Infinity 8 prend du volume

Infinity 8, Lewis Trondheim, Zep (scénario). Editions Rue de Sèvres, 96 pages. 17 euros. Parution le 25 janvier.
Tome 1: Romance et macchabées, Dominique Bertail (dessin)
Tome 2: Retour vers le Fuhrer, Olivier Vatine (dessin).

Trois mois après leur parution en 6 fascicules souples, les deux premiers « reboots » de l’Infinity 8 paraissent en albums complets, tout en conservant un format proches du comics.
Réunis en histoires complètes, les récits n’ont pas changé. Le vaisseau intergalactique Inifinity 8 se voit immobilisé par un immense amas d’artefacts, une nécropole stellaire qui lui bloque le passage. Pour en savoir plus, le capitaine du vaisseau, qui a la capacité de pouvoir explorer l’avenir à travers huit boucles temporelles successives déclenche la procédure. La première mission va confronter l’agent Yoko Keren à des nécrophages aux pulsions dangereuses. La seconde mission, confiée à l’agent Stella Moonkicker est encore plus folle, avec la réapparition de la tête d’Hitler et sa volonté de réaliser, une fois de plus un nouveau reich…

Le principe de cette « super-série » (comme il y eut des « super-groupes » de rock) posé, la  bande d’auteurs réputés réunie par Trondheim et Zep peut se lâcher. Les deux premiers tomes en donnent déjà donc un joli petit aperçu. Avec un gros délire scénaristique (déjà pas mal présent dans l’épisode 1, plus encore dans l’épisode 2) appuyé par des styles graphiques différents, mais qui conservent un lien à travers leur unité de lieu et d’action. Divertissant et drôle.

Par rapport à la version « pulp » sortie à l’automne, les deux albums bénéficient donc d’un nouveau dessin de couverture et d’un léger redressement du logo (passé au bleu profond comme l’espace), ces deux albums bénéficient eux aussi d’un petit dossier bonus (infinitely more), revenant sur la réalisation des couvertures ou des croquis des personnages. Et l’aspect serial est conservé par la dernière page qui évoque le prochain tome.
Pour cette fois, rendez-vous en mars, avec l’Evangile selon Emma et son « reboot mortel pour le capitaine de l’Infinity 8 » par Trondheim accompagné cette fois de Fabien Vehlmann et Olivier Balez au dessin !

Rue de Sèvres réussit en tout cas bien son décollage dans la science-fiction, vers l’Infinity et espérons-le, et au-delà…

Pour les distinguer des fascicules, le logo-titre des albums passe au blanc profond (comme l’espace) et se stabilise à l’horizontale.

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