« La Revue dessinée » évolue mais ne change pas

Numéro de rentrée et « nouvelle formule » pour la Revue dessinée.

En cette fin d’été, le nouveau numéro de La Revue dessinée (17e du nom) a été précédé par l’annonce d’une « nouvelle formule ». Rien d’illégitime, quatre ans après le lancement de cette formule de presse incontestablement atypique. Et cette évolution s’est faite sur la base des résultats d’une enquête auprès des lecteurs, dont sont remontées quelques 1500 réponses.
Au final, le changement est plutôt homéopathique et ne devrait pas décontenancer les fans. La Revue conserve sa couverture à volet (permettant la reproduction d’un dessin ou peinture ample) et son principe de sujets d’enquêtes ou de reportages associant un journaliste et un dessinateur et traités uniquement en bande dessinée.
Graphiquement, la maquette est un petit peu plus aérée, avec des pictogrammes plus évidents pour s’y retrouver entre les reportages et les chroniques. Côté chemin de fer, les courriers des lecteurs ont basculé à la fin et l’alternance est plus stricte entre longs formats et rubriques courtes.
C’est dans le rythme que se situe peut-être l’évolution la plus visible. Avec un peu moins de sujets, mais des sujets plus développés (de 30 à 50 pages). Avec le risque, cette fois, de trop longs tunnels et d’un nouveau déséquilibre. Mais l’essentiel reste bien entendu le fond. Sur ce point, La Revue ne change pas. Ce numéro s’attaque en effet à des sujets de fond…

Lire la suite