

C’est une belle manière de faire redécouvrir les mondes de Stefan Wul que cette collection que lancent les éditions lilloises Ankama. A l’initiative d’Olivier Vatine – qui s’en explique dans CaseMate n°52 et signe cette adaptation de Niourk – tous les ouvrages de l’écrivain français de SF « classique » des années cinquante, qui ont nourri l’imaginaire de beaucoup de créateurs en littérature comme au cinéma vont ainsi retrouver une seconde jeunesse. En parallèle, cet automne, paraît aussi Oms en série (qui fut à l’origine de La planète sauvage, de René Laloux et Topor au cinéma), adapté par Jean-David Morvan et Mike Hawthorne.

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L’heure des révélations lumineuses

Luminae, tome 2 : la naissance des heures, Bengal, éditions Ankama, 80 pages, 14,90 euros.

La première partie de ce diptyque avait séduit… mais aussi laissé dans un brouillard assez complet, avec son monde complexe et son récit encore très énigmatique. Disons le d’entrée, ce deuxième tome apporte les éléments de compréhension nécessaires pour pleinement apprécier cette histoire d’héroïc fantasy médiévale pleine de magie. Au deux sens du terme. Reprenant le récit là où le premier tome s’était arrêté, cette seconde partie, La naissance des heures, débute après la nuit de combat mené contre les forces du mal.

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Drôles de lascars

 Pizza Roadtrip, El Diablo, Cha, éditions Ankama, 80 pages, 14,90 euros.

Un vrai pote, c’est un mec pour qui tu serais capable de te mouiller pour de bon, genre l’aider à faire disparaître un cadavre… ça tombe bien, c’est exactement ce que Rudy demande à son pote Romuald. L’aider à faire disparaître un mec de la cité, tué à coups de tabouret à la suite d’une embrouille qui a mal fini… Et pour cela, Rudy et sa copine qui n’a pas froid aux yeux ont besoin de Romuald et de sa Kangoo orange, histoire de faire disparaître le corps dans la vieille ferme familiale de la copine à Rudy…

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Western sanglant à Mafiapoli

Mafia tabloïds, de Marco Rizzo, Lelio Bonaccorso, Ankama éditions, 82 pages, 13,90 euros.

9 mai 1978, l’Italie est traumatisée par la découverte à Rome du corps d’Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne, assassiné par les Brigades rouges. Ce même jour, en Sicile, les restes d’un jeune journaliste de gauche sont retrouvés sur les rails entre Palerme et Trapani. Ce  second épisode restera, lui, bien plus méconnu. C’est donc l’histoire de Peppino Impastato et de son combat contre la Cosa Nostra qui est contée ici par Marco Rizzo, journaliste sicilien d’origine, et Lelio Bonaccorso, graphiste et dessinateur palermitain. Deux auteurs du cru qui saisissent au plus près l’emprise de la mafia et son implacable violence.

L’histoire est contée à travers un long flash-back, entre le début de l’audience et le verdict des assassins de Peppino. On y découvre un jeune journaliste, très engagé à gauche, candidat aux municipales en cette année 1978, qui tourne en dérision, en « western à Mafiapoli », la vie politique locale et les « parrains » du coin sur les ondes de sa radio libre. Sorte de Coluche gauchiste sicilien, il paiera son impertinence par une fin tragique, en finissant tabassé, puis attaché à un bloc de TNT sur la voie ferrée, pour simuler un attentat terroriste qui aurait mal tourné et salir ainsi sa mémoire…

Court, le récit se fait donc forcément elliptique – d’autant que la mise en page est aérée – et les personnages manquent un peu de densité et de « chair » derrière leur rôle emblématique et archétypal. Mais le trait de Lelio Bonacorso, d’une grande légéreté, en aquarelles noires et blanches, fluide et néanmoins très expressif, apporte une vraie émotion et le dossier qui clôt l’ouvrage lui donne toute sa dimension historique. Et la citation de Che Guevara choisie en épitaphe (« Nous avons le pouvoir de rester spontanés et joyeux tout en gardant en nous une profondeur d’âme« ) reflète bien la dimension de son héros ordinaire.

Bonne idée donc de la maison lilloise Ankama d’avoir exhumé cette « histoire vraie d’un journaliste face à la Cosa nostra » (paru originellement en 2009 en Italie), dans sa nouvelle collection consacrée aux thrillers, « Hostile Holster ».

 

 

 

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