Les dames de Paul Gillon s’exposent
à Paris pendant un mois

La galerie Champaka accueille une expo-vente consacrée à une partie de l’oeuvre du défunt Picard (d’adoption) Paul Gillon.

Une illustration réalisée par Paul Gillon, pour la presse, dans les années 70

Pour sa troisième exposition, la Galerie Champaka Paris accueille jusqu’à fin juillet le travail de Paul Gillon, un des grands maîtres de la bande dessinée réaliste mondiale, qui a résidé une vingtaine d’années dans la Somme, où il y est décédé voilà deux ans.

Trente planches originales (15 maximum accessibles à l’achat) sont exposées pour l’occasion, mettant spécialement à l’honneur des « Dames et Demoiselles » issues des univers de quatre séries de l’auteur : la Survivante, Jehanne la Pucelle, les Naufragés du temps et 13 Rue de l’Espoir (sa série de strips conçue pour France Soir), ainsi que des illustrations des années 70.

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Comiques strips, quand Sikoryak
fait fusionner la littérature et la BD

L’exposition « La bande dessinée et son double », très réussie par sa mise en abyme du travail de Robert Sikoryak et des originaux l’ayant inspiré, est l’occasion de découvrir un nouvel aspect de la BD indé’ américaine.

Robert Sikoryak (assis) et Justin Wadlow (organisateur de cette expo amiénoise), ce samedi 1er juin, dans l'exposition "La bande dessinée amércaine et son double".

L’anecdote est significative. Vendredi, lors de la journée des scolaires, de nombreux élèves ont sollicité Robert Sikoryak pour avoir une dédicace de Batman… persuadés qu’ils avaient à faire au vrai dessinateur du super-héros. La maîtrise de l’auteur et sa capacité à se fondre et récupérer les codes, ici du Comics, sont de fait impressionnantes. La version française est sortie l’an passé (avec une couverture un peu plate, nettement moins dynamique et significative que l’édition originale), mais l’exposition que lui consacre le salon d’Amiens ce week-end permet de saisir au mieux l’ampleur et la finesse du travail effectué. Non content de pasticher des grands classiques de la BD américaine (Superman, Batman, donc, mais aussi les Peanuts ou les Contes de la Crypte), en en détournant le style pour en adapter d’autres grands classiques de la littérature européenne (Batman chez Dostoïevski, Kafka pour Charlie Brown, Superman devenant Meursault de l’Etranger de Camus, etc), Sikoryak s’intéresse aux liens thématiques entre les deux oeuvres mises ainsi en correspondance (Batman, le plus déchiré des super-héros US s’imposant par ce biais dans Crime et châtiment !).

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L’Epervier fait déjà escale
à la bibliothèque Aragon

L’Epervier, la série de Patrice Pellerin est à l’honneur cette année au salon de BD d’Amiens. Avant la grande expo du week-end, au Pôle Cathédrale, on peut déjà apprécier la partie exposée à la bibliothèque Louis-Aragon. 

Avant d’aborder la grande salle d’expo des 18e Rendez-vous d’Amiens, les 1er et 2 juin au Pôle Cathédrale de l’UPJV, l’Epervier est déjà depuis quelques jours arrivé en ville.

Un événement pour une série d’aventures devenu un des must du genre et forte aujourd’hui de huit volumes. Corsaire du roi de France au XVIIIe siècle, Yann de Kermeur, se trouve accusé à tort du meurtre d’un comte. Surnommé L’Epervier (« Ar Sparfell » en breton), le jeune héros va devoir alors déjouer de multiples complots pour parvenir à prouver son innocence. Et ses péripéties l’emmèneront, avec ses compagnons, de Brest à Cayenne, de Versailles aux îles du Cap Vert et au Québec, alors Canada français…

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Tardi s’expose

A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 8 juin 2013, la Galerie Oblique, à Paris, présente une exposition-vente de planches et dessins originaux de Tardi. Un événement.

La précédente expo remonte déjà à presque vingt ans. C’est donc un petit événement que cette exposition-ventes Tardi, qui débute ce 15 mai (et pour un mois) à la galerie Oblique (Paris, IVe). Près d’une centaine de planches et d’illustrations originales seront exposées, brossant toute l’étendue de la carrière de l’auteur, de Rumeurs sur le Rouergue jusqu’à Moi, René Tardi, en passant par Adèle Blanc-Sec et ses divers albums autour de la Guerre de 14-18.

Une expo sans doute promise à une belle fréquentation (et peut-être aussi de belles transactions), tant l’auteur de C’était la guerre des tranchées est devenu un incontournable nom du 9e art (le succès public et critique de son dernier album en atteste: c’est l’une des meilleures ventes de 2012 en étant paru en fin d’année !). Et cela sans transiger avec ses valeurs et son caractère… comme l’a prouvé sa réaction, fin décembre, de refuser la Légion d’honneur.

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Champaka trace une ligne (claire)
entre Bruxelles et Paris

La galerie Champaka ouvre une succursale à Paris et l’inaugure avec une expo Ted Benoît.

Trois ans après son arrivée dans le quartier des Sablons à Bruxelles, la Galerie Champaka créée par Eric Verhoest et Thomas Spitaels, s’est taillé une jolie réputation dans le milieu de la BD, en ayant notamment exposé François Boucq, Yves Chaland, Serge Clerc, Cosey, Nicolas de Crecy, Guido Crepax, Miles Hyman, Jacques de Loustal, Frémok, Paul Gillon, Hergé, André Juillard, Antonio Lapone, Manu Larcenet, Javier Mariscal, François Schuiten, Will ou Bernar Yslaire. Aujourd’hui, elle ouvre un second espace à Paris. 150 m2 dédiés aux « arts de la bande dessinée ». Et pour ce lancement, cet « axe Thalys du Neuvième art » présente jusqu’à la mi-mai, dans les deux capitales une sélection de planches originales et d’illustrations de Ted Benoît, extraites de l’album Camera Obscura, qui vient de paraître chez Champaka Brussels.

