Le come-back de Michel Vaillant

Michel Vaillant. Nouvelle saison, tome 1 : Au nom du fils. Philippe Graton, Denis Lapière, Marc Bourgne, Benjamin Benéteau. Editions Dupuis. 56 pages, 15,50 €.

Le plus grand champion de sport automobile de tous les temps, Michel Vaillant, dont la longévité (il a fait ses débuts en course dans le Journal de Tintin en 1957) n’a d’égal que le palmarès, a retrouvé les circuits. Voilà cinq ans qu’il rongeait son frein. Le temps pour la série de faire sa mue. Après 70 albums (plus quelques hors série et, en parallèle, les Dossiers Michel Vaillant), Michel Vaillant change en effet de cap.

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Francorchamps, un circuit mythique

Dossier Michel Vaillant : Spa Francorchamps. Editions Dupuis. 124 pages. 20,50 euros.

Ce n’est pas totalement un livre, ni franchement une BD. Normal, un « Dossier Michel Vaillant » c’est les deux à la fois. Le dernier sorti, consacré au circuit belge de Spa-Francorchamps, correspond pleinement à ce parti pris qui consiste à raconter un pan de l’histoire du sport automobile en entrecoupant le récit d’extraits d’albums de Michel Vaillant en phase avec le thème principal. C’est ainsi que dans ce dossier très épais et complet, précis et agrémenté de photos de quelques grands moments du passé (Ah, la « Mirage » pilotée sous la pluie en 1967 par l’immense champion belge Jacky Ickx, ami du « papa » de Michel Vaillant, Jean Graton, et omniprésent dans l’ensemble du dossier, ou le mythique Juan-Manuel Fangio en passe de monter dans sa Ferrai en 1949 !), on retrouve sucessivement des planches de six des 70 albums de la première version de Michel Vaillant : Le Grand défi (premier tome de la série, édité en 1958), Le pilote sans visage (1959), L’honneur du samouraï (1964), Steve Warson contre Michel Vaillant (1981), Rififi en F1 (1982) et bien évidemment Le caïd de Francorchamps (1988).

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Nino confronté à la concurrence

Droit au but : Tome 9, Nino et son meilleur ennemi, Thierry AGnello, Zampano, Jean-Luc Garréra, Eric Skiav.   Editions Hugo BD, 48 pages. 10,45 euros.

Voilà la suite des aventures de Nino, dont raffolent les plus jeunes, fans à la fois de BD et de l’OM. Dans ce nouvel opus, l’apprenti-footballeur du club marseillais est confronté à la concurrence avec l’arrivée d’un nouveau joueur au centre de formation. Comme dans chaque album, des personnages réels apparaissent : Steve Mandanda, un habitué de la série, Elie Baup, Eric Di Meco, Mathieu Valbuena, etc.

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Embarquez pour le Vendée Globe

Seul autour du monde, une histoire du Vendée Globe, Renaud Garreta et Alexandre Chenet, Editions Dargaud, 64 pages, 15,99 euros.

Quand on n’est pas attiré par la voile et sans doute impressionné par la mer, on entre à la rame dans Seul autour du monde. On se méfie aussi du sponsoring affiché de Vendée Globe et des Sables-d’Olonne… Et puis on en sort transformé, bouleversé, le cheveu en pétard, trempé jusqu’aux os et conquis par une Aventure. Une vraie.

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Pas si nuls, ces hockeyeurs

Les Hockeyeurs : Tome 1: La ligue des joueurs extraordinaires, Achdé. Editions Bamboo. 48 pages, 10,60 euros.

Passionné de hockey sur glace, Achdé signe la première BD sur ce sport en France. Un album déjà sorti au Canada sous le titre Les Canayens de Monroyal et diffusé en France sous le nom Les Hockeyeurs. Avec la collaboration de son fils, le dessinateur de Lucky Luke depuis maintenant dix ans raconte ainsi les aventures d’une toute nouvelle équipe qui intègre la National Underground League : la NUL. Ce qui donne une idée des capacités des joueurs…

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Une oeuvre magistrale en piste !

L’écureuil du Vel’d’hiv, Christian Lax, éditions Futuropolis, 80 pages, 16,25 euros.

Après L’aigle sans orteil (un one shot) puis Pain d’alouettes (deux tomes), avec respectivement en toile de fond le Tour de France des années 10 et le Paris-Roubaix des années 20, Christian Lacroix, 63 ans, alias Lax, remonte en selle et nous conduit au Vel’d’hiv pour le cyclisme sur piste. Où l’agilité, la vélocité et la promptitude de Sam Ancelin, dit l’écureuil, font merveilles. L’occasion de se familiariser avec les courses de « six jours » qui furent un véritable phénomène de société, véhiculant avant l’heure les deux cauchemars du sport de haut niveau d’aujourd’hui : les paris truqués et le dopage.

