Sur Ekhö aussi, tous les chemins mènent à Rome

ekho_t5_couvEkhö, tome 5: le secret des Preshauns, Christophe Arleston (scénario), Alessandro Barbucci (dessin). Editions Soleil, 64 pages, 14,50 euros.

Arrivée au tome 5, cette série Ekhö a trouvé son rythme de croisière et atteint son point d’arrivée. Et c’est justement sur le « navire de croisière semi sous-marin » Couine-Marée II (monté sur calamar géant !) que l’on retrouve Fourmille Gratule, Yuri et le preshaun Sigisbert. Ainsi que le joli comte Francesco Borghese qui drague ouvertement Fourmille.
En route pour Rome, ils escomptent trouver au Vatishaun les réponses à leur présence sur ce « monde-miroir » de la Terre et à l’étonnante capacité de Fourmille de pouvoir « héberger » ponctuellement l’esprit de personnes récemment décédées. Mais Rome est aussi bouleversée par des enjeux de factions au sein des preshauns, entre Zeugmas (prêts à cohabiter pacifiquement avec les humains) et authentistes (désireux de revenir à leurs pulsions animales ancestrales)…

C’est enfin le stade des révélations sur la genèse et les principes qui font fonctionner ce monde d’Ekhö. D’où un album à la seconde partie un peu plus bavarde que d’habitude. Mais les explications fournies et le lien fait avec l’univers celtique du « petit peuple » a le mérite de donner une cohérence globale à la série. Et puis ce cinquième tome comprend toujours sa désormais traditionnelle (mais toujours surprenante) séquence de « possession » de Fourmille par un esprit décédé. Homme, femme et même preshaun diabolique cette fois.

Pour le reste, l’univers romain permet de jouer sur les clichés transalpins (le bel italien, la circulation chaotique, une allusion drôlatique à la fontaine de Trévi rejouant en gag la séquence de la Dolce Vita ou une Vespa caprine…). Alessandro Barbucci (jouant à domicile, donc, pour cet album) se montre en tout cas de plus à l’aise et enjoué pour donner vie à cet univers gentiment fantaisiste. Si elle n’a pas la fougue et le souffle de la saga de Troy, cette série en restitue un certaine ambiance. Comme un écho qui a aussi son charme (et qui ne se limite pas à la plastique de son héroïne).

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