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Prélude universitaire au festival d’Amiens

Michel Brazier, président de l'UPJV (à gauche sur la photo), avec Pascal Mériaux et Thierry Cavalié, respectivement directeur et président de l'association On a marché sur la Bulle.

Coup d’envoi, symbolique et anticipé, des Rendez-vous de la bande dessinée, en cette fin d’après-midi, ce lundi 6 mai, au bâtiment de la présidence de l’Université de Picardie Jules-Verne. Chaque année, en effet, le campus accueille en avant-première des expositions d’auteurs du festival amiénois. En l’occurrence, pour cette fois, des originaux de Matthieu Bonhomme – dont on peut ainsi apprécier la finesse du trait sur de belles planches en noir et blanc – ainsi qu’une expo thématique sur le voyage, à travers une sélection d’albums.

Cette collaboration entre l’association On a marché sur la bulle et l’université de Picardie est de longue date, puisque la première expo, Julio Ribéra, en 1996. Elle s’est enrichie, cette saison, par la création d’une UV libre, « l’atelier de la BD », qui réunit une trentaine d’étudiants, encadrés par des auteurs régionaux.

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Le festival d’Amiens commence
à s’exposer

Vernissage, ce lundi, des premières expositions des Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens 2013, sur le campus.

Les premiers rendez-vous des Rendez-vous d’Amiens, c’est déjà pour ce début mai. Les premières expositions se déploient dans la ville, et comme souvent c’est par la présidence de l’Université de Picardie Jules-Verne, au campus, que les festivités démarrent. Une semaine avant la bibliothèque Louis-Aragon, et une partie de l’expo L’Epervier, c’est le campus d’Amiens qui va faire découvrir les premières expo de l’édition 2013, ce 6 mai.

C’est l’auteur de l’affiche des Rendez-Vous, Matthieu Bonhomme, qui est à l’honneur à la présidence, avec des originaux d’Esteban, de Texas Cowboys, du Marquis d’Anaon, de Messire Guillaume et d’Omni Visibilis. En parallèle, la bibliothèque universitaire, toute proche, fait elle, dans « l’invitation au voyage », expo collective sur les BD de voyage, avec une affiche, là-encore, signée Matthieu Bonhomme.

Pour fêter tout ça, l’UPJV convie tous les amateurs au vernissage de ces deux expositions, ce lundi 6 mai à 18 heures, à la présidence, chemin du Thil à Amiens.

Dans la foulée, on pourra ensuite se rendre à la bibliothèque Louis-Aragon, pour la soirée, très spéciale, des Bulles du lundi, consacrée aussi à un avant-goût du festival.

On a Marché sur la Bulle, 147b rue Dejean, Amiens – tel : 03 22 72 18 74, e-mail :  bd@amiens.com
Service des affaires culturelles de l’Université : 03 22 82 72 05, e-mail : info.culture@u-picardie.fr

 

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Quoi voir ? M’enfin, Franquin ! bien sûr

C’est à l’image du Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, et plus encore du petit dessin à l’origine de cette jolie expo Franquin à voir jusqu’à fin février prochain : sympathique, chaleureux, sans chichis, mais non sans intérêt.

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L’affiche rosse sur les grilles du Sénat

L’expo du Sénat, de dessins de presse retraçant l’Histoire du XXe siècle, sur les grilles du parc du Luxembourg, ne manque pas d’actualité…

« Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne: cet adversaire, c’est le monde de la finance« , lançait François Hollande, en janvier 2012 lors de son meeting du Bourget, fustigeant  cette « finance qui a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies« , cette « emprise qui est devenue un empire » et « s’est affranchie de toute règle« . avec des accents qui rappelaient le François Mitterrand du congrès d’Epinay en 1971, dévoilant « le véritable ennemi » : « les puissances de l’argent », « l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes !« . Des envolées qui marchent toujours pour faire vibrer le « peuple de gauche », avant de nourrir les critiques acerbes sur les renoncements, voire reniements, de leurs auteurs. Et, une analyse qui n’est pas nouvelle. Comme on peut le constater en se baladant devant les grilles du Palais du Luxembourg, à Paris, où le Sénat expose un passionnant regard sur le XXe siècle en 80 dessins de presse, jusqu’au 1er mars prochain.

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Enki Bilal vient hanter le Louvre

Enki Bilal est au Musée du Louvre jusqu’au printemps 2013. Avec ses 23 « fantômes », créés pour l’album qui paraît en parallèle aux éditions Futuropolis / Le Louvre.

Enki Bilal lors de la présentation à la presse de son expo, mercredi 19 décembre. Ici répondant donc à BFM.

C’est dans la prestigieuse salle des Sept Cheminées (aile Sully), pas très loin de la Victoire de Samothrace, au milieu des collections permanentes du musée du Louvre que l’on peut voir, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à fin mars, des oeuvres d’Enki Bilal. Une présence pas si illogique pour un dessinateur de BD de plus en plus enclin à l’approche picturale, depuis son passage à la couleur directe et la réalisations d’albums qui ressemblent de plus en plus à des tableaux assemblés.

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