Valérian et Laureline sous l’oeil de la sciences à la Cité

La Cité des sciences, à Paris, accueille pour six mois une exposition ludique et scientifique sur « Valérian et Laureline ». A voir ! Avant de lire les nouveautés éditoriales autour de la série BD culte de Christin et Mezières, qui arrivent en ce début d’été puis à l’automne.

On va beaucoup entendre parler de Valérian et Laureline dans les semaines qui viennent, avec la sortie du blockbuster de Luc besson programmé le 26 juillet (lire à ce sujet dans le dernier numéro du magazine Casemate un gros et intéressant dossier, avec interview du réalisateur et des deux auteurs, qui donnent d’ailleurs quitus au film, vu en avant-première). Mais on peut déjà retrouver les agents spatio-temporels de Christin et Mezières à la Cité des sciences. Une expo qui « s’amuse à réfléchir » avec la série, pour reprendre le slogan du journal Pilote où cette dernière a vu le jour voilà cinquante ans…

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Explications de vote, faut vous faire un dessin ?

Bonne initiative (graphique et bédéssinée qui plus est) des Décodeurs du Monde. La rubrique a mis en ligne un strip très pédagogique réalisé par Agathe Dahyot, qui fait partie des « information designer » du service, pour nous expliquer « Les élections législatives, comment ça marche ? »

Dans un autre registre, mais toujours sur le même sujet et toujours dans les rubriques du Monde, version Matinale cette fois, on peut saluer le strip d’Aurel, mis en ligne ce samedi.

Et que l’on se permet de reproduire ici in extenso…

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« The Walking Dead plus proche de la fin que du début » déclare Charlie Adlard au « Courrier picard »

Charlie Adlard, lors d’une séance dédicaces, samedi.

Comme déjà évoqué, Charlie Adlard aura été l’auteur de l’année, pour cette édition 2017 des Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens.
En plus de ces nombreuses et généreuses interventions tout au long du week-end, sous forme de rencontre dans l’expo Walking Dead conçu pour l’occasion, de table-ronde sur sa carrière, de « leçon » à la fabrique de la bande dessinée, mais aussi de nombreuses dédicaces (généralement accompagnées de séances photos auxquelles il s’est prêté avec le sourire) le dessinateur de la série Walking Dead a aussi accordé un entretien au Courrier picard.
Occasion de revenir sur les personnages de ses comics, sur son travail assez fusionnel avec les scénariste Robert Kirkman ou son relatif désintérêt pour les zombies (en soi). Et, sans « spoiler » bien sûr, d’avouer que la série a bien une fin et qu’elle est aujourd’hui plus proche de celle-ci que du début. Début qui remonte déjà, il est vrai, à quatorze ans et 27 volumes parus.

 

 

Un deuxième numéro chicon et chic, avec Bolivar et la pierre magique d’Oblicamp

Le deuxième numéro de la revue de bande dessinée picard Pierre, Papier, Chicon vient de paraître. Associant légendes et histoire, pierre d’Oblicamp et Simon Bolivar ! 

Et si la révolution bolivarienne avait des racines picardes ? Et si Bolivar avait trouvé l’inspiration de son mouvement indépendantiste aux bords de la Somme ? C’est l’idée développée au coeur du « long format » dessiné du deuxième numéro de la revue de bande dessinée picard Pierre, Papier, Chicon.
Derrière un beau dessin au style très « corto maltesien » en couverture (avec un personnage au petit air aussi du dessinateur Hardoc…), Damien Cuvillier et son frère Stéphane, unis dans une belle alliance bolivarienne de circonstances, se sont replongés dans les replis de l’histoire, pour un exhumer une anecdote oubliée et en tirer une jolie histoire.
L’anecdote, c’est le court séjour, avéré, de Simon Bolivar à Amiens, en 1802. On ne sait en revanche le but de ce voyage ni ce qu’il fit en Picardie…

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Vers une renaissance à l’automne des Cahiers de la BD

Il était né en 1969, lancé comme fanzine par Jacques Glénat, et s’était arrêté en 1990. Un quart de siècle plus tard, Les Cahiers de la BD sont en train de renaître. Avec un premier numéro annoncé pour septembre. Et une opération de financement collaboratif qui vient d’être lancée. 

