Un Méta-Baron de plus en plus fort

Méta-Baron, tome 4: Simak, le transhumain, Jerry Frissen (scénario), Niko Henrichon (dessin). Editions Humanoïdes associés, 56 pages, 14,20 euros.

A chaque épisode, son rebondissement, qui redonne de l’ampleur à l’ensemble. Le Méta-Baron a failli disparaître dans la machination ourdie d’abord – puis malgré elle – par Orne-8. Mais finalement, le guerrier et sa nouvelle amante s’en sont sortis. Le Méta-Bunker, a connu lui, ses premières défaillances. Mais cela n’entame en rien la détermination de Sans-Nom, l’ultime descendant de la caste guerrière, de vivre son histoire d’amour jusqu’à la fin de l’univers ; fin qui se rapproche. Mais un espoir de survie va apparaître, à travers un message venu du fond des âges et du trisaïeul Othon. Espoir qui s’impose d’autant plus à Orne-8 qu’elle est seule à connaître un événement étonnant qui la pousse à se surpasser pour tenter d’atteindre un nouvel univers…

On l’avait connu implacable et misanthrope, puis s’éveillant aux émotions et aux pulsions dans le tome 3. Cette fois, c’est un Méta-Baron presque fleur bleue qui se découvre en ce début de ce quatrième épisode, puisant dans ce sentiment nouveau pour combattre la résignation et l’accablement qui le gagnaient par rapport à la destruction programmée de l’univers. Ce quatrième tome surprend donc encore par un aspect romantique qui n’était pas la caractéristique première de la saga. Et c’est loin d’être le seul rebondissement dans un album particulièrement riche.
A cette histoire d’amour vient s’ajouter la révélation du secret de l’univers, grâce au récit de son lointain trisaïeul, laissant entrevoir une autre destinée aux Méta-Barons, qui, de guerriers sanguinaires guidés par la haine et le désespoir auraient pu être les grands gardiens préservant le cosmos. Et à cette réflexion métaphysique (qui se double d’une petite parabole sur le suicide programmée de la civilisation « techno-techno » consumant inconsidérément l’énergie motrice de son monde) va venir se greffer une révélation, plus intime. Mais qui relance le récit en laissant entrevoir qu’une fois encore la dynastie des Méta-Barons n’est pas encore éteinte.

La fin de ce deuxième cycle se termine ainsi de façon magistrale. Avec un album sublimé par le beau dessin de Niko Henrichon, expressif et puissant. De quoi attendre, satisfait mais impatient, les prochains épisodes à venir de cette nouvelle saga qui, pour l’heure, fait honneur à l’oeuvre mythique originelle de Jodorowsky.

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