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Vincent Rossi, la trajectoire d’un futur grand pilote français

Trajectoires, tome 1 : Deux tours d’horloge. Roger Seiters, Johannes Roussel. Editions Glénat, collection Plein Gaz. 48 pages, 13,90 €

Aujourd’hui il y a Sébastien Loeb, voire en F1 Romain Grosjean. Et demain ? Sébastien Ogier ? Eric Vergne ? Jules Bianchi ? Rien n’est moins sûr. Et moins certain que le destin désormais tout tracé de Vincent Rossi, si l’on en croit le premier tome de Trajectoires, dont le point de départ est la dramatique édition 1955 des 24 heures du Mans. La pire tragédie de l’histoire du sport auto, quand la Jaguar de Mike Hawthorn est percutée en ce 11 juin par la Mercedes de Pierre Levegh, et termine une folle embardée dans le public. Bilan : plus de 80 morts (et plus de 100 blessés) ! Dont, ici, le gentil – forcément – papa de Vincent, François Rossi, garagiste sans histoire et père exemplaire, qui s’était fait une joie d’emmener son fils assister à la plus prestigieuse course automobile du monde avec les 500 miles d’Indianapolis et le GP de Monaco.

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Le jour où Fangio est devenu une expression

Nürburgring 57, Texte et dessins : Christophe Merlin. Editions Glénat, collection Plein Gaz. 48 pages, 15,50 €.

Il y a 55 ans tout juste. Le 4 août 1957, sur ce fantastique Nürburgring, circuit allemand à nul autre pareil, Juan-Manuel Fangio, déjà quatre fois champion du monde de Formule 1, devenait un mythe. C’est ce moment historique du sport automobile que retrace l’album sobrement mais clairement intitulé Nürburgring 57. Qui correspond à la dernière victoire, la 24e, de l’Argentin en F1. En l’occurrence une formidable démonstration de pilotage où il dépasse toutes les limites possibles pour devenir une cinquième fois champion du monde, à 46 ans (plus jamais un pilote n’a obtenu le titre en étant si âgé), son dernier titre qu’il ne défendra pas en 1958.

L’auteur, Christophe Merlin est ici un enchanteur. Son style très particulier nous intègre pleinement à ses planches. Dès lors, si de prime abord le dessin peut surprendre, sa forme surréaliste impose à l’esprit du lecteur, spécialiste de la question ou non, l’ambiance de l’époque, celle des gentlemen-driver du type de Mike Hawthorn, le rival n°1 cette année-là de Fangio.

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Teddy Riner, des tatami aux planches

Teddy Riner, Objectif Or, Teddy Riner, Fred Le Berre, Jack Domon. Editions Dargaud, 48 pages, 9,90 €.

Après le basketteur Tony Parker (Bask Up) et le tennisman Jo-Wilfried Tsonga (TurboTen), un autre grand champion français voit une bande dessinée imaginée sur son nom être publiée. Mais l’athlète en question se démarque de ses deux compères de délégation française aux Jeux olympiques de Londres en n’affrontant pas des adversaires venus d’un autre monde et franchement hideux. Le colosse Teddy Riner, puisque c’est du gentil géant du judo qu’il s’agit, n’avait de toute façon pas besoin de super-pouvoirs. Taillé à une hauteur de 2,03 m pour 130 kilos et capable de vous mettre uchi-mata et ippon, il ne craint personne.

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« Grand prix » en mérite un !

Grand prix, tome 3 : Adieu, Marvano, éditions Dargaud, 56 pages, 13,99 €.

Le triptyque Grand prix se termine par un « Adieu », selon le titre de ce troisième tome, à la fois angoissant et déchirant, tant Marvano nous plonge avec force et réalisme dans l’atmosphère étouffante de l’immédiat avant-guerre.

Dans la continuité de Renaissance et Rosemeyer, cet Adieu clôt en tout cas magnifiquement, au sens dramatique du terme, ce récit original de l’inexorable progression du régime nazi vu depuis le milieu du sport automobile. Secteur où Hitler voulait également dominer le monde. Dès lors, ses sombres desseins contaminent un milieu contraint lui aussi de se soumettre ou de fuir. Un choix auquel sont notamment confrontés les personnages principaux de la série, que l’on retrouve grand prix après grand prix (en particulier en France, à Pau et Angoulême) au volant des Auto-Union et autre Mercedes, fleurons allemands de la compétition, au milieu de pilotes de renoms. Tel Tazio Nuvolari (1892 – 1950), mythique champion italien d’avant-guerre, que la Formule 1 qui n’existait pas encore aurait starisé. Contemporain d’Enzo Ferrari, il fut joliment surnommé par Ferdinand Porsche « le plus grand coureur d’hier, d’aujourd’hui et de demain »

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