C’est assez pour « Mermaid Project »

Mermaid project, épisode 5, Corine Jamar et Léo (scénario), Fred Simon (dessin). Editions Dargaud, 56 pages, 13,99 euros.

Cinq ans de travail, cinq albums et la fin de ce qui est le premier cycle de cette série d’anticipation écolo. C’est aussi l’heure de l’affrontement final entre Romane et Brahim et la société Algapower et l’épilogue de l’action entamé dans le tome 4.
Ayant réussi à s’infiltrer dans la plateforme maritime de la multinationale, grâce à l’aide active de cétacés, les deux inspecteurs vont parvenir à mettre fin aux délires génétiques de la multinationale visant à croiser génétiquement des hommes et des dauphins. Et, surtout, à en comprendre l’objectif raciste final. Là encore, avec l’appui d’orques et de baleines qui commencent, manifestement, à prendre l’ascendance sur les humains…

Le projet avait au départ tout pour séduire, avec sa vision renversée de ce monde futuriste ou, suite à une grande crise économique, enérgétique et climatique, l’occident avait perdu sa prééminence et était devenue une sorte de « tiers-monde » de l’Asie et de l’Afrique, tout en récupérant une partie de son climat subtropical. A cela venait s’ajouter un thriller policier sur fond de problématiques intéressantes en matière de dévoiements technologiques et de manipulations génétiques. Malheureusement, cet arrière-fond a progressivement été gommé. Et les ambitions de départ ont été ramenés à une aventure somme toute assez classique, même si elle n’est pas désagréable à suivre. Avec ses super-méchants et ses héros sympathiques. Une déception, donc, à l’aune des espoirs qu’avaient pu faire naître le projet. Mais il est vrai que les sirènes sont des chimères…

A la suite de la dernière planche, une courte interview des auteurs et trois planches évoquent un prochain cycle où la rapide mutation des dauphins et une nouvelle folie humaine vont nécessiter une nouvelle intervention de Romane et El Malik. Mais cette fois sous forme d’un diptyque. De quoi, au moins, éviter une trop longue attente, à défaut de dissiper totalement un certain scepticisme.

 

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