Ces nouveaux Cahiers de la BD, placés sous la direction du journaliste et éditeur Vincent Bernière, se veulent « le support d’information de toutes les bandes dessinées, destiné à tous les lecteurs et lectrices, dans un esprit journalistique sérieux et néanmoins séduisant, doté d’une maquette élégante, de formats innovants et de contributeurs talentueux« . Soucieux d’être à la fois « abordable et analytique« , la revue entend s’engager dans « la défense d’une bande dessinée de qualité, qu’elle soit mainstream ou alternative, contemporaine ou historique, tout en donnant des clés de lectures susceptibles d’intéresser les anciens comme les modernes« . Vaste, mais alléchant programme…

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Catherine Sinet: « Siné reste totalement actuel »

Un numéro 100 % Siné, de l’éditorial aux textes qui accompagnent les dessins (classés autour des grands thèmes de son œuvre : religion, politique, etc). C’est ainsi que se présente ce hors-série de Siné Mensuel, qui sort en kiosques ce 25 mai. Hommage au dessinateur décédé voilà un an.

Les recueils de dessins de Siné ne manquent pas (signalons juste l’excellent beau livre des Soixante ans de dessins, paru en 2010 chez Hoëbeke ou le plus récent mais également réussi Œil graphique, à La Martinière). Mais retrouver Siné dans un journal, c’est autre chose. Lui dont la carrière fut si intimement liée à la presse – avec des hauts, des bas, des déboires et toujours des éclats : ayant débuté à l’Express pendant la Guerre d’Algérie (d’où il s’en fit virer), collaboré à l’Enragé en Mai 68, puis à l’Événement du Jeudi, ayant lancé plusieurs magazines comme Siné Massacre, Siné hebdo et le dernier en date – toujours bien vivant, lui – Siné Mensuel. Et, bien sûr, son nom reste attaché à Charlie hebdo (première version avec Gébé et Cavanna, puis deuxième version, sous la direction de Philippe Val… qui le vira à la suite d’un procès en antisémitisme et anti-sarkozysme que certains procureurs auraient apprécié… du côté de Moscou dans les années 30).

Bref, s’il fut affichiste ou autre, Siné est avant tout dessinateur de presse, d’une féroce et étonnante actualité, ainsi que l’explique Catherine Sinet, sa compagne et aujourd’hui la directrice de rédaction de Siné Mensuel…

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Siné mensuel mobilisé avec les initiatives citoyennes et François Ruffin

Après une numéro consacré aux « sans voix » voilà deux mois, Siné mensuel met l’accent ce mois-ci sur les mobilisations citoyennes. Et aussi sur la campagne de François Ruffin dans la Somme !

Il y a deux mois, Siné Mensuel donnait la parole aux « sans voix ».

Ce mois-ci, il propose un nouveau numéro spécial, consacré cette fois aux « mobilisations citoyennes » face à « la nullité des politiques ». Un tour de France illustré par Berth, qui signe aussi le dessin de couv’ du numéro, sur Emmanuel Macron.

Car, bien sûr, l’élection du nouveau Président est l’événement qui a forcément inspiré les dessinateurs.

Des « amuse-gueules » de la page 2 jusqu’à la dernière page, c’est un vrai festival de dessins, plutôt vachards et saignants, on s’en doute…

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L’humour beauf de « Charlie Hebdo »

La couverture du numéro de Charlie Hebdo fait réagir.

