Captain’ Swing, étude
sur un combattant de la liberté

La saga du Capt’ain Swing, Jean-Luc Biville. Editions de Varly, 288 pages, 35 euros.

Des années 1950 à la fin des années 1980, les kiosques à journaux croulaient sous les petits formats. Des centaines de titres bon marché, la plupart  en noir et blanc, étaient publiés régulièrement. Aujourd’hui, Capt’ain Swingest l’ultime survivant de ce qui, pour certains, peut être considéré comme un âge d’or de la BD. C’est sur ce survivant que Jean-Luc Biville se penche dans une monographie aussi nostalgique que passionnée de 288 pages. En plus de la présentation des personnages et des auteurs, le contexte historique et géographique des récits est abordé avec un portrait des participants de la guerre d’indépendance qui allait aboutir à la formation des Etats-Unis.

Emporté par sa passion pour le héros de sa jeunesse, Jean-Luc Biville ne se contente pas d’aligner les couvertures, il donne également le résumé des 281 épisodes originaux publiés en France. Des crayonnés, des anecdotes, des planches égarées et inédites agrémentent cette étude richement illustré qui comporte également une grande part des couvertures des éditions française et italienne (l’édition originale) mais aussi des éditions plus exotiques (Grèce, Turquie, ex-Yougoslavie et Norvège) qui donnent à ce héros une véritable dimension européenne. Se lisant presque comme un roman, La saga du Capt’ain Swing est une véritable mine d’informations pour (re)découvrir un héros invincible et ses héroïques compagnons, « les Loups de l’Ontario« , dans leur lutte contre les Tuniques rouges.

Cet ouvrage permet aussi de faire remonter au jour ce que furent les petits formats : une source de plaisir à la portée de tous grâce à un petit prix. Une politique commerciale que la dictature des albums cartonnés (une spécialité française) a réduit à néant. Dommage, dommage ! En période de crise économique et de chômage intensif, il faudrait peut-être songer à donner des petits frères au capt’ain Swing.

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