Un monde pas si sauvage

Petit traité d’écologie sauvage, Alessandro Pignocchi. Editions Steinkis, 128 pages, 14 euros.

Et si les dirigeants du monde occidental étaient devenus animistes, épousant les croyances d’une tribu amazonienne ? Une approche dans laquelle les animaux et les végétaux reçoivent la même attention que les hommes… Le Premier ministre, se rendant compte que sa voiture a écrasé un hérisson, se préoccuperait toute affaire cessantes de devoir manger le corps de l’animal afin que son esprit wakan puisse retrouver son esprit protecteur ; l’assemblée générale de l’ONU consacrerait une séance spéciale à déterminer les moyens de s’excuser auprès de grenouilles rainettes victimes de la dévastation de leur territoire ; la chancelière allemande à la tribune proposerait de réintroduire le système du troc, les élèves iraient faire leur stage dans des tribus primitives et Vladimir Poutine instaurerait le mariage inter-espèces afin de pouvoir se marier avec une papaye.
Et si, à l’inverse, un chercheur jivaro venait faire une étude d’anthropologie symétrique dans une petite commune française, tentant de percer les rites obscurs des jeux à gratter ou de la gondole de cartes postales…

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