Nouvelle polémique autour d’un dessin de Charlie Hebdo. Après les victimes de l’attentat de Bruxelles démembrées traitées façon « où est Charlie ? » ou le petit garçon syrien s’effondrant devant un panneau McDonald’s, c’est la couv’ de ce mercredi qui fait réagir notamment sur les réseaux sociaux.

L’hebdo satirique salue, à sa façon et avec un dessin de Riss, l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron avec ce titre « Il va faire des miracles« , illustré par une image de Brigitte Macron enceinte. Si la satire des puissants et, ici, de la complaisance exacerbée, voire du délire mystique de certains au sujet du nouveau Président est bien dans la tradition de Charlie Hebdo, le choix de l’illustration du propos est pour le moins raté.

Bien sûr, on peut inscrire ce dessin dans la lignée de Hara-Kiri qui ne craignait pas de faire dans le sexisme bien gras et fort peu subtil. Mais, d’une part, factuellement, Brigitte Macron a déjà eu des enfants. D’autre part, surtout, ce dessin s’inscrit dans la ligne des blagues (?) récentes insistant lourdement sur l’âge de l’épouse du Président ; celles-ci venant renforcer très publiquement les remarques et regards que le couple Macron a dû sûrement encaisser depuis le début de leur union. Bref, venir ajouter son poids à la beaufitude ambiante déjà trop présente n’est pas franchement une preuve d’impertinence (ni d’intelligence), ni une démonstration d’humour.

C’était bien la peine que Charlie Hebdo fasse la morale – de façon plus subtile cette fois – la semaine dernière sur la nécessité du vote Macron ! Ou en rajoute une couche cette fois sur les « abstentionnistes de gauche fiers d’avoir gardé les mains propres« . Car certaines images salissent aussi. Et cette fois Charlie Hebdo a choisi, de ricaner avec les beaufs.

Une fois de plus, il convient de ré-affirmer qu’il est indispensable de défendre le droit à la satire et le droit de se moquer de tout… Mais on peut aussi, en défendant cela, dire qu’un dessin est con.

Schnock fait encore des bulles avec Hardy et Margerin

Parmi ses nombreuses exhumations de « vieilles gloires » – mais toujours bien présentes dans l’inconscient collectif – des décennies passées, la revue Schnock évoque aussi périodiquement le monde et les créateurs de bande dessinée.

On se souvient ainsi de l’évocation de la rencontre entre Gotlib et les Monthy Python ou encore un entretien passionnant entre Druillet et Berberian autour du mythique album La Nuit. C’est encore le cas dans son dernier numéro en date (le n°22) consacré très largement à Françoise Hardy.

Jean-Emmanuel Deluxe revient, dans le cadre du gros dossier consacré à la chanteuse, à Pravda la survireuse, la bande dessinée pop et rebelle de Guy Peelaert, qui avait donné les traits de Françoise Hardy à son héroïne amazone à moto de l’an 2000. L’article rappelle aussi les péripéties ayant entouré « Les Vénusiennes », le spectacle imaginé par Pellaert, mis en musique par Jacques Dutronc, avec des costumes de Paco Rabanne, ..

Second rendez-vous avec le 9e art dans ce numéro, un long entretien émouvant avec Frank Margerin, le papa de Lucien, qui réussit l’exploit, en pleine période 80′ fluo, de remettre à l’honneur le perfecto, les santiags et le look blouson noir de banlieue.

Avec modestie, l’auteur (qui n’est en rien rangé des voitures et continue à publier son album par an) y rappelle ses débuts improbables à Métal Hurlant où l’apport de Philippe Manoeuvre lui permettra d’abandonner ses martiens de de SF d’opérette pour enfin pouvoir dessiner ce qu’il aimait : la France pavillonnaire et banlieusarde de son fameux rocker à la banane proéminente.
C’est aussi l’occasion de revenir sur la surprenante percée du groupe Dennis Twist et de sa plus courte participation aux dessins des petites BD des Malabar. Confirmation, s’il le fallait, que Margerin est vraiment à l’aise dans les bulles.